‹ Aconits et Aconitines: ToxicologieChapitre 28 sur 35 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

Communication de M. Arnozan. Journal de médecine de Bordeaux. — 26 octobre 1890

Une jeune fille atteinte de coxalgie hystérique, avait en outre une céphalée très-vive pour laquelle, M. Arnozan conseilla des granules de Duquesnel-à la dose de deux par jour : une notable amélioration survint rapidement. Un soir qu’elle avait son remède sous la main, elle avala tout en jouant, quatre nouveaux granules, alors qu'elle en avait déjà pris un avant son diner. Celà faisait donc cinq granules dans la soirée.

Son mal à la tête disparut aussitôt. Restée seule, elle s’'endormit et fut réveillée vers onze heures par une sensation de froid intense dans tout le corps, des picotements dans les extrémités, les lèvres et la langue. Le pouls était petit et précipité.

La famille qui ignorait l’absorption des granules supplémentaires, fit quelques remèdes anodins ; la malade avoua l'accumulation des granules, et tomba bientôt dans le collapsus, au milieu de l’effroi général.

M. Arnozan, mandé en hâte, arriva auprès d’elle vers deux heures du matin: il y avait déjà un peu d'amélioration, cependant le pouls était encore rapide et la sensation de refroidissement très-intense.

Il prescrivit du café, quelques gouttes amères de Baumé ettout se dissipa en quelques heures. Cependant, même après la guérison des accidents, la malade garda pendant quelques jours, des picotements dans les jambes et surtout dans la jambe malade où ils persistèrent quinze jours.

Enfin l’Aconit a été employé dans un but criminel pour faire disparaitre une personne gênante,

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