Tome II
802 COKRECTI(3N8 ET ADDITIONS
P, 507. — A la fin de la noie 5. ajouter ce qui suit :
La dêlib<^ration du 10 décembre fut communiquûe k l'Ass^mbléti nationale le 14 décombre, soir. (Voir Archive» parlementaires^ t. KXI, p. 475.)
P. 540. -- A la fin de l'Éclaircissement I, ajouter ce qui suit :
Le 16 décembre, à TAssemblée nationale, lecture d'une adresse'de la garde nationale de Bordeaux, en date du 1i de ce mois, qui désavoue toule personne qui se dirait représenter la dite garde dans un prétendu Club des fédérés (3).
(3) Séance du 16 décembre 1790, soir. (Voir Archives parlementaires, t. XXI p. 519.)
P. 548. — A la Ad de la ligne 26, ajouter : (3), et mettre en note :
(5) Arrêté du 3 décembre. (Voir ci-dessus, p. 434.)
P. b61. — A la suite de V Addition déjà indiquée (i), ajouter ce qui suit:
D'ailleurs, la preuve que la Société dis gardes nationaux des départements de France fonctionnait encore en avril 179i résulte d'un arrêté du bataillon de Saini-Nicolas^des-ckamps (section des Lombards), du il avril (4J. Ce jour-lci, devant l'assemblée générale tenue en l'église du Sépulcre, sous la présidence du commandant de bataillon, un lieutenant des grenadiers volontaires, Pluvinet, présenta une motion sur l'organisation des gardes nationales, qu'il appuya par un discours qui se terminait ainsi :
Je demande à rassemblée que, si mes réfiexions lui paraissent justes^ elles soient communiquées à nos frères d'armes des 59 autres bataillons, à celui des Vétérans et au Club ici existant des gardes nationales de France, en les invitant à nommer des commissaires qui se réuniraient à Teffet de demander au Commandant-général et à la Municipalité que nous soyons autorisés à nous assembler le plus tôt possible pour, après avoir examiné les difTêreuts projets d'organisation des gardes nationales, rédiger nos réflexions et observations, pour tHre, par une députatlon à la tête de laquelle sera le Commandant-général, présentées à l'examen de l'Assemblée nationale, qui sera suppliée de les prendre en considération.
A la suite do cette motion, l'assemblée arrêta à l'unanimité que la motion serait envoyée aux o9 bataillons et au Club des gardes nationales de France^ avec prière d y adhérer, d'envoyer le résultat des délibérations au commandant du bataillon de Saint-Nicolas-des-champs et de concourir à mettre très promptement ce travail à exécution.
(4) Imp. 4 p. in-40 (Kib. nat., Lb iO/1634), reproduit par le Thermomètre de l'opinion publique (11" 5).
P. 572. — xNote 1, ligne 1. Au lieu de: 433-453^ lire: 4.j4'4ôS. P. 591. — Note 1. En tête de la note, mettre:
Pièce manusc. (Arch. nat., Div 50, n« U34), et.
P. 596. — A la dernière ligne de V Éclaircissement I, ajouter ce qui suit :
(Décrets des 8 et 23 janvier 1791.)
P. 599. — Après le dernier alinéa du procès-verbal supposé du Conseil général* ajouter ce qui suit :
(1) Additions et cjrtections (Tome 1, p. 672-673).
COHREGTIONS ET ADDITIONS 803
[D'une mention insérée au procès-verbal du Conseil général du 13 janvier 179i, il résulle que, dans la séance du 24 décembre 1700, il avait été pris une décision relative aux gardes nationaux blessés le 6 décembre eu protégeant les écoliers irlandais. Cette décision peut être résumée ainsi qu'il suit :J
^.-v-^ Le Conseil arrête que les gardes nationaux, blessés à Taffaire arrivée au Champ-de-Mars le 6 décembre (4), lui seront présentés dans une séance ultérieure (5).
(4) Affaire des écoliers irlandais. (Voir ci-dessus, p. 148-449 et I5ii-Î60.)
(5) Séance du 13 janvier 1791. (Voir cï-kIcssous.}
P. 610. — A la fin de la ligne 8, ajouter: (2), et mettre en note:
(2) Séance du 30 janvier 1791. (Voir ci-dessous.)
P. 613. — A la ÛQ de la ligne 3, ajouter : (2), et mettre en noie :
(2) L'exécution de cet arrêté fat suspendue par décision du Bureau municipal, en 29 janvier 1791. (Voir ci-dessous.)
P. 614. — A la note 4, ajouter ce qui suit :
La Pétition à M, le Maire, ete,, par VAssemblt^e encyclopédique, du 7 janvier 1791, rappelle une pétition précédente pour la distribution du bois parfalourdes et la diminution du prix du bois : la pétition du 28 décembre émane donc également de l'Assemblée encyclopédique. (Voir Tome II, p. 5A, note 1.)
P. 617. — Note 3, ligne i. Au lieu c/e:«éaace du 18, lire : séance du 16. P. 621. *- A la fia de la ligne 17| ajouter: (7), et mettre en note :
(7) Les procès-verbaux manuscrits du Comité d'agriculture et commerce enregistront, à la date des 13, 20, 22 et 31 décembre 1790, des démarches réitérées de La Faybttb contre rentrée en France des boutons d'uniforme provenant \|^ngleterrc.
— A la note 5, ajouter ce qui suit:
Les procès-verbaux manuscrits du Comité d'agriculture et commerce constatent que, le 10 janvier 1791, plusieurs mémoires dos fabricants de boutons de Paris, réclamant contre le décret du 23 décembre, ont été remis à M. Ublattrb.
P. 622. — A la suite du texte du décret du 15 janvier 1791, sur les boutons uniformes, ligne 5, ajouter ce qui suit :
Le 28 janvier 1791, à la Société des Amis de la consiUution^ il fut fait lecture d'un long rapport sur les boutons uniformes; l'orateur a cherché le moyen de concilier le dernier décret avec l'avantage des ouvriers fabricants de faïence; ce moyen, a-t-il dit, est de nœltre un impôt très fort sur les boutons qui viennent d'Angleterre (o),
(5) Séance du 28 janvier 1791. (Voir La Société Jez Jacobins, par M. Aulard, t. II, p. 40-41.) M. Aulard déclare, dans une note, n'avoir pu trouver le dernier décret en question, qui n'est autre que celui du 15 janvier 1791.
P. 630. — A la fin de V Éclaircissement 111, ajouter ce qui suit :
et que, le 12 avril suivant, le Comité invitait dr Lessart, ministre de l'intérieur, à le faire mettre en liberté incessamment (5),
Dans les procès-verbaux de FAssemblée législative, on trouve les indications suivantes :
Du 20 juin 1792, rapport par Tartanac, au nom du Comité des secours publics, sur la pétition de Pj&hrët, et projet de décret : impression et ajournement (6).
Du 30 juillet 1792, lecture d*une pétition de Perret, demandant que TAsseniblée statue sur le rapport précédent ; renvoi au Comité des secours (7).
Du 5 août 1792, admission à la barre de Perret; le rapport est mis à Tordre du jour du 7 août, soir (8). «. Du 11 août 1792, adoption du projet de décret; indemnité de
7,000 livres accordée à Perbet, sauf recours du trésor contre les anciens ministres (9).
(5) Voir L'auistance publique à Paris pendant la Révolution, par M. TuBTBY (t. I
(6) Séance du 20 juin 179?. (Voir Archives parlementaires, t. XLV, p. 407-410.)
(7) Séance du 30 juillet 17W. (Voir Archives parlementaires, l. XLVII, p. 271.)
(8) Séance du 5 août 1792. (Voir Archives parlementaires, l. XLVII, p. 506.)
(9) Séance du 11 aoiU 1792. {Voir Archives parlementaires, l. XLVIII, p. ^7.)
— • Remplacer la note 3 par la suivante :
(3) L'Ami de la Révolution ou Philippiques dédiées aux représentants de la nation^ aux gardes nationales et à tous les Français, journal hebdomadaire du 8 septembre 1790 au 8 avril 1791, puis bi-hebdomadaire jusqu'au 5 aoiU 1791, in-8* (Bib. nat.. Le 2/462).
P. 633. — Ligne 29. Au lieu de ; du 15 au 20 janvier, lire : le 19 janvier.
— Apres l'alinéa commençant par le mot: Finalement, etc., ajouter ce qui suit :
D'autre part, on lit dans VOrateur du peuple (t. V, n» xxxn, non daté) :
« ... Ce n'est plus du fond d'un sombre cachot que le sieur Rotondo élève la voix contre ses oppresseurs. II est libre et il les attaque aujourd'hui dans les tribunaux : il y poursuit le capitaine du Bodzet, comme auteur de sa première arrestation dans la cour des Feuillants. Les sieurs MoTTiÉ et Bailly ont dû être assignés hier comme témoins, au l*' tribunal (siégeant aux Requêtes du Palais). Les patriotes Verrière et Parrein, défenseurs du sieur Rotondo, poursuivront, avec toute l'énergie qui les caractérise, tous ceux qui ont osé attenter à la liberté d'un homme, d'un citoyen, d'un étranger. »
Quelques semaines plus tard, parut un imprimé portant ce titre : Aux citoyens patriotes de toutes les sections de Paris et des sociétés des Amis de la constitution française (1), daté du 4«' mai 1791, ainsi conçu :
Frères et amis, Jean-Baptiste Rotondo, professeur de langues auglaise, italienne et latine, calomnié par une cabale aux ordres d'un chef dont il a innocemment blessé Torgueil devant l'hôtel de Castries, le 12 octobre (2), arrêté illégalement le 19 novembre, dans la cour des Feuillants, par Tordre privé de du BouzBT, capitaine du ccnlre, conduit par ses fusiliers à la Mairie, retenu pendant quatre heures et demie et renvoyé par grâce ; assassiné k dessein prémédité huit jours après, vers dix heures du soir, dans la rue Croix-des- Petits-Chaiiips, par les mouchards Louvain^ Millbt, Senard et Raimbaud, cavaliers, Dubois, Rouillart, Gborgbs et Bardin, en sortant de chez EiTiENNB avec Geoffroy; arrêté de nouveau pour de prétendus propos in-
(1) Irap. 7 p. in-8o(Bib. Ville de Paris, dossier 31,408, n« 18).
(2) En réalité, le 13 novembre. (Voir Tome l, p. 63i.)
jurieux et incendiairesi sur des délations d^autres mouchards ; conduit au Ch&telet; décrété par ces infâmes juges; enfin, absous, le 19 janvier, au Tribunal des dix, au milieu des acclamations d'un peuple immense;
Secondé par M. de Ybrri^rks, défenseur officieux, aussi zélé qu'intelligent) il a, le premier, réclanlé dans les tribunaux contre la liberté violée...
Le 11 février, Rotohoo s'est présenté au II* tribunal, aux Petits-Pères, et y a rendu plainte contre Ëstibnnb, Geoffroy, Louyain, Millrt et autres mouchards, auteurs et complices de son assassinat; le 7 mars, Loovain et MiLLST, prévenus de Tavoir frappé, ont été décrétés de prise de corps ; EsTiBMNB et Gboffroy, prévenus d'avoir favorisé ces mauvais traitements, ont été décrétés pour être ouïs; Louyain a été arrêté le lendemain et mis au Ch&telet. ëstibnnb est comparu; Gboffroy, non comparant, a été décrété d'ajournement personnel, enfin de prise de corps; Millbt n*a pu encore être arrêté. Louvain a demandé sa liberté provisoire; la requête a été jointe au fond: il vient de se rendre appelant de cette ordonnance; Tappel est au tribunal des Minimes (du 1V« arrondissement); le procès va se poursuivre à toute outrance.
Cependant, dès le 30 mars, Rotondo avait aussi rendu plainte au W tribunal, au Palais, contre le capitaine du Bouzbt, auteur de son arrestation; et, comme le Maire et le général étaient au moins complices de cet attentat, son conseil ne balança point à les faire assigner comme témoins : le général est comparu le lundi 4 mars (1), et le Maire, à cause d'une indisposition, quinze jours après. Le résultat des dépositions a provoqué de la justice du tribunal un décret contre le capitaine du Bouzet.
RoTONDO a aussi réclamé la sévérité du VI« tribunal (à Tabbaye Saint- Germain) contre l'imprimeur Champiqny, coupable de calomnie insérée dans le numéro 19 du journal l*Ami delà Révolution ou les Philippiques (2) ; cet article, publié du 15 au 22 janvier, a annoncé que Rotomdo venait d'être élargi par le Tribunal des dix, avec un plus amplement informé de six mois, indiquant que les juges ont eu la conviction du crime, sans réunir assez de preuves pour prononcer, tandis que le tribunal Ta déchargé de toute accusation, que Técrou a été rayé et biffé des registres des prisons et que son arrestation a été déclarée nulle, injurieuse et vexatoire.
Rotondo avait loué la salle du Cirque au Palais-royal (3), pour y rouvrir cette année un cours des laingues dont il est professeur; il l'avait annoncé par une affiche. La publicité de cette calomnie a éloigné les écoliers. La nécessité de satisfaire au loyer très cher, les besoins ordinaires de la vie, les sacrifices qu'entraîne la poursuite en justice, tous ces genres de dépenses, en épuisant peu à. peu ses ressources, l'ont réduit k chercher dans la générosité des patriotes français des secours que la vertu a le droit d'attendre de la vertu chez une grande nation. Il ne peut aller en Angleterre, où il a une chaire publique, ni ailleurs, qu'il n'ait obtenu réparation et satisfaction des attentats commis à sou égard.
Il va prendre à partie le tribunal du Chdtelet : il va traîner aux pieds des juges du peuple ce reste infâme des suppôts du despotisme; 11 les livrera au glaive de la loi.
Nota, — Les ennemis de Rotondo le désignent comme un des agents de
(1) Il y a ici certainement une erreur de date. La plainte ne peut pas être du 30 mars, si les témoins ont comparu le 4 mars, ou réciproquement. D'ailleurs, le 4 mars était un veudredi. H s'agit du lundi 4 avril.
(2) Addition à la page 630, note 3. (Voir ci-dessus, p. 804.)
(3) Voir 1" série. Tome VII, p. 596-597.
M. d'Orlrans. CaloraDJe : il n*a jamais ronnu ce citoyen, ne lui a jamais parlé, n'a eu avec lui aucune liaison, tlircclo ou indirecte.
Signé : Rotondo, professeur, meoibre de plusieurs clubs patriotiques, rue Dauphine, chez M. L'Heureux, au bureau de la Loterie, n« 56; VBRRiÈaBS, premier défenseur officieux de la liberté civile, rue de l'Égalité.
On a vu, dans ce mémoire, que Loi:vain avait fait appel, devant le tribunal des Minimes, d'une ordonnance qui ajournait sa demande de liberté provisoire. L* Ami de la loi, par M. de Verriîcres, défenseur officieux, annonce, en effet, dans «son n* 2 (du 5 au 8 mai 179i), que l'alTaire Rotondo contre Louvain est pendante au tribunal du IY« arrondissement, siégeant aux Minimes.
Pour en finir avec Rotundo, notons immédiatement deux renseignements qui se rapportent à des époques ultérieures.
Le Moniteur (n® du 19 juillet 1791) annonce que le Comité des recherches, à la suite de la journée du Champ-de-Mars (17 juillet), a fait arrêter dans la nuit neuf étrangers, dont Rotondo. Il fut, d'ailleurs, mis en liberté, dès le 2 août, par ordre du Département de la police, conformément à l'aulorisalion des Comités des rapports et des recherches, du 28 juillet (!}.
Le Moniteur (n** du 24 avril 1793) annonce, d'après une lettre de Genève, qu'un fameux agitateur de Paris, nommé Rotondo, qui, à l'aide de 200 ou 300 brigands, devait exécuter un pillage et massacrer les membres de tous les Comités, vient d'être arrêté. On a trouvé chez lui une forte somme d'assignats et 20,000 livres en espèces. 11 a, dit-on, promis aux guichetiers de faire leur fortune s*ils favorisaient sa fuite.
P. G47. — A la note 2, ajouter ce qui suit :
La délibérai ion dft la section des Tuileries est du 88 décombrt», dale donnée par la dt'Jihéralion 'An 87 janvier. (Voir Tome II, p. ^65, note 6.)
P, 649. — Dans le premier afinéa du texte suppose* du procès-verbal du 29 décembre 1790, au lieu de : Le Breton, lire : Le Breton de Corbelin; et, au lieu de : Poissonnier, lire : Poissonnier de Longerais.
— A la fin du nn'^me alinéa, ajouter : (6), et mettre en note :
(6) Ces noms sonl contirmôs par VAlmnnarh royal des trif}unaux pour 1792.