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| f la docilité et la soumission. Puis, tirant son épée, et la | LS Wäressant en l’air :
| — Jurez, leur dit-il, de toujours demeurer les féaux serviteurs de François, premier du nom, roi de France par la grâce de Dieu, et de vous comporter fidèlement à son service, sous le commandement général de maître Jacques Cartier, son bien-aimé pilote, chargé de .ses pleins pouvoirs et autorité, dans l’entreprise pour laquelle vous vous êtes engagés.
— Le roi de France! le roi de France, mais, min Gieu, ce n’est pas mon roi, grommelait Jean Morbihan, debout à la barre du gouvernail.
Et se penchant à l’oreille de Cartier, placé devant lui :
— Dites, maître, faut-il que je jure aussi ?
— Eh! sans doute! répondit celui-ci, impatienté de la longueur de la cérémonie; car il craignait que le vent, | qui était alors excellent pour déhouquer du golfe, ne | tournât une seconde fois.
| — Bah! pensa l’entêté timonier, personne ne fait | attention à moi, je ne jure pas; non da!
| Le serment prêté, Charles de Mouy accola cordialement Jacques Cartier; lui souhaïta un heureux succès,
et quitta le navire, en même temps que le clergé de Saint- Malo (1 (1).
| (1) Je ne sais, vraiment, pourquoi, dans l’édition Tross (1865) du premier voyage de Cartier, on a reproduit ce sommaire absurde du premier chapitre, qui se trouve dans une édition fautive : « Comme messire Charles de Mouy, Chevalier, partit avec deux navires de Saint-Malo, et comme il arriva en la terre neuve, appe- .lée la Françoise, et entra au port de Bonne-Veüe. » Jamais Charles de Mouy, vice-amiral de France, ne s’embarqua
Le capitaine Jalobert étant retourné à son bord, avec ses gens, outre l'équipage ordinaire, il ne resta plus sur le brig de Cartier que dame Catherine et Constance, lesquelles voulurent accompagner Jacques jusqu’à la sortie de la rade, malgré l’avis de celui-ci qui craignait un grain,
La brise était fraîche et forte, les voiles furent déferlées, les ancres levées, et, vers trois heures de l’aprèsmidi, les deux brigs doublaient, à l'embouchure de la Rance, la pointe de la Cité, au bruit de l'artillerie et aux puissantes acclamations d’une multitude enthousiaste.
C'était le vingt avril de l’an de grâce mil cinq cent trente-quatre.
pour les « terres neuves. » Cela ne fait pas de doute. Il se contenta d'appuyer Cartier de son crédit et de passer en revue ses équipages. C’eet ce que déclarent avec raison MM. Cunat, Garneau (Histoire du Canada), L. Guérin, etc.
Le sommaire de la même relation publié par la Société littéraire et historique de Québec est conforme à la vérité.
Le voici :
« Comme le capitaine Jacques Cartier partit avec deux navires de Saint-Malo, et comme il arriva en la Terre-Neuve, et entra au port de Bonne-Vue, »
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