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Encore un mot. M. Kemna (p. 15) dit, en terminant son rapport : e IL « sera facile au professeur d’intercaler dans son cours de botanique quel- « ques indications pratiques et simples sur l’horticulture, sur la taille des « arbres fruitiers, sur les diverses facons de les greffer, sur les petits « travaux de jardinage, etc. » Je me borne à faire remarquer que Messieurs Hachette l’ont compris également. Vous avez sous les yeux 48 images sur les {ravaux agricoles et industriels(1).
M. le Président — L'assemblée remercie l’orateur de sa très-intéressante communication.
M. Rodigas. — Je désire qu’on donne lecture des questions du . programme, alors on décidera de quoi on va parler
M. Ch. De Bosschere. — J'ai déjà commencé. Voici la suite des questions.
VI. Faire ressortir la meilleure méthode d'enseignement théorique et pratique de la botanique dans les écoles d’horticulture et d’agriculture. Développer ce qui doit faire partie de cet enseignement.
VIII. Comment faut-il enseigner les notions de physiologie végétale dans les conférences populaires sur l’horticulture ?
IX. Quelles sont les mesures à prendre pour vulgariser l’enseignement de l’horticulture, spécialement dans les centres ruraux ? Quels sont les moyens à employer pour propager la culture des plantes dans les classes ouvrières ? |
XIII. Avantages de l'unification de l'échelle thermométrique. —
(1) Après le congrès, j'ai fait adresser à M. Ed. Morren, Président du Congres et professeur à l'Université de Liège, une collection de ces images ; voici la partie de sa lettre ayant rapport à la question traitée par moi :
« Les images botaniques de MM. Hachette sont bien faites pour éveiller l’atten- « tion et exciter l'intérêt: elles charment et instruisent non seulement les « enfants mais aussi les parents. J'espère qu'elles seront appréciées comme elles « méritent de l’être et que la publication continuera en se complétant.
« Le nom français et commun des plantes figurées est ici bien suffisant,au moins quand il est déterminatif, comme Guimauve, Violelte, Pâquerette, Riz, Ricin, « Caféier, mais il n’en est pas toujours ainsi Saule, Ortie, Ciguë, Prèle, Scabieuse, u Fougère... on demande quel Saule, quelle Prèle, quelle Fougère, quelle Ortie.
« Je trouve les légendes de la série zoologique mieux faites, plus explicites. Il « conviendrait de donner toujours le nom générique et spécifique comme: Gesse, « odorante, Orchis tacheté, Erable sycomore, etc., non seulement parce que les « choses sont ainsi dans la nature et dans le langage, mais aussi pour développer « l'esprit d'observation et d'analyse.
« Excusez-moi d’énoncer cette petite observation. J’exposerai les images de MM. Hachette dans mon Institut botanique et je les recommanderai dans nos « publications. Je les répandrai volontiers.
Ep. MORREN, Directeur de l'Institut Botanique de Liège. »
Lettre du 18 août 1885 à Emile Lefèvre à Anvers.
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. Moyens à mettre en œuvre pour arriver à l'adoption générale de l'échelle centésimale. |
X VIT. Quels sont les remèdes employés jusqu'ici contre les ravages des pucerons et quels résultats ont-ils donnés ?
XX. Convention internationale phylloxérique de Berne. Proposition d'en unifier et d'en généraliser l'application dans tous les pays.
M. le Président. — Vous voyez combien nous sommes pressés par le temps. Toutes les questions dont on vient de vous donner lecture doivent être discutée dans la séance de ce matin et dans celle de l'après-midi. Il faut donc faire votre choix.
M. Rodigas. — Un mot à propos de la question XIII : Avantages de l'Unificalion de l'échelle thermomé!ique (1).
Je me bornerai à relire les conclusions de mon rapport. Nous avons l'honneur de proposer au Congrès de vouloir émettre les vœux suivants :
1° de voir s'établir promptement une échelle thermométrique unique ;
2° de voir adopter de préférence l'échelle centésimale, *
3° de voir, en attendant que la réforme soit adoptée, les publicistes horticoles indiquer dans leurs écrits, la réduction en degrés centigrades des chiffres de température donnés d’après l'usage de leur pays respectif. - Aïnsi les Anglais qui se servent de l'échelle Fahrenheit indiqueraient
en même temps les degrés centigrades.
Chacun dans son pays préfère se servir de son système, comme c'était le cas pour le pied antique. Mais pour arriver à une solution comme on l'a fait au sujet de l’unité métrique qui commence à étre admise partout, pourquoi n'émettrait-on pas le vœu qui est indiqué dans les conclusions de mon rapport ?
M. le Président. — Le vœu est exprimé d’une facon très-claire. Voulez-vous passer immédiatement au vote ? (Adhésion).
Ce vœu est adopté à l’unanimité.
M. Planchon. — Je demande qu'on revienne sur la question V du programme : dans quelle mesure conviendrail-il de développer l'enseignement de la bolanique, de l'agricullure et de l’horticulture dans les établissements d'instruclion moyenne.
M. le Président. — La discussion est continuée sur cette question.
M. Planchon. — Nous venons d'entendre pour la millième fois les reproches adressés aux savants, aux botanistes Sur leur nomenclature. Lorsqu'on à voulu dans la science se servir uniquement des noms vulgaires on .a compliqué la langue au lieu de la simplifier et il en est résulté les erreurs les plus graves.
(1) Voir aux « Rapports préliminaires » le mémoire de M. E. RoniGas, p. 345-347.
Un botaniste éminent, Lindley, dans son Vegelable Kingdom, a eu l’idée de mettre les noms vulgaires à la mode. Quand il n’en trouvait pas il en fabriquait avec des terminaisons de son choix. Il se fait aujourd’hui que l'ouvrage si remarquable de cet éminent botaniste renferme des noms qui sont devenus des énigmes même pour les anglais. Souvent le même nom vulgaire s'applique à des choses tellement différentes que cela donne lieu aux plus grandes méprises.
Nous reconnaissons sans doute qu’il faut se mettre à la portée des gens da monde et des enfants; nous ne sommes pas des pédants, des savants en us qui veulent parler latin même à l’école primaire. Et si dans la nomenclature nous mettons généralement le nom latin à côté du nom écrit dans notre langue, c'est pour être plus clairs et être compris partout.
M. E. Lefèvre. — Ce que j'ai dit, c'est en me plaçant au point de vue élémentaire, et si ces Messieurs, au lieu de professer dans une chaire, professaient dans une école primaire, ils comprendraient mieux les dificultés qui résultent de certaines expressions cherchées qui reviennent continuellement. Ouvrez un livre de science, vous verrez que le savant, au lieu de chercher à vulgariser ce qu'il dit, parle toujours pour ceux qui savent.
Je ne lui en fais pas un reproche, mais je serais très-heureux que l’on s'efforcat de simplifier les noms le plus possible et que toujours, à propos d’une définition ou d’une observation quelconque, on n’entassät pas des mots qui ne sont compréhensibles qu'au moyen d'études très longues et très spéciales.
Je demande que, dans tous les ouvrages qui ont pour but l’enseignement élémentaire et même l’enseignement supérieur à un certain degré, les savants aient pitié de ceux qui ne sont pas savants. Je me féliciterais pour ma part de voir ce progrès partir du Congrès d'Anvers. (4 pplaudissements.)
M. Ch. De Bosschere. — Lorsque la Commission organisatrice a introduit la 5° question au programme, elle a simplement voulu continuer l'œuvre du Congrès botanique de 1880. Alors la question que M. Lefèvre vient de traiter a été discutée en séance spéciale. Des conclusions ont été présentées au Congrès botanique par notre honorable secrétaire M. Marchal, conservateur au jardin botanique de Bruxelles. Ses conclusions sont à peu près conformes aux idées qui viennent d'être émises par M. Lefèvre. Je dis à peu près parce qu'il y a certaines choses que je ne puis approuver dans les discussions soulevées par cet honorable membre.
Il est inutile de reprendre une question qu'on à traitée à fond en 1880. Les conclusions adoptées par le Congrès de cette époque ont été mises à exécution par notre gouvernement. Nous avons donc obtenu pleine et entière satisfaction à cet égard.
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Peut-être existe-t-il des ouvrages sur lesquels, au point de vue où l’on s’est placé, il y a quelque chose à redire, mais nous vous prions de vous occuper de l’enseignement moyen, de l’enseignement secondaire, le seul dont il soit question pour le moment.
Je regrette vivement que M. Lefèvre ait saisi une occasion inopportune pour présenter sa thèse. S'il avait bien voulu prévenir d'abord l'assemblée, on lui aurait assigné une heure à laquelle il lui aurait été loisible de développer ses idées.
M. Lefèbre. — Pour ma part je n'ai point de regrets et je suis sûr que les idées que j’ai émises feront leur chemin dars le Congrès.
M. le Président. — La discussion est close; nous passons à la question VI.
Faire ressortir la meilleure méthode d'enseignement théorique et pratique de la botanique dans les écoles d'horticullure el d'agricullure. Développer ce qui doit faire parlie de cet enseignement.
M. Niepraschk. — J'avais l'intention de répondre à la VIe question, mais ayant lu l'excellent travail de M. Vernieuwe, j'ai abandonné cette idée, car tout dans ce travail est dit si clairement et si nettement que je ne saurais plus rien y ajouter. D'ailleurs, je suis convaincu que tous ceux qui, comme moi, s'occupent de l'instruction des élèves en horticulture, seront complètement d'accord avec l'honorable rapporteur.
Cependant, il y a un point sur lequel je voudrais attirer l'attention des membres du Congrès, c’est l’enseignement de la botanique dans les écoles supérieures, dans les lycées. (1)
Messieurs, j'ai pu constater que la plupart des élèves qui sortent des classes supérieures des lycées pour entrer dans une école d'horticulture supérieure, avaient oublié en grande partie ce qu’ils avaient appris de la botanique. Je me suis demandé quelle pouvait être la cause de cette situation; j'ai trouvé qu’elle réside dans le fait que dans les lycées et autres écoles supérieures, la botanique n’est enseignée que dans les classes inférieures et qu'on ne s’en inquiète plus dans les classes supérieures. C’est ficheux pour les élèves qui commencent des études d’horticulture et il serait désirable et même nécessaire qu’on modifiàt sous ce rapport, le plan d’études et qu’on trouvaät le moyen d'enseigner aussi la botanique dans les classes moyennes et supérieures.
M. le Président. — Si personne ne désire plus prendre la parole sur la même question, nous passerons à la suivante :
(1) Voix aux « Rapports préliminaires les mémoires de MM. J. J. Kickx, pp. 55-39, T, VERN:EUWE, pp. 121-127. et Cars HANSEN, pp. 134-135.