FAIYRE. — FLORAISON D*UN AGAVE
le filet de Tétamuie à observer est partagé par des marques faites à l'encre en trois parties» égales.
A quatre heures et demie, le filet staminal mesure 0'",050, l'accroissement a donc été en huit heures de 0",034, La distance primitive entre les espaces indiqués est demeurée la même; la croissance s'est donc faite par la portion inférieure.
Le style a atteint 0",017; on fait une marque à 0", 026 au-dessous de son sommet, et l'espace compris est partagé en deux autres égaux.
Jeudi 25 juillet, à huit heures du matin.
La croissance du filet staminal a été de O^jOOS seulement; les intervalles primitivement indiqués n'ont pas changé sensiblement.
Le style mesure de son sommet à la marque indiquée, 0'",085, il s'est donc allongé dans cette partie de 0"',009; on constate en outre que la partie sous-jacente à la marque inférieure l'a dépassé de près de 0'",01 ; l'élongation s'est faite de bas en haut, plus marquée dans l'intervalle inférieur que sensible dans le supérieur.
Jeudi 25, à quatre heures du soir.
Le style atteint 0°',058, il s'est donc accru en huit heures de jour de 0'",023, beaucoup plus le jour que la nuit. On constate encore que la croissance s'est effectuée très-sensiblement de bas en haut.
Vendredi 26, à trois heures du soir.
Le style mesure 0'",083, il s'est donc accru en vingt-trois heures de 0",025.
Les distances entre les marques tracées sur les filets d'une des étamines sont restées les mêmes; la croissance a eu lieu au-dessous des mai'ques inférieures.
Dans une autre expérience, nous avons également mis en évidence la croissance de bas en haut des filets et des styles.
A trois heures du soir on marque un trait à 0°,020 au-dessous d'une anthère sur le filet qui la supporte; ce trait correspond alors au sommet du périanthe. Même trait sur un style à 0°*, 006 au-dessous du stigmate; ce trait correspond également au sommet du périanthe. Le lendemain, à huit heures du matin, la ligne marquée sur le filet staminal est distante de 0",022du sommet du périanthe; l'élongation entre elle et l'anthère est de 0",00â seulement.
Le style n'a acquis aucune croissance au-dessus de la marque indiquée, mais au-dessous de celle-ci, et par suite de l'élongation de bas en haut, il dépasse le périanthe de O^'jOOSé
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Le même jour, à quatre heures, la marque inférieure du style dépasse le périanthe de 0",022. On trace un nouvel indice en ce point ; le lendemain, à une heure, ce nouvel indice s'est élevé luimême par rapport au sommet du périanthe de 0'",017.
Ces faits, confirmés par un ensemble d'observations dont il est inutile de rapporter ici les détails, indiquent que la croissance des étamines et celle du style ont lieu très-rapidement et principalement de bas en haut.
Après avoir constaté la croissance si rapide des étamines et des styles allongés par leurs parties inférieures, nous nous sommes proposé de rechercher jusqu'à quel point ces organes de la fleur sont indépendants dans leur évolution.
Rappelons d'abord ce fait général et bien net, qu'une fleur isolée du pied-mère s'épanouit plus lentement, mais suivant le même mode, que lorsqu'elle est adhérente à la hampe. Ce sont les sucs dont sont gorgés le réceptacle et la base des pièces florales qui fournissent à ce développement, comme on en acquiert la certitude en étudiant la fleur avant et après son épanouissement.
Si, dans un bouton, on enlève partiellement, soit une étamine, soit une partie du style ou du stigmate, la croissance continue dans les parties restantes comme si elles eussent été intactes.
Les expériences suivantes mettent en évidence ces résultats.
1** Le 23 juin, à cinq heures du soir, on enlève sur une fleur en bouton isolée, non épanouie, les anthères qui surmontent les filets.
Malgré cette ablation, on constate le lendemain à huit heures, la croissance des filets mutilés ; ils dépassent les enveloppes de O^yOSO, le style les dépasse de O^^OOô.
A deux heures, le style a atteint 0",012, les filets des étamines mutilées continuent leur élongation comme s'ils eussent été intacts ; il en est de même le 2â et le 25 à quatre heures et demie : à ce moment, le style dont la puissance d'accroissement semble augmentée par Tablation des anthères, atteint 0'",058.
Sur une autre fleur on pratique, le 23, à cinq heures, l'ablation du stigmate sans toucher aux étamines ; on voit continuer, malgré cette ablation, l'évolution des étamines et même celle du style.
Le 25, à huit heures, les filets se sont allongés et les anthères ouvertes; le style dépasse le périanthe de 0"*,014; dans la journée du lendemain il mesure 0,030 ; l'accroissement est continu jusqu'au 27.