COLLECTIONS BOTANIQUES DU MUSÉUM. 2A
phalarlos et de Dio7î , que Ton a pu voir en fleur Télé dernier.
4* Serre courbe inférieure :
Cœsaipinia echinatûy Cycas circinalis^ C. caledonica, C. Riuminiana^ C. revoluta^ Cocos nudfera^ Napoleoim imperialis^ Mappa Porteana^ Curatella imperialis, Latania rubra^ Pinanga latisecta, Calophyllum Calaba^ Monocera grandiflora^ Heritiera macrophylla^ Gvyacum officinale^ Mangifera indicay Dracœna marginata, plusieurs espèces de Rhopala^ etc.
5* Serre chaude :
Premier compartiment :
Orchidées réunies en collection ; Marantacées, la plus belle collection qui existe, et qui a fourni des matériaux aux travaux de M. A. Gris sur cette famille ; Galactodendron utile^ Antiaris toxicaria^ Acantholoma spinosum, Ruischia Souroubea^ Theophrasta Jus* sieui^ plusieurs espèces nouvelles de Pandanus.
Deuxième compartiment :
Des Aroïdées, des espèces remarquables de Freycinetia^ de Car^ ludovica et de NepentheSy et les plantes qui ornent l'aquarium, Nymphœaj EuryalCy Victoria regia, Neptmiia natans.
Troisième compartiment :
Fougères exotiques, réunies en nombreuse collection, où l'on remarque YAngiopteris evecta^ des Marattia^ des Cyathea^ des Alsophila; une très-belle collection de Clusiacées; le Theophrasta macrophyllay etc.
Comme l'a reconnu en 1858 le rapporteur d'une commission chargée par l'administration supérieure d'étudier l'organisation du Muséum, et comme ne cesse de le répéter depuis longtemps le Professeur de culture, ces serres sont aujourd'hui littéralement encombrées, et l'encombrement augmente sans cesse, tant par suite de l'accroissement des plantes déjà existantes que par les nouvelles acquisitions. On pourra s'en faire une idée en consultant le tableau suivant, qui indiquera d'une manière générale l'accroissement graduel des cultures (1) :
(1) Ce tableau, comme le fait remarquer M. Decaisne, donne une]preuve curieuse des oscillations que les circonstances politiques ont imprimées à l'accroissement des collections. De 1800 à 1815, le nombre total des plantes cultivées, loin de s'accroître^
2A6 CONGRES INTERlfATIONÀL DE BOTANIQUE.
ÉUIe„tc„mvée.e„1800 ÎK;::?»^»*':::: 5ml '"0-
— en 1862
4 ft4 (^ ( Plantes de plein air. . . 5066
en 1510 j Plantes de serre 2164
4R?n i ^Isi^^^s de plein air. . . 5639
eniovju j Plantes de serre 3139
Plantes de plein air. . . 10105
Plantes de serre 5350
Il y a vingt ans que radministration du Muséum demande l'achèvement des serres, et a fait exécuter des plans à cet effet. Le système de chauffage employé, établi sous la direction de Gay-Lussac, pourrait être utilement amélioré, dans l'intérêt des cultures et d'une économie bien entendue. Quand l'administration supérieure le décidera, il y aura lieu, pour le service des serres, à des changements importants et nécessaires dans Taménagement d'une partie considérable des collections botaniques du Muséum.
IV. Les pépinières, fort considérables, sont confiées à M. Carrière, bien connu par ses publications horticoles, par le Traité des Conifères parvenu à sa deuxième édition, etc.
V. Enfin, le service des graines, dirigé par M. Albert Gault, mérite une mention distincte. Les graines, après la récolte, sont recueilUes dans des laboratoires spéciaux où elles donnent lieu à trois manipulations distinctes. Placées dans des sacs, elles sont d'abord déposées au séchoir, ensuite classées par familles, puis, enfin, triées et mises en sachets étiquetés. Sur cette récolte, le Muséum prélève d'abord sa réserve. Le reste demeure à la disposition des établissements publics de France et de l'étranger, et des particuliers. La totalité des sachets de graines distribués par les soins de Tadministration, soit aux établissements scientifiques français ou étrangers, soit aux colonies, soit enfin aux étabUssements privés ou aux particuliers, conformément au règlement constitutif du Muséum, s'élève annuellement à plus de 90 000.
On aura une idée exacte de l'importance des concessions de graines, d'arbres et d'arbustes faites par le Muséum, tant en France qu'à l'étranger, par la reproduction de l'état ci-joint, emprunté aux registres de l'administration.
avait diminué de 240 espèces. Ce fait s*explique par la rupture de nos relations avec rAngleterre et avec les pays d'outre-mer, et prouve combien la science doit gagner à la stabilité de la paix.
(1) Depuis 1862, l'augmentation du nombre des plantes cultivées soit en plein air, soit dans les serres, n'a pas été considérable.
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Ces concessions se sont réparties de la manière suivante, en 1858 :
Établissements publics 178 envois.
SavanU. 99
Jardiniers-cultivateurs 68
Employés supérieurs civils ou militaires 18
Particuliers. , 595
Total 958 envois.
Les herbiers et leurs annexes sont logés dans une galerie qui fait suite à celle de géologie et de minéralogie.
Les herbiers sont placés au premier étage, où Ton trouve également le laboratoife de botanique et les cabinets occupés par les aides-naturalistes ; le rez-de-chaussée est occupé par d'autres collections, sur lesquelles nous reviendrons tout à l'heure.
Avant que le Muséum fût organisé sous la forme administrative actuelle, en 1793, les herbiers se composaient de quelques collections distinctes : l'herbier de Toumefort, celui de Vaillant, les collections provenant des voyages de Commerson et de Dombey, qui n'avaient encore été ni étudiées ni classées. Ces collections, déposées dans un cabinet de ce qu'on nommait le Droguier du Jardin du roiy ne parussent pas avoir jamais été mises à la disposition du public ni des savants.
C'est au professeur Desfontaines qu'on doit d'avoir le premier, de 1793 à 1797, formé par la réunion de ces collections et de quelques autres arrivées plus récemment au Muséum, l'herbier général qui a reçu plus tard de si grands accroissements.
Il y ajouta quelques bois de diverses origines, provenant en particulier de l'ancienne Académie des sciences, les fruits trop volumineux pour entrer dans les herbiers, et les objets de matière médicale qui formaient le droguier.
Ce fut l'origine des collections qui remplissent actuellement les galeries de botanique. En 1802 (1" vendémiaire an X), d'après un catalogue sommaire des genres de l'herbier général dressé par Desfontaines, il était renfermé dans 165 cartons et ne devait pas comprendre alors plus de 10 000 à 12000 espèces.
A côté de cet herbier général, on avait conservé intact l'herbier de Toumefort, qui a été maintenu ainsi jusqu'à ce jour.
En 1833, avant le transport des collections botaniques dans les nouvelles galeries, l'herbier général occupait 344 cases, et pouvait être évalué de 25 000 à 30 000 espèces. Les herbiers de divers pays.
conservés séparément, remplissaient 61A cases et comprenaient alors beaucoup d'espèces qui devaient être introduites dans Therbier général.
En 1858, par suite de ces intercalations et de celles provenant des collections reçues depuis cette époque, notamment des envois faits par les voyageurs du Muséum, du don des herbiers de la famille de Jussieu, fait par les héritiers d'Adrien de Jussieu, ainsi que des herbiers du Brésil laissés par A. de Saint-Hilaire, Fherbier général occupait 1738 cases et comprenait environ 100 000 espèces.
Actuellement Fherbier général occupe 2981 cases, et la moyenne des espèces étant de 35 par cases, il doit comprendre environ 105000 espèces.
Tout cet herbier considérable est rangé par familles naturelles et par genres , suivant Tordre du Gejiera plantarum d'Endlicher (1); les divers échantillons se rapportant à une même espèce, attachés sur des feuilles de papier, sont réunis dans une feuille servant d'enveloppe commune, et les trois quarts environ de ces espèces sont déterminées.
Gomme on le pense bien, c'est dans les familles qui ont été étudiées par des monographes français que l'on rencontre le plus grand nombre de déterminations, précieuses alors par leur authenticité.
Citons pour mémoire les Lichens classés par M. Nylander, les Urticées nonunées par M. Weddell, les Amarantacées, Chénopodées et Phytolaccées déterminées par M. Moquin-Tandon, les Plantaginées et 'les Asclépiadées monographiées par M. Decaisne, les Bignoniacées par M. Bureau, les Solanées par Dunal, les Convolvulacées par Choisy, les Composées en partie nommées par A.-P. de CandoUe, les Malpighiacées étudiées par Adrien de Jussieu, les Mélastomacées nommées par M. Naudin, et revues cette année même par M. Triana. II est sans doute à regretter que la détermination et le classement des espèces dans les genres ne soient pas plus avancés dans la généralité de l'herbier, mais il faut reconnaître que dans l'état actuel des choses, avec le personnel restreint et les ressources très-bornées dont dispose le laboratoire de botanique, on
(1) Quelques exceptions sont présentées par certaines fiamilles, qui ont été rangées par divers monographes dans rordre adopté par eux pour leurs travaux ; ainsi les Amarantacées et Chénopodées se trouvent distribuées suivant le classement adopté par M. Moquin-Tandon ; les Euphorbiacées, suivant la méthode de M. Bâillon, etc.