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TABLEAU III. — Absorption du Nitrate de Potassium par des Maïs.
RAPPORT de l’absorption vraie à l’absorption correspon-
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seule fois, le 8° jour, on s’est servi d’une liqueur plus concentrée, contenant 60 milligr. d’azote pour 150 c.c. Dans deux cas, le 23°
et le 24° jours, comme le volume du liquide restant se trouvait fortement réduit par la transpiration des plantes, on a rajouté, en plus des 50 c.c. prélevés comme toujours pour l'analyse, 50 c.c. de liquide de même teneur en nitrate. A plusieurs reprises la cage vitrée a été enlevée et la culture était laissée à l'air libre pendant le temps séparant deux observations ; toutes ces indications se trouvent d’ailleurs en abrégé dans le tableau.
Pendant les vingt premiers jours, la solution s’appauvrit rapidement; en vingt-quatre heures, la concentration du liquide diminue souvent de plus de moitié; en deux jours, du 5° au 1° jour, le liquide est presque complètement privé de nitrate. L’appétence des plantes pour ce sel est telle que lorsque le 10° jour on enlève la cage vitrée pour exagérer la transpiration, il y a néanmoins abaissement de la concentration du liquide; elle tombe de 6 mg. 9 à 2 mg. 7, et le poids d'azote absorbé est presque double de celui qui correspoudrait à l’'évaporation, 45 mg. 4 au lieu de 8 mg. 8.
Pendant cette première période, l’absorption observée dépasse l'absorption correspondant à l’évaporation; le rapport de ces deux quantités est donc supérieur à l'unité. Maïs on remarquera queæe rapport va en diminuant, avec quelques irrégularités : très grand au début, par exemple il est égal à 12 le 5° jour et atteint son maximum 21.6 le 8° jour, il décroit ensuite et le 48° jour il diffère peu de 1; le titre de la solution change peu, et l’eau et le sel sont absorbés dans un rapport presque égal à celui qui représente Ja concentration du liquide.
Le 21° jour, il y a renversement dans la marche de l’absorption ‘ : la solution se concentre; 50 c. c. renferment 6 mg. 4 d'azote au lieu de 5 mg. 9 qu’ils contenaient la veille; les choses se passent de la même façon les jours suivants, et la concentration croît d’une façon de plus en plus marquée. L’absorption réelle est maintenant plus petite que l’absorption qui correspondrait à l’évaporation, et le rapport des deux quantités est devenu inférieur à l’unité. Nous retombons ainsi sur le phénomène décrit par De Saussure : l’eau est prise en plus grande raison que le sel.
+ À. Dans ce cas, l'évaporation par le liquide lui-même agit pour augmenter la
concentration; il est donc fort possible que, lorsqu'on observe pour la première fois que le liquide se concentre, la teneur du liquide serait restée la même si les plantes seules avaient produit l’évaporation d'eau.
Il arrive donc un moment où les plantes ne peuvent plus appauvrir la solulion offerte, où elles ont des exigences en eau proportionnellement plus considérables que les exigences en pirate. En effet, d’une part, la transpiration augmente à mesure que les plantes se développent; les poids d'eau évaporés sont extrèmement variables, mais on peut se convaincre qu’en général ils sont plus forts pendant la seconde période, où la solulion se concentre, que dans les premiers temps de l’expérience. D'autre part, il est aisé de voir que l'absorption de nitrate diminue à mesure que le temps s'écoule. Ainsi, au début, les plantes prennent en un jour : 21 mg. 7 d'azote, puis successivement 13 milligr., 10 mg. 4, pour ne considérer que les absorptions réellement observées en vingt-quaire heures et se rapportant à des liquides de même concentration contenant 10 milligr. pour 50 c.c.; ensuile, pour des intervalles de deux jours, l'absorption tombe à 18.2, 16.5, 8.9, 3.5 (en laissant de côté le nombre 15.5 du 27° jour, relativement élevé par suite de l’exagération de l'évaporation).
Le poids d'azote nitrique qui entre dans les plantes dans un temps donné, pour des concentrations égales et même évaporation, devient donc de plus en plus faible. Il est évident queslans ces condilions le rapport entre l'absorption vraie et l’absorption correspondant à l’évaporation doit diminuer.
Au total, les maïs ont-pris 283 mg. 9 d'azote nitrique ; ils n’en auraient absorbé que 151 mg. si l'absorption ne dépendait que de la transpiration.
Ayant ainsi donné quelques détails pour cette expérience IÏT, 1l ne sera pas nécessaire de nous étendre aussi longuement sur les cultures suivantes, qui ont pour but de constater l’absorption des nitrates par des plantes autres que les précédentes.
Colzas. — Le tableau IV donne les résultats relatifs à une culture de colzas dans une dissolution de nitrate de potassium.
On voit que la solution s’est appauvrie jusqu’à ne plus contenir le 8e jour que 1 mg. 2 d'azote pour 50 c.c. On a alors remplacé ce qui restait de liquide par 100 c.c. de solution au titre primitif. L’appauvrissement s’est encore manifesté pendant six jours; pendant ce temps, le poids d'azote absorbé surpassait comme précédemment celui qui correspond à l’évaporation. Mais à partir du 44° Jour, le liquide s'enrichit. Les 18° et 20° jours, on trouve même que le liquide a gagné 0 mg. 4 et 0 mg. 3 d'azote ; ces nombres sont faibles et de l’ordre des erreurs d'expérience; ils signifient que l’ab-
sorption a été nulle. Il peut donc arriver un moment où, malgré une transpiration qui n’est pas négligeable, 4 gr. et 8 gr., les plantes se refusent à prendre même de petites quantités de nitrate. Cependant, en provoquant une transpiration exagérée, l'absorption se manifeste à nouveau, mais le poids d'azote entré dans les plantes est inférieur à celui qui correspond à cette transpiration. Ce dernier chiffre est d’ailleurs dans cette expérience toujours un peu trop fort : dans les cultures de plantes issues de petites graines, l'évaporation par le liquide entre un peu plus en compte que pour les maïs; car les supports consistent en baguettes de verre laissant entre elles un interstice sensible; de plus les plantes protègent mal la surface du liquide.
TABLEAU IV. — Absorption du Nitrate de Potassium par des Colzas.
370 plantes. 100 c.c. de liquide contenant 20 milligr. d'azote.
AZOTE AZOTE PAUE qui aurait absorbé par les plantes EAU NITRIQUE été absorbé — — CHERS si l'évapora- dans en évaporée. EE ei Êé tion avait l'intervalle moyenne : seule des obser- s aus été en jeu. vations. FRA gr. milligr. milligr. milligr. milligr.
Au début. . 10.0 2e jour . 3 8.5 0.6 3.0 BC) 32 — 4 6.3 0.7 4.8 4.8 4e — 6 5.0 0.75 3.0 3.0 Te — 9 158 0.9 59 2,0 8e — LL 182 0.4 4.2 4.2 Liquide enlevé ; renus 100 c.c. solution renfermant 20 milligr. d'azote. 8e — 10.0 AL — 17 6.4 3.4 9.4 3.1 4149 — 10 5.0 1.3 3.0 1:% IG 9 D.3 0.9 0.5 0.25 18e — 4 6.0 0.4 — 0.4 —0.2 20e — 8 1430 0.9 — 0.3 — 0.15 La cage est enlevée, et la culture laissée à l'air libre. 21e — 28 10.5 41 20 2°5 Totaux et moy. 109 14.3 33.4 DE
Une autre expérience semblable a encore été faite sur les colzas et a donné les mêmes résultats et nous croyons inutile de la rapporter.
Sarrasins. — Une culture de sarrasins a fourni des résultats analogues consignés dans le tableau V.
Après quatre jours, la solution ne renfermait plus que des traces d'azote nitrique. À ce moment on à donné aux plantes une solution neuve; elle s'est encore appauvrie pendant deux jours, puis s'est concentrée. L'absorption devient nulle du 11° au 13° jour.
Comme on a pu le voir précédemment pour le maïs, le poids d’azole absorbé en 24 heures n’est pas maximum au début. Dans les expériences IV
el V, le maximum se place nettement du 2° au 3° jour, quoique la concentration du liquide soit moindre qu'au début. |
TABLEAU V. — Absorption du Nitrate de Potassium par des Sarrasins.
195 plantes. 100 cc. de liquide contenant 20 milligr. d'azote.
AZOTE AZOTE a absorbé par les plantes.
SaU NU été abSOTbé
Sont si l’évaporaévaporée. ne S si tion avait Re si à seule des obser- Ho liquide. été en jeu. vations. par jour.
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. Trèfles.— Une première observation, faite sur des pois (page 10), avait montré que les légumineuses, malgré la faculté qu’elles peuvent acquérir d’assimiler l'azote atmosphérique, absorbent cependant l'azote nitrique. Ce fait est confirmé par l'expérience suivante qui a porté sur du trèfle rose; les résultats se trouvent dans le tableau VI.:
Par suite de la petitesse des plantes, l'absorption est peu considérable, quoique très nette; après quinze jours,la concentration du liquide a diminué de moitié. À partir de ce moment, elle s’accroit; l'absorption diminue pour devenir nulle le 24e jour.
On à également essayé de cultiver des lupins et des bourraches dans les mêmes conditions; mais on n’a pas réussi à les faire vivre plus d’une dizaine de jours dans ‘une solution renfermant uniquement du nitrate de potasse. Malgré cela on a pu observer un affaiblissement de la teneur du liquide en azote nitrique qui est tombée de 10 à 2 milligr. pour 50 c.c.
L’absorption du nitrate de potassium a donc été constatée pour le maïs, le colza, le sarrazin, la bourrache, les pois, les lupins, le trèfle; nous verrons plus loin que d’autres plantes prennent aussi des quantités notables de ce sel.
Déjà nous pouvons voir que le poids d’azote total prélevé, lorsque l’absorption cesse, diffère avec la nature des plantes : les plantes issues de grosses graines en ont pris plus que celles provenant de petites graines.
TABLEAU VI. — Absorption du Nitrate de Potassium par du Trèfle rose.
360 plantes. 100 c.c. de liquide contenant 29 milligr. d’azote.
AZOTE AZOTE AZOTE EAU NITRIQUE qui aurait absorbé par les plantés conne Re — évaporée. ou # FEU Here l'intervalle RÉ ar liquide. été en jeu. SF Rs par jour, gr. milligr. milligr. milligr. milligr.
DÉDUR RER 10.0 2e jour 12 973 2.4 31 341 DRE jee os me à 10 9.1 129 2:4 2.4 56. — 6 Sel 11 10) de] 7 — 3 8.2 0.5 4,2 0.6 ge — ù 7.4 0.8 1.9 0.9 10e — 4 1.0 0.6 1.0 1.0 RARE ST REA PRES 8 5-9 AA 2.3 0.8 OR LEE er ar 10 5.2 4.2 1.8 DE9 On met en plus 50 e.c. de solution renfermant 5 milligr. 2 d'azote IE ee M ARE RE 7 4.9 (LE 1.2 0.6 DOME NE VAT HAL 16 b.4 45 0.9 0.3 DORE Re En lee e ÿ ù.6 0.5 0.3 0.15 POSER PERRET EE 4 6.7 0.8 — 0.1 — 0.05 POS) Poe Ur re ste 10 139 1.3 — 0.2 — 0.1
On enlève la cage; on met en plus 50 c.c. de solution renfermant 7 milligr. 9 d'azote.
TRI 0 Ain Et 29 9,1 4.6 2.4 2.1 Liquide enlevé ; remis 100 c. c. de solution renfermant 20 milligr. d'azote.
MO NM SEE ete 10.0