‹ AbyssinieChapitre 6 sur 19 · ADO LA · texte numérisé non relu

ADO LA

joncs. C'étaient le martinet à gorge blanche', le giièpieiir minule", élégant oiseau vert et jaune; des veuves d'un noir velouté à épaulettes jaunes^ ou à collier de pourpre^, des passereaux encore, mais ceux-là mi-partis noir de velours et couleur feu ^ ; des bandes de vanneaux, des pluviers et Fombrette solitaire*^, le béron aux longues pattes, ou la sarcelle qui s'enfuyait le cou tendu et l'aile sifflante.

En sortant de ces prairies humides, l'Assam tombe, par petites cascades, dans un lit profond et escarpé; puis, longeant la ville, il coule vers l'ouest et ne tarde pas à se joindre à l'Abouna pour aller, de concert, se jeter, après mille méandres, dans le Onéri, qui porte à son tour ses eaux au Taccazé.

Il y avait fort peu de gros gibier autour d'Adoua, et je n'y ai jamais vu aucune antilope ; en revanche, j*entendais chaque nuit le plaintif hululement des hyènes et le jappement des chacals, qui venaient jusque sur la place du marché faire l'office de vidangeurs. La tentation était trop forte pour que j'y pusse résister, et j'allai, par un beau clairde lune, me poster à l'affût. J'attendis de longues heures, blotti dans un buisson de jeunes figuiers;

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