‹ Académiciens d'autrefoisChapitre 75 sur 105 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

En 1668, sans qu'on puisse autrement préciser la date, Sébastien Bourdon, qui ne dédaignait pas de faire admirer à l'Académie son talent d'orateur, prononça pour l'ouverture de la conférence un discours sur le Saint Etienne de Carrache. Ce que fut ce discours, s'il fournit ou non matière à discussion et à précepte pédagogique, conformément aux instructions de Colbert', nous l'ignorons; le texte même en a disparu. Mais, le 6 mars i683, la Compagnie crut bon de relire, après la mort de l'auteur, cette pièce d'éloquence, et comme la Bibliothèque de l'École des Beaux-Arts conserve encore aujourd'hui le commencement de la rédaction et la plupart des notes que l'historiographe Guillet de Saint-Georges avait préparées pour transmettre à la postérité la mémoire de cette séance, nous possédons à la fois les considérations de Bourdon et les remarques peu charitables de ceux qui avaient été ses confrères ou même ses élèves.

On peut s'étonner que ce Georges Guillet, qui, pour relater les fastes académiques, se conféra l'appellation ingénieuse et pompeuse de Guillet de Saint-Georges, ait cru devoir consigner toutes les particularités de la séance, si curieuses qu'elles soient. Mais il faut se rappeler que Bourdon avait été un des plus féconds orateurs de l'Académie - et que

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