WARNSR. *- CULTURE DES ORCHIDÉES
n faut ménager une ventilation abondante, au sommet et à la base de la serre, msds surtout au sommet, et toutes les ouvertures doivent être garnies d'un tissu métallique qui empêche les mouches et les abeilles de pénétrer, et cependant permette l'accès de l'sdr. Il faut dans la serre une obscurité relative, mais pas trop épaisse. Le pouvoir échauffant des chaudières et des tuyaux doit être de 50 pour 100, au-dessus de ce qui est nécessaire pour l'usage de chaque jour.
Toute l'eau de pluie qui tombe sur les toitures doit être recueillie dans l'intérieur des serres, dans des citernes que l'on placera de façon que l'eau puisse arriver à la même température que l'air de la serre ou même à une température plus chaude de 10 degrés. Pour les collections ordinaires, il sera généralement suffisant de construire deux serres, l'une pour les plantes des Indes orientales, l'autre pour celles du Mexique ou du Brésil ; celles qui réclament un traitement moins chaud seront bien dans quelque serre à raisin basse, où la chaleur du feu n'est employée que pour préserver du froid. Les Vignes y seront alors dirigées de manière qu'il n'y ait qu'une seule couche de feuilles entre le vitrage et les Orchidées.
Les détails qui concernent la culture particulière de chaque espèce sont au mieux donnés dans le Manuel des Orchidées de M. B.-P. Williams.
J'arrive à présent à la question des achats de plantes. La première règle que je pose à cet égard pour les débutants, c'est qu'il ne faut jamais acheter de plantes faibles ou malades. La seconde, c'est que les Orchidées, comme les autres végétaux, aûnent une chaleur modérée et un peu humide pendant l'époque de leur croissance. C'est une erreur complète que de supposer que les Orchidées dites Orchidées froides, font exception à cette règle. Si elles se différencient des autres, c'est surtout parce qu'elles demeurent plus longtemps qu'elles dans le repos de la végétation. Ceci me conduit à la troisième règle qui est une des plus importantes; c'est que toutes les Orchidées doivent être maintenues un certain temps dans ce repos.
Plus le climat de leur patrie est froid, plus la saison de repos
qu'elles réclament doit être prolongée. Il y a quelques Orchidées
des Indes orientales qui ne demandent qu'un court repos, mais il
leur en faut toujours si l'on désire qu'elles fleiu-issent abondamment.
La manière de déterminer <;et arrêt daps Içur végétation vape
considérableuient. Certaines espèces y sont amenées par le refroidissetnent de la température ; d'autres par le défaut relatif d'humidité ; au contraire, il y en a qu'on ne peut porter à fleur à moins de les exposer aux rayons directs du soleil.
La quatrième règle est de donner une aération abondante; il est même à désirer que l'air circule en tout temps, même en hiver : l'air înti'oduit doit être chauffé ou seulement tïède ; cela dépend de la nature des plantes que Ton cultive ; mais en tout cas, il faut éviter un courant d'air froid.
La cinquième règle est de donner l'attention la plus soigneuse à écarter tous les insectes ennemis qui sucent les feuUles, ou bien se nounûtssent des racines, des jeunes plantes ou des jeunes^ fleurs. Les Orchidées ne sont pas plus attaquées par les insectes que les Roses et quelques autres belles fleurs de jardin.
Si les règles ci-dessus exposées sont bien suivies, le succès est certain, et dans beaucoup de cas les bulbes et les feuilles des plantes seront plus grands et plus robustes, et les fleurs plus belles et plus nombreuses que dans leur pays natal. II faut cependant qu'on sache que les Orchidées peuvent quelquefois mourir malgré tous les soins. Les membres de l'humaine race, qui peuvent apprendre au médecin où et comment ils souffrent, ne vivent pas longtemps; et le Chêne lui-même, qui peut durer un millier d'années, finit aussi par monrirb
M. G. Planchon, secrétaire du comité d'organisation, dépose sur le bureau le mémoire suivant :