‹ Actes de la Commune de Paris pendant la Révolution (volume 2)Chapitre 9 sur 32 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

nationale soldée (grenadiers soldés attachés à chaque division, fusiliers soldés attachés à chaque bataillon ou compagnies du centre, chasseurs des barrières, canonniers, bataillon des ports, quais, îles et remparts, division de cavalerie), et il s'en occupe pour la supprimer en en versant tous les éléments dans la gendarmerie, soit à pied, soit à cheval, dans Finfanterie légère et dans l'infanterie de ligne.

L'ancienne garde de Paris, dont avaient été formés en octobre 1789 la division de cavalerie et le bataillon des ports, quais, îles et remparts, se trouvait bien comprise dans cette nouvelle organisation, comme elle l'avait demandé par des mémoires et papiers divers, en novembre 1790, en mars et en mai 1791, le dernier étant adressé par La ci-devant garde de Paris aux citoyens des 83 départements.

Mais les gardes de la Ville, spécialement affectés à un service d'honneur auprès de la Municipalité, restaient en dehors du décret du 5 août, ce dont ils se plaignirent dans une pétition présentée le 20 août à l'Assemblée nationale, demandant que leur avenir fût garanti.

Les assemblées municipales n^avaient point à intervenir dans la transformation de la garde soldée. Cependant le Corps municipal dut prendre, le 22 août, un arrêté d'exécution pour régler la comptabilité de toutes les compagnies qui allaient disparaître; puis, le 24 août, un arrêté appuyant du témoignage le plus favorable la réclamation des gardes de la Ville, en faveur de laquelle le Conseil général devait également se prononcer le 18 octobre; enfin, le 22 septembre, un arrêté appuyant une réclamation en supplément de solde présentée par un grand nombre de sous-officiers de l'ancienne garde de Paris (1).

Pour la garde nationale volontaire, le décret du 12 septembre apportait des changements moins profonds : les 60 bataillons formés par les anciens 60 districts étaient conservés, quoiqu'ils ne correspondissent plus à la circonscription des 48 sections; seulement, les divisions étaient appelées légions; dans chaque bataillon, il y avait, à la place de la compagnie soldée, une com-

(1) Séances des 22, 24 août et 22 septembre. (Voir ci-de^^sous, p lGl-165, 185iS6, U20426, 155-156, 181-182 et 412^)

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pagnie de grenadiers non soldés; enfin, le poste de commandant-général étant supprimé, les six chefs de légions devaient commander à tour de rôle Fensemble des six légions.

En même temps, un autre décret du 12 septembre créait à Paris, — conformément à une pétition présentée au Corps municipal le 6 décembre 1790, renouvelée en juillet 1791 au Directoire de département et au Comité militaire de l'Assemblée nationale à la fin d'août, et à un Projet de formation d'un corps de dragons volontaires, communiqué à l'Assemblée le 5 septembre, — quatre escadrons de 2 compagnies de gardes nationaux volontaires parisiens, formant un total de 560 hommes. Ces escadrons furent-ils réellement formés? Il n'y a nulle Irace de leur existence.

La Municipalité avait une initiative à prendre dans la mise en œuvre de la nouvelle organisation de la gao'de non soldée.

Une section étant venue, en efifet, le 30 septembre, demander que Torganisation de la garde nationale fût accélérée, le Corps municipal répondit qu'il s'en occuperait sans délai.

Et, de fait, par son arrêté du 3 octobre, il convoquait pour le 11 octobre, à fin d'élection des officiers, les citoyens inscrits dans chaque bataillon, réunis sous la présidence d'un membre du Conseil général. A cette occasion, la Municipalité fit publier un Avis sur la Division de la Ville de Paris en 60 arrondissements militaires et la Distribution de la garde nationale parisienne formante divisions {{),

II convient de signaler aussi les remerciements adressés par l'Assemblée nationale, à deux reprises, à toute la garde natio* nale parisienne, volontaire ou soldée, d'abord par un article final du décret du 5 août, puis par un décret spécial, rendu le 29 septembre, à la suite d'une motion.

En même temps que ce dernier décret, était adopté le décret portant Règlement du service de la force armée de Paris^ où Ton voit que le maire de Paris pouvait donner des ordres non seulement à la garde nationale, mais aussi à la gendarmerie et à l'armée proprement dite (2).

(i) Séances des 30 septembre et 3 octobre. (Voir ci-dessous, p. 551-552, 553 561, 540, 582-585 et 593596.) (2) Séance du 30 septembre. (Voir ci-dessous, p. 561563.)

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