‹ Actes du Congrès international de botanique et d'horticulture d'AnversChapitre 17 sur 53 · AGDE · texte numérisé non relu

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Comment faut-il enseigner les notions de physiologie végélale dans les conférences populaires sur l'horticullure ()?

Personne ne demande la parole ? — Nous passons à la question :

IX. — Quelles sont les mesures à prendre pour vulgariser l'enseignement de l'horticullure, spécialement dans les centres ruraux ? Quelsvsont les moyens à employer pour propager la cullure des plantes dans les classes ouvrières (À) ? |

M. Benary a la parole.

M. Benary. — Si parmi les vœux qui seront formulés dans ces réunions, il en est un qu'il serait utile de voir réaliser, c'est certes celui qui se trouve dans le mémoire que M. Witte a présenté sur la IX": question qui nous occupe en ce moment et qu’il propose comme une des mesures à prendre pour vulgariser l'enseignement de l’horticulture : c'est la création de jardins scolaires.

Messieurs, j'ai demandé uniquement la parole pour vous prier d’envisager cette excellente idée aussi à un autre point de vue plus important encore, celui de l'hygiène ou de l’état sanitaire des élèves.

Je crois, Messieurs, que la création de jardins scolaires constituerait un moyen puissant pour venir en aide à ceux qui, dans tous les pays d'Europe, font des efforts des plus louables pour arriver à la construction d'écoles bien exposées, bien aménagées, bien aérées, avec de grandes salles de classe où les élèves, souvent au nombre de 40 à 50, séjournent pendant 3 ou 4 heures sans interruption. Vous n’ignorez pas que ni les gouvernements ni les communes ne craignent de faire de grands saerifices pécuniaires pour faire de mieux en mieux sous ce rapport. Nous n'avons qu'à comparer l’état actuel des classes avec celui de jadis, pour qu'immédiatement nous nous sentions disposés à nous féliciter des progrès réalisés dans cette voie.

Ceux d’entre vous, Messieurs, qui comme moi, parcourent souvent la campagne, auront remarqué sans doute que ces écoles sont, pour la plupart très-mal placées et se trouvent exposées au soleil, à tel point qu’on se demande où les élèves pourraient bien prendre leur récréation. On croit sans doute bien faire en plaçant ces écoles au centre de la commune afin que les professeurs et les élèves n'aient pas une trop longue course à faire pour y arriver. Mais dans les villages et les petites villes il n’y a pas de grandes distances à parcourir pour arriver à une des extrémités de la partie bâtie; on devrait donc plutôt construire les

(1) Voir aux « Rapports préliminaires » le mémoire de M, E. LAURENT, p. 119-

(2) Voir aux &« Rapports préliminaires » les mémoires de MM. H. J. VAN HULLE:; p. 113-118, H. Wirre, p. 128-131, Van RisseGnem, p. 343-344, et H. MILLET, p. 367-369.

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écoles à l’un ou l’autre bout du village, dans un endroit ou règne le calme. Les terrains n’y étant pas très chers, il serait facile, nous semble-t-il, d'y créer les jardins scolaires dont parle M. Witte.

Ces jardins scolaires seraient appelés à rendre des services sérieux, surtout si vous y plantiez des arbres, de grands arbres qui donneront de l'ombre, si vous y eréez un petit bocage silonné de sentiers où les élèves se proméncraient pendant les heures de récréation et respireraient de l'air pur, de l'ozone si vous voulez, qu'ils ne trouvent plus dans les classes à la fin de la première lecon de la journée, On peut aller plus loin et dire que, pendant la belle saison, certaines lecons pourraient se donner dans ces jardins sous l’ombrage des arbres, des leçons où les élèves peuvent se passer de la plume et de l’encrier. On pourrait aussi se dis-

- penser de renvoyer les enfants pendant les fortes chaleurs comme cela se fait souvent. .

Si les petites communes voulaient créer des jardins scolaires comme ceux dont je viens de vous entretenir, il est probable que les grandes villes songeraient bientôt à suivre leur exemple.

Je termine, Messieurs, en déclarant que si ce Congrès réussissait à réaliser l’idée de la création des jardins scolaires, il pourrait se montrer fier d’avoir obtenu un pareil succès.

M. Palacky. — Je suis heureux d'apprendre au Congrès que dans mon pays les jardins scolaires existent depuis 15 ans.

Tout maître d’école doit apprendre l’arboriculture à l’École normale. Ce n’est donc pas une nouveauté. J'ajouterai donc, pour étre sincère, que jusqu’à présent les résultats obtenus par ce système n'ont pas été brillants.

M. Rodigas. — Je désire rendre hommage aux choses excellentes que M. Benary a dites et signaler en même temps les conclusions de deux rapports qui ont été remis à la plupart des membres du Congrès, au moins à ceux de notre pays.

Les jardins scolaires, le jardin attenant aux écoles, ont certainement du bon. S'ils ne donnent pas toujours les résultats voulus, c’est probable ment parce que les instituteurs ne sont pas encouragés comme ils devraient l'être. Sous ce rapport, je tiens à faire remarquer à ceux d’entre vous qui ont une influence quelconque sur les sociétés d’horticulture — et c'est le cas de presque vous tous — ce qui se pratique dans la province de Namur depuis de longues années.

Tous les cinq ans la Société provinciale de Namur organise des concours. Un jury dont j'ai fait partie déjà 4 fois avec M. Del Marmol, le Président de la Société, se rend sur les lieux, va examiner les jardins, distribue des récompenses importantes, et encourage par conséquent dans une certaine mesure ceux des instituteurs, qui soignent le mieux leur

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