‹ Absorption par les plantes de quelques sels solublesChapitre 37 sur 59 · Mém. Acad. Roy. de Belgique, t. LVIIT · texte numérisé non relu

Mém. Acad. Roy. de Belgique, t. LVIIT

varie peu d’une région à une autre, Landis que la porlion considérée est de plus en plus éloignée du point d'arrivée du sel. L'expérience n° 4 présente cependant un nouveau palier correspondant au sommet de la plante.

Les irrégularités de l’expérience n° 8 sont assez grandes ; elles tiennent d’abord à ce que les poids de chlore déterminés étaient assez faibles, et que par suite les erreurs qui ont pu être commises ont pris une assez grande importance. Mais elles doivent surtout être dues à l'influence de l’évaporation ; il peut arriver en effet que là où les feuilles s’écartent de l’axe, l’augmentalion de transpiration soit telle qu’elle provoque un accroissement de concentration.

En résumé, nous ferons les déductions suivantes :

Le liquide cellulaire des racines est plus riche en sel que ne l'est le liquide extérieur ; les racines ont pour le chlorure de potassium un coefficient d’absorplion supérieur à l’unité.

Le liquide des tiges est plus concentré que celui des racines ; le coefficient d'absorption est plus grand pour les tiges que pour les racines.

À mesure que l’on s'éloigne de la base, la concentration diminue dans la tige, le sel se répand par diffusion (ou par les mouvements de cyclose du protoplasma, ce qui ne doit faire qu’ac-. croître la vilesse de transport).

Nous nous sommes demandé ce qui adviendrait si l'on supprimait l’arrivée du sel, c’est-à-dire si l’on remplaçait la solution saline où baignent les racines par de l’eau pure.

Nous savons que l’extraméabilité n'existe pas ; le sel absorbé ne passera pas de la racine dans le liquide extérieur. Cherchons quels changements vont se produire dans la plante.

L'expérience n’est pas très aisée à exécuter. Il faut en effet avoir deux séries de plantes aussi identiques que possible, ayant subi un traitement semblable; puis, lorsqu'on analyse une des séries, donner de l’eau pure aux plantes de l’autre pendant un certain temps. Or, pendant celte dernière période, ces plantes, bien qu'elles végètent dans l’eau pure, commencent à ressentir les effets du chlorure qu’elles ont absorbé à l’origine ; beaucoup de feuilles deviennent jaunes et meurent. Malgré ces irrégularités, je crois que les résultats obtenus présentent quelque intérêt.

Les cultures 3 bis, 4 bis el 5 bis, élaient aussi semblables que possible aux cultures 3, 4 et 5. Lorsque celles-ci furent analysées, on fournit de l’eau distillée aux cultures 3 bis, 4 bis et 5 bis. Puis après douze jours on détermina les proportions d’eau et de chlore dans ces plantes comme dans les précédentes.

Voici les résultats obtenus; pour faciliter la comparaison, nous reproduisons ceux qui sont relalifs aux expériences 3, 4 et 5.

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