‹ Acte de visite du Vicariat d'Athabaska, année 1912Chapitre 3 sur 12 · EX: D · texte numérisé non relu

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S. G. Ms GrouarD.. Vicaire des Missions ;

S. G. Ms: Joussarp.. 1° Consulteur ordinaire ;

R. P. LAFERRIÈRE ... 2° Consulteur ordinaire; RPNJOSSE 1.7 .... 1% Consulteur extraordinaire ; RP AIA CESSE Du .. 2° Consulteur extraordinaire ; R. P. FALHER....... Économe Vicarial.

Comme les deux Consulteurs ordinaires habitent la même maison que le Révérendissime Vicaire des Missions, et que les Consulteurs extraordinaires demeurent relativement à peu de distance, les réunions ordinaires du Conseil se trouvent rendues faciles, et les extraordinaires, également.

Les deux assemblées se doivent de suivre, d'aussi près que possible, les prescriptions de nos Saintes Règles pour leur convocation. Beaucoup de ce qui s’est fait ou a été omis, jusqu'ici, était dû aux difficultés de communication entre le Vicaire des Missions et les membres de son Conseil, et aussi, entre l'Administration Générale et celle du Vicariat. Ces difficultés ont actuellement diminué et tendent à disparaître.

Le R. P. SouLzrer, dans son Acte de Visite du Vicariat de Saint-Albert, s'exprime ainsi en ce qui concerne le Révérendissime Vicaire des Missions : « Il ne suffit pas qu'il puisse faire une chose comme Évêque. Si la Congrégation a le droit d’être consultée, c’est lui qui la représente comme Vicaire des Missions, et, commme tel, il est tenu de prendre l’avis de son Conseil. »

Au Conseil, il convient qu'il y ait une entière liberté de discussion. Les minutes de chaque séance seront collationnées avec soin par le secrétaire, qui devra noter les décisions prises, les raisons qui les appuient et les objections qu'elles ont provoquées.

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3° Administration des Maisons et Résidences.

La Mission Saint-Bernard et celle de la Vativité fonctionneront comme des maisons régulières, quoique incomplètes (Saintes Règles, Art. 542). Ces deux maisons seront donc sous l’autorité d’un Supérieur local, assisté de son Conseil, selon les prescriptions de nos Saintes

Règles.

A la première se rattachent les résidences de Saint- ‘Antoine et de Saint-Bruno ; à la seconde, celle de Motre- Dame des Sept-Douleurs, au Fond du Lac.

Le Supérieur local, aussi bien que le Vicaire des Missions, doit régulièrement convoquer son Conseil, et lui soumettre toutes les matières que nos Constitutions ne lui permettent point de décider seul.

Quand la chose est possible, les Directeurs des Missions, qui ne sont pas rattachées à une maison régulière, ne manqueront pas de communiquer avec le Vicaire des Missions en ce qui regarde toute matière qu’un Supérieur local ne saurait décider sans l’assentiment de son Conseil. Ils auront spécialement soin de n’entreprendre aucune transaction, ni d'amener aucun changement qui outrepasse l’autorité des Supérieurs locaux et leurs économes, selon les articles 630 à 632 de nos Saintes Règles.

À l’occasion de la Visite, prescrite dans les articles 567 à 569, les Supérieurs locaux doivent présenter au Vicaire des Missions ou à son délégué, non seulement leurs livres de compte, mais aussi les cahiers des minutes et les copies des contrats et des correspondances, de façon à faire connaître toutes les importantes décisions et transactions qui ont eu lieu depuis la dernière Visite officielle.

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II. — Tenue des Livres et Affaires temporelles. 4° Comptabilité.

Dans les diverses Missions, les livres actuels de compte ont été présentés avec empressement au Visiteur; mais, en général, leur tenue manque de clarté et leur dispositif demeure incomplet.

Il est de notre devoir d'exiger la prompte inauguration d’une nouvelle tenue des livres, qui permette facilement au Visiteur et à chaque nouveau Directeur de prendre connaissance des transactions annuelles opérées dans chaque Mission.

Les livres de compte devraient signaler avec clarté le montant actuel du débit et du crédit de quiconque est employé dans une Mission ou qui a des relations d'intérêt ou d'affaires quelconques avec la Mission. Toutes les recettes et toutes les dépenses, en argent ou en nature, doivent être consignées dans ces livres.

Des avis et des imprimés, en vue d'arriver à un système uniforme et régulier de comptabilité seront adressés aux différentes Missions par l’'économe vicarial. On aura soin de s’y conformer sans retard. En cela, les communications provenant de l’'économe vicarial seront accueillies comme des ordres, non point en vertu de l'autorité personnelle de l’économe, mais parce qu’il agit avec l’approbation et au nom du Vicaire des Missions.

Conformément aux prescriptions des articles 593 et 627 de nos Règles et d’après des explications émanées de Chapitres généraux, il résulte que :

4° L’économe local doit tenir ses comptes avec le plus grand soin et les balancer, chaque mois, afin de les présenter au Conseil de la maison ;

2 L'’économe vicarial doit présenter ses comptes pour les séances du Conseil extraordinaire. Dans ce dessein, les comptes des diverses Missions lui seront envoyés tous

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les trois mois. De plus, il doit recevoir de chaque maison ou résidence un état financier annuel.

Qu'on ne dise point, pour éluder ces prescriptions, que nos Saintes Règles ne visent que les propriétés de l’Institut. Toute propriété ou somme d'argent confiée aux Oblats est administrée au nom de la Congrégation ; il est de notre devoir strict de rendre compte de leur manipulation à nos Supérieurs religieux.

2° Fournitures.

‘ ‘ Pour éviter la perte, le gaspillage et les malentendus, il ne suffit pas de tenir une comptabilité exacte, quant aux écritures, il faut encore enregistrer les effets reçus et les ordres de paiement donnés. Dès l’arrivée des fournitures, il est bon de ne point les emmagasiner avant d'avoir d’abord examiné le connaissement d’expédition, afin de constater qu'il ne s’est produit aucune erreur, ou, si l’on venait à en découvrir, pour être en mesure de la signaler aussitôt à l'expéditeur.

Les commandes doivent être écrites et le duplicata sera conservé pour être consulté avant la solde des factures. Pour chaque paiement que l’on exige un reçu, lequel sera gardé avec soin.

3° Trafic.

La question des fournitures m’amène naturellement à considérer une matière dont le R. P. ANTOINE, dans l’Acte de Visite de 1895, affirme qu’elle concerne la dignité du missionnaire et son saint ministère : il s’agit de l'échange et du trafic.

Dans les premiers temps, lorsque l'argent était presque inconnu en Athabaska, il fallait bien payer en marchandises aux Indiens et aux Métis, les services rendus et les vivres et autres articles fournis par eux aux Missions.

. Les conditions nécessitant cette sorte d'échange semblent, en quelques régions, se faire sentir encore. C’est la

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raison qui explique l'existence d’un petit magasin dns certaines Missions.

Tout en agréant les motifs qui légitiment ces magasins, je déclare que l’on ne devra donner des marchandises que comme salaire du travail et comme prix des provisions et autres articles utilisés dans les Missions. Echanger de l'argent ou des fourrures au troc, excepté en quelques rares Cas d'urgence, sera inévitablement une source de plainte et de scandale : ce procédé, ce trafic, est donc strictement défendu.

Indépendamment des marchandises des magasins, les fermes et les moulins et peut être aussi les bateaux à vapeur que les Missions possèdent, sont considérés, par bien des gens, comme des sources de revenu. On affirme que, jusqu'ici, personne ou presque personne n’a soulevé d'objections, coutre cette apparence de commerce. Au contraire, ces biens matériels, spécialement les moulins des Missions, ont, en plusieurs endroits, grandement servi aux blancs. Il ne faut pas perdre de vue toutefois que les conditions se modifient avec rapidité. Les raisons qui, ailleurs, militent contre des entreprises matérielles dirigées par des prêtres, s’adonnant au ministère, existent déjà en Athabaska, et grandiront dans la mesure où le pays s'ouvrira davantage à la civilisation. à

En résumé : magasins, moulins et bateaux à vapeur, sinon les fermes aussi, sont des entreprises temporelles que, tôt ou tard, vous aurez à abandonner. D'ici là, leur direction ou exploitation appelle la juste réflexion du R. P. ANTOINE : « Il faut y mettre de la prudence et des procédés de délicatesse ».

4 Surveillance et précautions.

Tant que ces entreprises actuelles vous seront indispensables, chacun de vous regardera comme un devoir de prévenir les pertes et le gaspillage. Les «engagés » ne

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méritent pas toujours la confiance qui leur est accordée, pour veiller à l’économie et au soin du matériel appartenant aux Missions. Lorsque, par exemple, les produits du sol sont volontiers gaspillés, ou les outils ou les machineries sont détériorés ou mis hors de service par la négligence, un Oblat qui, dans cette circonstance, omet d’avertir l’autorité compétente, sous prétexte qu'il n’a rien à y voir, manifeste un manque de jugement et d’esprit religieux.

Autre point que tout Oblat ne saurait oublier : c’est que la vigilance, la prévoyance ne doivent jamais se ralentir, quand il s’agit de prévenir le danger de l’incendie, c’est-à-dire les pertes de propriétés ou même de vie, dans ce pays de constructions en bois et de froid intense.

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