‹ Actes du Congrès international de botanique et d'horticulture d'AnversChapitre 34 sur 53 · OR EE · texte numérisé non relu

OR EE

L ét td “tie Ms. à à nn. À ot ons à

transport jusqu’à la frontière, ce qui ne se faisait jamais auparavent, Généralement c’est le destinataire qui paie le transport.

Pourquoi inventer un système vexatoire pour l'expéditeur et qui ne peut qu’entraver les affaires !

Il serait vraiment à désirer que les diverses compagnies puissent établir un tarif uniforme ; un Congrès international aurait ensuite plus de force pour réclamer une unification générale entre les différents Etats.

M. Joly. — Il y a une commission constituée à Paris pour la solution de cette question. J'ai l'honneur d’en être le Président. Nous attendons M. Léon Say pour pouvoir arriver à des mesures d'exécution. Comme il a beaucoup d'influence (il est directeur du chemin de fer du Nord), nous ne désespérons pas d'aboutir, non seulement sous le rapport du prix, mais aussi au point de vue de la rapidité du transport et de la délivrance des produits.

On n’a pas idée de la barbarie avec laquelle les choses ont lieu. Nous expédions beaucoup de plantes d'Algérie sur Paris et sur d’autres villes de France. Un envoi arrive à Alger, il y reste un jour, il faut le mettre sur le navire. À Marseille nouveau transbordement, nouveau délai. Il y a un progrès immense à réaliser à cet égard. C’est le vœu de la commission qui est établie à Paris. Quand nous nous réunirons, j'espère que cette question viendra à l’ordre du jour et qu’on aboutira à un résultat.

Les fruits et les légumes jouent un très graud rôle dans l'alimentation, . surtout aujourd’hui qu'il n’y a plus de saisons et qu’on mange dans le Nord les fruits du Midi, deux mois avant qu’on en ait soi-même. La question de la délivrance des produits acquiert, par le fait même, une importance considérable.

Il y à une maison de Turin qui prend tous les produits qu’elle peut trouver dans toute l'Italie. Cette maison envoie quelquefois 50 wagons à Saint-Pétersbourg et dans d’autres villes du Nord. Elle a des wagons complets qui passent par le St-Gothard.

Nous avons encore beaucoup à faire au point de vue du transport des fruits et des légumes, mais nous avons le ferme espoir que, dans un avenir prochain, des progrès seront réalisés dans cet ordre de faits.

M. Baltet. — Le transport des produits horticoles cueillis a déjà subi quelques améliorations. Les fleurs de Nice voyagent maintenant par trains rapides dans des conditions très favorables. Pour les fruits et les légumes il y a des sections sur la ligne de Lyon où le prix est relativement minime.

La Belgique a un système de transport très-avantageux, signalé par M. Rodigas, dans les bulletins du Cercle d'Arboricullure.

Il y a des régions en Belgique qui produisent beaucoup de fruits,

EX

Tongres notamment. On en expédie beaucoup en Angleterre. On indique aux stations des producteurs les prix de vente, les jours de marché de Londres, les jours d'embarquement et le dernier cours de vente. Le ministère de l’agriculture qui a installé, dans ses bureaux, une division des chemins de fer, ne fournit-il pas aux producteurs des paniers d'emballage, pour les fruits et légumes transportés, avec retour gratuit ?

Voilà de l'administration paternelle, tant au point de vue des compagnies, qu’au point de vue des producteurs. Tout le monde y trouve

son compte.

M. le Président. — Je remercie les orateurs qui nous ont fourni des

éclaircissements sur cette question.

La séance est levée à 5 heures.

te mit de dt de

ess de

Page 1