OBSERVATION VI
The British Medical Journal. May 27, 1892.
Il s’agit d’un pharmacien de Breslau (Silésie) qui pour se suicider avala huit grains d’aconitine allemande de Merck après avoir mangé. Une demi-heure plus tard, apparurent les prerniers symptômes : sensation de brülure à la bouche
et au pharynx, douleurs effroyables d'estomac, qui, en quelques secondes, devinrent si violentes que le malade se tordait, poussant des cris de douleur et essayant de se jeter la tête contre les murs. On le maïntint à grand peine et on lui donna à boire. Mais bientôt il fut incapable d'avaler, il était pris d’une toux spasmodique et avait de fréquentes nausées. Cependant, malgré les émétiques, il ne put vomir qu’une heure après l'ingestion du poison et alors il rejeta avec beaucoup de peine, un liquide vert fancé. Mais les vomissements n apportèrent aucune amélioration à la douleur stomacale, ni à la brûlure de la bouche qui rendait la déglutition et l'administration des antidotes très difficiles. L'emploi de la pompe ne fut pas plus efficace et les symptômes redoublèrent d'intensité malgré tous les remèdes. En trois heures les douleurs et les convulsions atteignirent une telle violence que la mort était attendue d'un moment à l’autre. La quatrième heure après les injections répétées de morphine, le patient parut aller mieux. Un peu avant, il accusa une violente irritation à la peau (fourmillement) qui se continua durant tout le cours de l’intoxication, et il se grattait le visage et la poitrine jusqu’au sang. Le regard était brillant et fixe. Les nausées persistaient, mais les vomissements avaient cessé après la deuxième heure. Toutes les quarante minutes, le patient semblait perdre connaissance, mais pendant quelques instants seulement. Trois heures après l'apparition des premiers symptômes survinrent des troubles de la parole, des vertiges et un pen plus tard, la perte de la vision, puis bientôt les troubles de la respiration. Par moment le patient reprenait connaissance. et lorsqu'on lui demandait où il souffrait, il montrait sa tête et son estomac. Il manifesta l'intention de boire, mais ne put avaler. Le pouls et la température étaient notablement abaissés. Avant de mourir le malade perdit complètement connaissance, son corps, baigné par la sueur, était d’une pâleur cadavérique.. La mort arriva douze heures après l'absorption du toxique.
Une imprudence du malade ou un manque d'attention du médecin ont été cause quelquefois d’accidents graves qui auraient pu se terminer par la mort.
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