PI. VII
Cliché Bulloz.
La jonction des Académies de Paris et de Rome, par Poerson. (Partie principale. 1
(Musée de Versailles.)
la confirmation de sa dite qualité d'académiste honoraire et la jouissance de celle de conseiller de l'Académie, à la charge d'observer les ordonnances, qu'il rapportera sa première lettre pour en recevoir une nouvelle conformément aux ordonnances du roi; ordonnant en outre que les lettres que le dit sieur Bosse a écrites à l'Académie seront examinées pour en recevoir la censure, si tant est qu'il se trouve la mériter, et que si, dans trois mois il ne satisfait à la présente délibération, elle demeurerait nulle.
« En cette même assemblée le dit sieur Bosse présenta une lettre imprimée laquelle à cause des autres affaires ne put être lue, et laquelle contient des invectives contre MM. Le Brun et Le Bicheur. »
La lecture des procès-verbaux ne nous apprend rien de plus ; il semble même qu'en examinant de près tel ou tel détail, il y ait désaccord sur la date entre les deux documents ' ; mais il importe peu. Ce qu'il convient de retenir, d'après le récit même de Testelin, c'est que Bosse s'étant obstiné dans la lutte trouva sans doute assez de partisans pour remporter le 7 août une sorte de victoire. Et ceci nous apparaîtra mieux encore si, substituant au Récit les documents originaux sur lesquels il s'appuie, nous en extrayons l'essentiel.
Le 18 juillet 1660, Bosse écrit à l'Académie la lettre dont il est question plus haut^; on ne saurait en contester le ton digne et la parfaite logique : ses adversaires ont voulu écarter sa plainte à l'Académie contre le plagiat de Le Bicheur en le déclarant exclu de l'Académie; mais, même s'il n'appartenait pas à TAcadémie, sa plainte subsisterait et mériterait examen! Quant à l'honneur de faire partie de cette Compagnie, il le réclame énergiquement et apporte des preuves qu'il y a droit. « C'est pourquoi, ajoute-t-il, je ne doute pas. Messieurs, que toutes personnes de la Compagnie libres de passion n'aient
1. C'est ainsi que les procès-verbaux indiquent le 3i juillet comme date du débat à l'Académie entre Bosse et Le Bicheur. Reste à savoir si une interversion des feuillets n'aurait pas fait attribuer au 3i juillet des faits remontant au 3; car il est à remarquer que le différend entre Errard et Bosse est consigné en dehors du procès-verbal proprement dit et vient à la suite d'une liste des officiers qui jette un peu de trouble dans la rédaction.