‹ Actes et paroles de Pie IX, captif au VaticanChapitre 5 sur 23 · PAPE PIR LA PROVIDENCE DIVINE · texte numérisé non relu

PAPE PIR LA PROVIDENCE DIVINE

A tous les Patriarches, Primats, Archevêques, Evêques et autres Ordinaires en grâce et en communion avec le Siège Apostoiique,

PIE IX, PAPE

Vénérables Frères, Salut cl Bénédiction Apostolique.

Aussitôt que, par un impénétrable dessein de Dieu, réduit à subir la domination d'une puissance ennemie, Nous avons vu Notre Ville et la Souveraineté temporelle du Siège apostolique sous l'oppression d'une invasion armée, par Notre lettre en date du 1" novembre de l'année qui vient de Gnir, Nous vous avons fait connaître à vous, et par vous à tout l'univers catholique, l'état de Nos affaires et de cette Ville; & quels excès d'une licence impie et

efErénée Nous Nous trouvions en butte; et» suivant Tobligation de Notre charge suprèmei Nous avons protesté de* vant Dieu et devant les hommes que Nous voulions couserver saufs et intacts les droits de ce Siège apostolique. Nous vous avons en même temps sollicités, vous et tous Nos chers Fils, les tidëles confiés h vos soins, d'apaiser par de ferventes prières la Majesté divine. Depuis lors, les maux et les calamités qu'annonçait à Nous et à cette Ville cette première etlamentable épreuve n'ont que trop atteint la dignité etTautorité apostolique, la sainteté de la Religion et des mœurs, et Nos biens aimés sujets. Bien plus, Vénérables Frères, Tétai des choses s'aggravant de jour en jour. Nous gommes forcé de nous écrier avec saint Bernard : « Ce n'est là que le commencement de nos maux; nous en craignons de plus graves encore ^ (1). L'iniquité persiste dans sa voie, poursuit ses desseins : elle ne cherche plus même désormais à couvrir d'un voile ses entreprises détestables que rien, d'ailleurs, ne peut cacher, et elle s'efforce d'enlever les dernières dépouilles de la justice, de l'honnêteté et de la Religion foulées aux pieds. Au milieu de ces angoisses qui remplissent nos jours d'amertume, surtout quand nous songeons à quels périls, à quels pièges sont chaque jour de plus en plus exposées la vertu ella fidélité de Notre peuple, Nous ne pouvons, sans un profond sentiment de gratitude. Nous rappeler et repasser dans Notre mémoire l'excellence de vos mérites. Vénérables Frères, et ceux des Fidèles, objet de Notre amour, qu'embrasse votre sollicitude. Dans toutes les contrées du inonde, répondant avec un zèle admirable à Nos exhortations et vous suivant comme leurs guides et leurs modèles, les fidèles du Christ, depuis le jour funeste de la prise de cette Ville, ont insisté auprès de Dieu par des prières assidues et ferventes; ils ont regardé comme un devoir d'approcher, sans se lasser, du trône de la clémence divine par des supplications publiques et réitérées, par de pieux pèlerinages, par une continuelle affluence dans les

(4) Episl. S43.

églises, par la réception des Sacrements et les autres œuvres de la piété chrétienne. Or, il est impossible qu'un zèle si ardent dans la prière ne porte pas son fruit devant Dieu. Il nous a déjà obtenu beaucoup de grâces, gage de celles que, pleins d'espoir, Nous attendons en toute codfiance. Nous voyons la solidité de lafoi, l'ardeur de la charité s'étendre et se développer de jour en jour. Nous constatons dans le cœur des Fidèles du Christ, pour les labeurs et les combats, de ce Siège et du suprême Pasteur une sollicitude ardente que Dieuseula pu leur inspirer, et une telle union des esprits et des volontés que jamais, depuis les premiers siècles de l'Église jusqu'à notre âge, on n'a pu dire avec plus de vérité et une évidence plus éclatante que )a multitude des croyants n'a qu'un cœur et qu'une âme(l). Dans cespectacle devenu. Nous nepouvoDspasser sous silence Nos enfants bien-aimés, les habitants de notre chère ville de Rome, donU'amour pour Nous et la piété, dans tous les rangs et toutes les conditions, se sont manifestés et se manifestent encore chaque jour avec éclat et qui montrent une fermeté de courage égale à la violence du combat et non-seulement digne de leurs ancêtres, mais encore rivalisant avec leur grandeur d'âme. Gloire donc, gloire immortelle et action de grâces soient rendues, par vous tous, Vénérables Frères, et par nos très-chers Fils, les Fidèles du Christ au Dieu miséricordieux qui a opéré et qui opère de si grandes choses en vous et en son Église, et qui là où surabondait la perversité a fait surabonder la grâce de la foi, de la charité et du courage à confesser la vérité. <t Quelle est donc Notre espérance. Notre joie, Notre couronoe? N'est-ce pas vous devant Dieu ? Le fils vertueux est la gloire de son Fëre. Que Dieu donc vous comble de ses biens et se souvienne du fidèle service, de la compassion pieuse, de la consolation et de l'honneur que, dans ces temps mauvais et aux jours de son affliction, vous avez rendus et rendez à l'Épouse de son Fils (2). »

(1)Act. £.32.

(S) S. Bera. Ep. 33» et 131».

Cependant, tandis que, d'une part, il travaille en toute hâte à faire de Rome la risée du monde (1), de Tautre, pour éblouir les catholiques et calmer leurs anxiétés , le gouvernement subalpin s'est donné la peine de composer et de fabriquer certaines immunités et privilèges futiles auxquels le vulgaire donne le nom de garanties^ afin qu'elles Nous tiennent lieu de la souveraioeté temporelle dont par une longue série de trames perfides et par des armes parricides il Nous a dépouillé. À Tégard de ces immunités et garanties, Nous avons déjà, Vénérables Frères, porté notre jugement en signalant Tabsurdité, Tastuce et la dérision qui les caractérise, dans Notre lettre du 2 mars dernier à Notre Vénérable Frère, Constantin Patrizzi, Cardinal de la Sainte Eglise Romaine, Doyen du Sacré Collège, Notre Vicaire dans Rome, lettre qui livrée à l'impression fut immédiatement publiée.

Mais le propre du gouvernement subalpin est de joindre une continuelle et honteuse dissimulation à un impudent mépris de Notre dignité Pontificale et de Notre autorité et de montrer par ses actes qu'il ne compte pour rien Nos protestations, Nos réclamations, Nos censures; c'est pourquoi nonobstant le jugement porté par Nous sur lesdites garanties, il n'a pas cessé d'en presser et d'en promouvoir la discussion et l'examen dans les hautes assemblées du Royaume, comme s'il s'agissait d'une chose sérieuse. Dans cette discussion ont paru au grand jour et la vérité du jugement que Nous avons porté sur le caractère et la nature de ces garanties, et l'inutilité des efforts de nos ennemis pour en dissimuler la malice et la perfidie. Il est assurément incroyable, Vénérables Frères, que tant d'erreurs ouvertement contraires à la foi catholique et même aux fondements du droit naturel, tant de blasphèmes proférés en cette occasion, aient pu retentir au sein de cette Italie qui toujours a mis et met encore sa principale gloire à à honorer la Religion catholique et à posséder le Siège Apostolique du Pontife Romain. Nous pouvons le dire en

(4)S.Bera.,Ep.243.

toute vérité, grâce à la protectioa que Dieu accorde à soq

Egise, bien différents sont les sectimeDls que Dourrit Vmmense majorité des ilaliecs; elle gémit et déplore avec Nous celle forme nouvelle et inouïe de sacrilège et Nous prouve, par des témoignages insigoes et chaque jour plus éclatants de sa piété, par l'accomplissement de ses devoirs, qu'elle est unie dans un même esprit et un même sentiment, aux autres fidèles de Tunivers.

Tels sont les motifs pour lesquels Nous élevons aujourd'hui de nouveau Notre voix vers vous, Vénérables Frères; quoique les fidèles qui vous sont confiés Nous aieut, soit par leurs lettres, soit par des protestations solennelles, hautement témoigné combien ils souffrent de Notre oppression, et combien ils sont éloignés de se laisser prendre aux fourberies que Ton décore du nom de garanties, Nous avons jugé que c'est le devoir de Noire charge apostolique de déclarer solennellement par vous à tout l'univers que noo-aeulemeat ces prétendues garanties, œuvre vaine du gouvernement Subalpio, mais encore les titres, honneurs, immunités, privilèges quelconques et quoique ce soit qu'où puisse offrir comme caution ou garantie, ne peuvent en aucune manière ni assurer Notre indépendance et Notre liberté dans l'exercice du Pouvoir qui Noua a été divinement transmis, ni mettre hors d'alleinle la liberté nécessaire ji TËglise.

Les choses étant ainsi, de même que déjà à plusieurs reprises Nous avons déclaré et proclamé que Nous ne pouvions, sans violer Notre foi Confirmée par serment, adhérer à aucun accommodement d'où résulterait, n'importe comment, la perte ou l'amoindrissement de nos droits qui sont les droits de Dieu et du Siège apostolique, de même aujourd'hui, suivant le devoir de Notre charge, Nous déclarons que Nous n'admettroDS et n'accepterons jamais, parce que cela nous est absolumeot impossible, les Immunités ou garanties imaginées par le Gouvernement subalpin, quelle que soit leur teneur, ni aucune autre de ce genre, de quelque sanction qu'elles soient revêtues,

en un mol que Nous n^admettrons, que Nous n'accepte-^ rons jamais aucune immunité ou garantie quelle qu'elle puisse être, qui, sous prétexte de protéger Notre puis* sance sacrée et Notre liberté. Nous serait offerte en échange et pour tenir lieu de cette souveraineté tempo-relie dont la divine Providence a voulu que le Saint-Siège apostolique fût pourvu et fortifié et que nous assurent des titres légitimes et inattaquables et une possession de plus de onze siècles. Il est évident, d'une évidence à laquelle tout homme est forcé de se rendre, que, si le Pontife Romain était soumis à la domination d'un autre Prince et ne jouissait plus, dans l'ordre politique, d'une véritable autorité souveraine, il ne pourrait, en ce qui concerne soit sa personne, soit les actes de son Ministère apostolique, se soustraire à la volonté du mattre auquel il serait soumis ; que ce maître pourrait devenir ou hérétique ou persécuteur de l'Eglise, être en guerre ou en état de guerre contre d'autres Princes. Et certes la concession même des garanties dont Nous parlons n'est-elle pas elle-même une preuve éclatante qu'on prétend nous imposer des lois, à Nous, à qui a été donné de Dieu le pouvoir de porter les lois relatives à l'ordre moral et religieux, à Nous qui avons été établi interprète du droit naturel et divin dans toute l'étendue de l'univers, et que ces lois auxquelles on veut nous soumettre, bien qu'elles touchent au Gouvernement de l'Eglise universelle, ne peuvent être maintenues et exécutées que par et selon la volonté de la puissance laïque ? Quant à ce qui concerne les rapports entre l'Eglise et la Société civile, vous savez parfaitement. Vénérables Frères, que toutes les prérogatives et tous les droits d'autorité nécessaires pour le Gouvernement de l'Eglise universelle, Nous les avons reçus directement de Dieu dans la personne du bienheureux Pierre, et bien plus que ces prérogatives et ces droits, comme la liberté même de l'Eglise, sont le fruit et la conquête du sang de Jésus- Christ, et doivent être évalués au prix infini de ce sang divin. Nous ferions donc, ce qu'à Dieu ne plaise, outrage

au sang divin de Notre Rédempteur, si Noos pourions

coDsenlîr à recevoir des Princes de la terre ces droits qui sont les nôtres, surtout tels qu'on voudrait en ce moment nous les remettre, diminués et avilis. Les princes chrétiens sont les fils» non les maîtres de l'Eglise, et saint Anselme, archevêque de Cantorbéry, cette grande lumière de vertus et de science, leur disait justement : k Gardezvous de croire que l'Eglise vous a été donnée comme une servante à un maître, elle vous est confiée comme à un avocat et à un défenseur. Dieu n'aime rien plus en ce monde que la liberté de son Eglise (1). » Et pour les exciter, il ajoutait en un autre endroit : « Ne croyez pas que la dignité de votre grandeur soit amoindrie quand vous umez et défendez la liberté de l'Epouse de Dieu et de votre mère, l'Eglise; ne voos regardez pas comme abaissés quand vous Texaltez, comme affaiblis quand vous la for* tifiez. Voyez, regardez tout autour de vous, les exemples sont là ; considérez les Princes qui l'attaquent et l'oppriment; quel pro&t leur en revient-il ? A quoi arrivent-iIsT Les faits parlent, nul besoin de le dire. Ceux qui !a glorifient seront glorifiés avec elle et en elle (3). »

Après ce que nous venons de vous exposer, comme Nous l'avions déjà fait en d'autres occasions, Vénérables Frères, qui ne voit clairement que l'iniquité commise contre ce Saint-Siège en ces temps de malheurs rejwllit sur toute la République chrétienne ? Car, suivant la parole de saint Bernard, l'injure faite aux Apôtres, ces glorieux Princes de la terre, atteint tout chrétien, et comme c'est pour toutes les Eglises, ainsi que le disait saint Anselme, cité plus haut, que travaille l'Eglise Romaine, quiconque lui enlève ce qui est à elle est reconnu coupable de sacrilège, non point contre elle seulement, miùs contre tontes les Eglises,. (3). Personne, en effet, ne peut douter qu'à la conservation de ce Siège apostolique ne se rattachent

(l)Ep. 8,[. t.

(«] Ep. 13, I. 4.

(S) Ep. i2, 1. 3.

étroitement Tordre suprême et les plus grands intérêts de TEglise universelle, ainsi que la liberté de votre ministère épiscopal.

Ayant tout cela présent, comme c'est notre devoir. Nous sommes obligé de confirmer de nouveau et de proclamer sans nous lasser ce qu'avec votre assentiment unanime Nous avons plusieurs fois déclaré, que la Souveraineté temporelle du Saint-Siège a été par un conseil singulier de la divine Providence donné au Pontife Romain, et que ce pouvoir est nécessaire pour que ce même Pontife Romain, n'étant jamais soumis à aucun Prince ou Pouvoir civil, puisse exercer avec une liberté absolue sur TEglise entière la suprême puissance de paître et de gouverner tout le troupeau du Seigneur et Fautorité qu'il a reçue de Notre- Seigneur Jésus-Christ lui-même, et pourvoir au plus grand bien de l'Eglise, à ses intérêts et à ses besoins. Vous l'avez bien compris, Vénérables Frères, et, avec vous, les Fidèles qui vous sont confiés; c'est pourquoi vous vous êtes tous levés pour la cause de la Religion, de la justice et de la paix qui sont les fondements de tous les biens, donnant une gloire nouvelle à l'Eglise de Dieu par cette imposante manifestation de foi, de charité, de constance, de courage, et léguant aux générations futures, par la fidélité avec laquelle vous veillez à sa défense, un nouvel et admirable exemple dont ses annales garderont la mémoire. Mais puisque le Dieu des miséricordes est l'auteur de tous cey)iens, élevant vers lui nos yeux, nos cœurs et notre espérance. Nous le supplions sans relâche de daigner confirmer, fortifier, accroître en vous et en tous les fidèles ces nobles sentiments, la commune piété, la charité, le zèle ; et en même temps Nous vous exhortons ardemment à crier avec Nous vers le Seigneur; que votre prière devienne chaque jour plus assidue et plus fervente à mesure que redoublent le péril et l'ardeur du combat, afin qu'il plaise à Dieu de hâter le jour de sa miséricorde. Fasse Dieu que les princes de la terre, qui ont le plus grand intérêt à ne pas voir s'afferoiir et se maintenir, pour la ruine de tout pouvoir et de

tout ordre, TusurpatioQ que nous subissons, fasse Dieu que les Princes de la terre s'uoisseDt dans un accord UDautrae de cœurs et de volontés, et que, écartant les discordes, apai* sant les troubles elles rébellions, dissipant les projets destructeurs des Sectes, ils travaillent de concert à restituer au Saint-Siège ses droits, au Cbef visible de l'Eglise sa pleine liberté, à la société civile la tranquillité tant désirée> Ne mettez pas moins d'ardeur, Vénérables I^'rëres, à conjurer, par vos supplications et celles des Fidèles la divlos Clémence de tourner au repentir les cœurs des impies, en dissipant l'aveuglement de leur esprit, avant qu'arriva le grand et terrible jour du Seigneur, où Dieu tout-puissant, réprimant leurs complots criminels, montrera combien sont dépourvus de sagesse et insensés les hommes qui s'efforcent de renverser la pierre établie par Jésus-Cbrlst, et de violer ses divins privilèges (1). Que par ces prières Nos espérau' ces s'appuient plus solidement sur Dieu. <> Pensez-vous qui Dieu puisse détourner son oreille de son Epouse bien-aimée, quand elle criera en résistant à ceux qui l'opprimâOtT Gomment ne reconnaitrait-lt pas l'os de ses os, la chair de sa chair et, disons mieux, en quelquelque sorte l'esprit de son esprit? C'est, il est vrai, maintenant l'heure du mol et la puissance des ténèbres. Mais celte heure est la dernièraf et cette puissance est de peu de durée. Le Christ, Puissance et Sagesse de Dieu, est avec nous, et c'est lui qui est en cause. Ayez confiance, il a viùncu le monde (a). » Ea atteodSnt, suivons avec grand courage et foi inébranlable la voix de l'éternelle vérité, qui nous dit: « CombaltM pour la justice et pour votre âme, luttez jusqu'à la mort pour la justice el Dieu vaincra pour vous vos ennemis (3), » EnfÎD, Vénérables Frères, demandant à Dieu du fond ia notre cœur pour vous et pour tes F'idèles, clercs et laïqueti confiés aux soins de chacun de vous, les dons les plus abondants des grâces célestes. Nous vous donnons avec le plus

(4) SalDl Gng. vil, Kp. 9, 1. 3.

(8)SuDlBera. E)*. ISCiD" Sel ti.

(3) Ëccli. i, 33.

grand amour à Vous et ces mêmes chers Fils, bommdgage

da Notre particulière et intime affection pour yous et pour

60X« la béaédiotion apostolique.

Donné à Rome, près Saint-Pierre^ le 15* jour de Mai de

Tan du Seigneur 1871, de noire Pontificat le vingt-cin-

quièiile.

Pife IX, Pape.

Le ttudi de là Pentecôte 48^4, une adre&se, revêtae de six cents si* goainres^ a M présentée au SaintrPèrc par trois cents étudiants de rÙniversîté de Rome. Pié IX les a reçus dans la salle consistoriale et, apr^ àtoir Sctoniè ta lecttire de letir adressé, il leur a fait une réponse dont Yoici la substance :

Deus qui humiliai et exaltât^ Deus qui deducit ad inferos et

rééutit, DIeti a vdUlti que ttiotl pofitlfleat fût tine suite continue de consolations et de douleurs, et rencontrât partout en mêlbe Xethpi le dé? otlertient et la contradiction.

Au milieu des tristesses de cette cité sainte^ tète du monde catholique, qui a perdu sa splendeur antique ; au mlllea dea désdlatloiia de tiotrè Rome, dont tiolis pouvons dire : mutatus est color optiihuSi éh ce lieu même et sous les voûtes de cette salle, j'éprouve une de ces consolations et j*en féçbii dn plds grand courage pour soutenir et défendre les dtoits sacrés de TËglise. G^est à vous que je le dois, et précisément en ces jours où nous célébrons la fête de rEsprit-Saint... Il n'y a point entre vous la confusion des langttea de Babel, le Vois au cotitt-aire que Vous possédez le bîeo préoieilt de Tutlion. Gberâ enfabts^ je vous l*emercîe de votre piété filiale. Dieu vous en tiendra compte et vdua délivrefa de vos ebnemis qlil sont les miens^ c'est- ft^ dire eeuK de l'Eglise, de la vérité et de la justice^ Que rSipril^Saint vous ecoorde tous ses dons^ surtout celui de la forée afin que voUa puiftsiea demeurer inviilcible^$ né tomber jamais dans les piégea de l'iniquité^ et repousser les eoaeignements pervers et les fausses doctrines de nos eoBenii.

Déjà voua vous êtes déclarés contraires à eux. Aussi je

TOUS bénis dans vos études. Que sli ne vons est point permis de prendre vos grades, le jour viendra où le Papa trouvera un remède à cet inconvénient, sans que vous en ressentiez aucun dommage.

lâ d'enihonsiasies appliudieseroeols et des cris de : ^ve Pie IZI ont Dlerrompu Sa SiiDl«té, qui a bientôt repris :

Je VOUS béois dans vos études, je le répète, dans votre vie, que je vous souhaite très-longue, et dans ce moment suprême de la mort (le reste n'est qu'un souffle), quand vos âmes devront aller à Dieu pour lui être unies à jamais. Benedictio Dei, etc.

Le 4 juin 1871, le Saint-Père adressait an monde une nonvetle Sn«' cliine ponr reoonTeler les protestations contre l'usarpation sacrilège di Rome, remercier tons les fidèles de leur dévouement au Siège Apostolique et les exciter plus vivement t la pratique de toutes les verui, i l'occasioD du S6' aouiversaire de son pontificat. Voici la traduction de celte encyclique :

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