NUMÉROS
l'e por-
5e portion.
tion (bas).
Racives. (sommet):
2eportion.|3e portion.|4° portion. P P P
(chlore p. 100 gr.)
gr. r. gr. . . gr. gr.
0 100 184 0 422 0 363 0 331 0 100 puis eau pure. 070 0 437 0 284 | 0311
0 050 250 0 386 0 168 0 169 0 050 puis eau pure. 052 0 307 0 244 0 174
0 025 049 0 106 0 098 0 075 0 025 puis eau pure. 015 0 072 0071 0 050
La teneur en chlore du liquide des racines de 3 bes, 4 bas et 5 bis, est beaucoup plus faible que la teneur correspondante de 3, 4 et 5. Sans affirmer qu’au moment où le sel a cessé d’être fourni la concentration était identique dans les cultures semblables, on peut cependant avancer que les différences n'étaient pas aussi considérables que nous le trouvons maintenant. Le sel a donc quitté Ja racine. Plusieurs causes peuvent être assignées à ce départ.
Lorsque les racines se sont trouvées plongées dans l’eau pure, leurs cellules ont dû tendre à diminuer leur pression osmotique, suivant l’observalion de M. van Rysselberghe ; pour des cellules isolées, cette diminution de pression est oblenue, pour la majeure partie, par la précipitation à l’état insoluble de corps primitivement dissous. Ici le départ du sel a produit le même résullal.
Il faut ajouter que les plantes ont légèrement accru jeurs dimensions pendant celte période où elles n'ont pas reçu de sel; la concentration générale doit donc diminuer.
Examinant maintenant la concentration des prernières porlions des tiges, au voisinage des racines, nous trouvons que celte quantité est peu différente de ce qu’elle était dans les expériences 3, & et 5. En comparant ces concentrations à celles des racines, nous trouvons les rapports 6.2, 5.9 et 4.2, supérieurs à ceux trouvés pour 3, 4 et 5, et qui étaient 2.3, 1.5, 2.2. La diminution de concentration du chlorure dans la racine n’est donc pas accompagnée d’une diminution correspondante dans les tiges. Le sel quitte la racine pour se répandre dans la partie aérienne.
Dans les autres portions des feuilles, les concentrations sont assez variables par suite de l’évaporation, et ne peuvent pas être discutées avantageusement ; là où l’évaporation croît brusquement, on observe naturellement un maximum.
Comment les choses se passent-elles dans la nature pour une plante végétant normalement en pleine terre ?
Le Le] =
Milligr. de matière minérale dans Tér d'eau de la portion analysée D ee)
1Es 2e 0e 4e 5e 6® 7 8° 9e 10 (bass) (sommet)
Distances qui séparent le collet des portions analysées, la tige étant partagée ên 10 parties d’égales longueurs.
Etant donné que les végétaux terrestres renferment peu de chlorures, et que j'avais un poids restreint de plantes à ma dispositon, j'ai dosé non la proportion de chlore, mais celle des matières minérales solubles existant dans des maïs venus en pleine terre. Les plantes, qui avaient 40 à 50 centimètres de hauteur, ont été partagées en dix portions d'égale longueur. Chaque portion a été broyée, pressée dans un linge, et le jus obtenu a été filtré. Dans ce liquide on déterminait la matière minérale soluble par incinération. On ne peut pas en effet se borner à incinérer la plante elle-mème, car des matières minérales existent à l’état insoluble dans les lissus, tels sont la silice, le carbonate de chaux, etc. Les
cendres obtenues par incinération du suc cellulaire n’ont pas la même composition que l’ensemble des matières minérales renfermées dans le liquide; mais on peut admettre, sans grosse erreur, qu'il y a proportionnalité entre les poids des cendres et le poids de la matière minérale primitive.
On a ainsi trouvé les nombres suivants :