Ce billet, recopié par Bosse, fait partie du dossier
io6 ACADÉMICIENS D'AUTREFOIS.
semblée de samedi 6"" jour de novembre pour satisfaire à l'arrêté du 7°" jour d'août précédent et, suivant celui, être présent à Texamen de ses lettres missives, à deux heures. » L'artiste trouva le procédé incivil, lui aussi, et répondit à son ami Mauperché dont la signature se trouvait au bas de la sommation :
« Monsieur et ami, je crois le plus grand nombre de la Compagnie et vous aussi trop raisonnables pour avoir opiné de dresser le billet que m'envoyâtes hier, bien que vous l'ayez signé. Son beau style et son orthographe m'en font connaître l'auteur, votre indigne secrétaire.
« Je prétends donc. Monsieur, n'offenser aucun de la Compagnie en déclarant derechef que cette sommation est ridicule, et de dire hautement que je ne puis ni ne dois me trouver en une Compagnie où l'on défend de rendre justice et de tenir sa parole; et, de plus, où les faux donnés à entendre saut correction sont tolérés et même reçus'. Au reste, cher ami, j'ai cru être de mon devoir pour ôter tout sujet de plainte contre moi d'écrire encore à la Compagnie la lettre que je lui ai envoyée samedi passé que l'on m'a dit avoir été ouverte*; si c'est en présence de la Compagnie, à la bonne heure! Sinon, il ne m'importe pourvu que vous en ayez eu une fidèle lecture, ce que je mets en doute ayant remarqué que votre secrétaire semble avoir peine de lire mon écriture. Mais de quelle sorte qu'il explique mes paroles et mes écrits tant manuscrits qu'imprimés, ni aussi mes envieux adversaires, je ne les crains, sachant qu'ils n'y trouveront rien à reprendre d'essentiel comme je puis faire des leurs, ce qui n'empêche pas en attendant (s'il se peut) leur amendement, d'être surtout aux candides de la Compagnie, quoique timides, et à vous en particulier',
« Monsieur et ami, « Cher ami, Il vous plaira, si le désirez, faire lecture de la
1 . J'avoue ne pas saisir nettement cette allusion à un des incidents de la séance du 2 octobre.