‹ Accès Pernicieux PalustreChapitre 6 sur 47 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

Avant de différencier les formes cliniques de l’accès pernicieux plus spécialement les deux plus fréquentes: la forme cérébrale et la forme algide, nous allons décrire la symptomatologie habituellement rencontrée. Nous allons indiquer dans. ce chapitre les premiers signes qui doivent faire prévoir l'accès pernicieux et imposer un examen hématologique immédiat ; il peut paraître un peu arbitraire de parler de période de début lorsqu'il s’agit d'accès pernicieux. Cependant, à côté des formes rapides et foudroyantes où en pleine phase d’invasion, l'accès pernicieux survient en 24 ou 48 heures (Obs. 3), l’interrogatoire du malade ou de l’entourage nous a souvent permis d’évoquer la constitution de cet accès. On peut dire que dans la majorité des cas : l’accès pernicieux apparaît lorsque le paludisme n'a pas été diagnostiqué ou a été insuffisamment traité.

a) MODE DE DÉBUT

Le début brutal amenant même la chute et le coma immédiat relativement fréquent dans les régions tropicales nous à paru plus rare en Afrique du Nord.

On découvre habituellement une période prodomique de durée variable au cours de laquelle l’établissement du diagnostic serait particulièrement précieux.

SR

C'est à cette période il est vrai que le Polymorphisme clinique est tel qu’il égare assez souvent le diagnostic. :Parfois au milieu de ce tableau clinique émergent déjà certains symptômes qui, bien mis en relief, feront présager l’accès pernicieux. ;

Certains signes de début, l'allure de la fièvre, la céphalée, les troubles digestifs, l'hypertrophie de la rate orientent déjà vers le paludisme qui sera confirmé par un examen hématologique rapide. Mais le tableau clinique est loin d’être toujours significatif et plusieurs points demandent à être précisés.

L'interrogatoire, mais parfois seulement les commentaires de l'entourage permettront d’avoir une idée, souvent vague il est vrai, de l’évolution de la maladie au cours des jours précédents.

La notion d’un paludisme antérieur même soupçonné sera déjà précieux.

La fièvre est ici très variable. Les accès de type tierce avec leurs rémissions caractéristiques ont une valeur toute spéciale ; mais il ne faut pas oublier que l’on peut être en présence d’accès quotidiens et parfois aussi d'une courbe thermique presque continue, n'ayant pas cependant le plateau régulier de la pneumonie ou de la typhoïde, si fréquemment rencontrée au cours du paludisme d’invasion.

Enÿjin, la fièvre n'est pas constante au cours de l’accès pernicieux : dans la forme algide en particulier. Son absence n’est pas rare à un moment donné de l’évolution. Plusieurs de nos malades étaient apyrétiques. La variabilité de la fièvre d’un jour à l’autre et même d'un moment à l’autre d’une même journée nécessite des prises fréquentes de température,

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