ENTRE LES AGENS DIPLOMATIQUES
r^ouR prévenir les embarras qui se sont souvent présentés, et qui pourraient naître encore des prétentions de préséance entre les difTérens agens diplomatiques , les Plénipotentiaires des Puissances signataires du traité de Paris sont convenus des articles qui suivent , et ils croient devoir inviter ceux des autres têtes couronnées a adopter le même règlement.
Article premier.
Les employés diplomatiques sont partagés en trois classes :
Celle des ambassadeurs , légats ou nonces ;
Celle des envoyés^ ministres ou autres accrédités auprès des Souverains ;
Celle des chargés d affaires , accrédités auprès des ministres chargés des affaires étrangères.
Art. 2.
Les ambassadeui-s , légats ou nonces , ont seuls le caractère représentatif.
Les employés diplomatiques en mission extraordinaire n'ont ; à ce titre , aucune supériorité de rang.
Art. a.
Les employés diplomatiques prendront rang entre eux dans chaque classe , d'après la date de la notification officielle de leur arrivée.
Le présent règlement napportera aucune innovation relativement aux représentans du Pape.
Art. 5.
Il sera déterminé , dans chaque État , un mode uniforme pour la réception des employés diplomatiques de chaque classe.
Art. 6.
Les liens de parenté ou d'alliance de ÊimiHe entre les Cours ne donnent aucun rang à leurs employés diplomatiques. Il en est de même des alliances politiques. '
Art.
Dans les actes ou traités entre plusieurs Puissances qui admettent laltemat , le sort décidera entre les ministres , de l'ordre qui devra être suivi dans les signatures.
Le présent règlement est inséré au protocole des plénipotentiaires des huit Puissances signataires du traité de Paris, dans leur séance du 1 9 mars 1815.
(Suivent h/ Signatures dans Y ordre clphahétique des Cours. )
Autriche.
Le Prince de Metternich.
Le Baron de Wessenberg,
Espagne.
P. GoMEz Labrador.
France.
Le Prince de Talleyrand.
Le Duc DE Dalberg.
La Tour-du-Pin.
Le Comte Alexis de Noailles.
Grande-Bretagne.
Clancarty.
Cathcart.
Stewart, Lieutenant général,
PortugaL
Le Comte de Palmella« Saldanha.