FINE
M. le baron de Selys-Longchamps.— Les remèdes préconisés sont-ils applicables à la cochenille du pommier ? Il s’agit ici d'arbres en plein air auxquels on ne peut pas appliquer les fumigations. J’ai lu le rapport préparatoire. On y prononce le mot « cochenille » mais sans insister sur le remède. Chez nous, le Kermès est le plus grand fléau du pommier.
M. Rodigas. — Les remèdes qui ont été recommandés sont aussi nuisibles au règne animal qu’au règne végétal. Je suis étonné d'entendre M. Niepraschk recommander la poudre de Pyrèthre comme un remède efficace. Il résulte de mes expériences que la poudre de Pyrethrum, quand elle est brulée, endort l’insecte mais ne le tue pas. Le lendemain l’insecte se réveille après quelques heures de repos. Si l'insecte à une vie éphémère, ce sommeil forcé lui est très préjudiciable mais n’entraîne pas sa destruction.
M. Niepraschk.— Je me suis peut-être mal exprimé. Je n'ai pas voulu parler d’une poudre, j'avais en vue un extrait liquide très concentré propablement préparé à l'alcool qui tue l’insecte.
M. Rodigas. — Je demanderai à M. De Nobele s'il connaît cet extrait. M. De Nobele. -— C'est une essence.
M. Hovelacque. — Dans quelle proportion emploie-t-on cette essence ? Est-elle utilisée pure ou avec un mélange d’eau ?
M. De Nobele. — Je ne saurais le dire.
M. Niepraschk. — Il y a beaucoup de remèdes recommandés contre les pucerons lanigères qui se trouvent sur les arbres fruitiers. J’en emploie un qui est fort simple : on prend une graisse quelconque, on la chauffe un peu et à l’aide de pinceaux, on l’étend sur les tiges ou sur les parties quelconques de l’arbre ravagées par les insectes. Ceux-ci meurent aussitôt faute de respiration. La graisse a l'avantage de s'étendre rapidement partout, même dans les fentes de l’écorce, où se trouvent des œufs des insectes.
Un membre. — L'alcool ne peut-il servir?
M. Niepraschk. — I fait du tort aux jeunes tiges.
M. Wesmael. — A l’aide d'alcool étendu d’eau on détruit parfaitement les pucerons lanigères. En moins de quelques semaines je me suis débarrassé de ces insectes qui détruisaient tous mes pommiers.
Un autre moyen très-pratique consiste à faire usage de pétrole qu’on étend avec un pinceau. Seulement il faut avoir soin, quand vous vous servez d'alcool, que votre jardinier ne le boive pas. Dans ce cas le remède n'opère pas. (Aires).
M. le Président. — La section considère-t-elle la XVII° question comme suffisamment élucidée? Aucune conclusion ne nous est soumise,