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COLLECTIONS BOTANIQUES DU MUSÉUM

collection particulière de ce savant, qu'il a donnée au Muséum en 1833, lorsqu'il fut nommé professeur de botanique. Elle comprenait alors 1000 échantillons ; en 1862, le catalogue spécial de cette collection atteignait le numéro 6254. Les plantes fossiles sont, dans cette collection, considérées et classées au point de vue botanique! Elle est disposée dans les armoires vitrées des travées latérales du côté droit de la galerie du rez-de-chaussée, et la série complote des espèces se trouve dans 600 tiroirs des travées des deux côtés de cette galerie.

5** La collection de tous les produits utiles, alimentah^s, médicinaux ou industriels, fournis par les végétaux, et qui, si Ton jouissait de l'espace nécessaire pour la disposer, constituerait une des plus intéressantes ; elle se trouve au second étage, dans des tiroirs ou sur des étagères ; on y remarque notamment une suite fort riche des écorces de Quinquina.

Tel est sommairement l'état d'un établissement dont il n'appartient pas à une plume aussi peu autorisée que la nôtre de rappeler ici les nombreux titres de gloire à la reconnaissance de la science ; tous les naturalistes les ont présents à l'esprit. On sait notamment qu'une grande partie des découvertes faites dans la flore exotique, principalement de 1830 à 1848, ont été dues aux voyageurs payés ou indemnisés par le Muséum ; il suffirait de citer ici les noms de Gaudichaud, Cl. Gay, A. d'Orbigny, Weddell, Heudelot, Bernîer, Leprieur, Jacquemont, Perrottet, Chapelier, Guichenot et Riedlé, et de tant d'autres qui nous échappent, pour rappeler tout ce que les progrès de nos connaissances sur la végétation du globe doivent à l'initiative du Muséum; et d'ailleurs, en mentionnant dans ce compte rendu tant de collecteurs et d'exsiccata divers, nous avons fait songer aux publications nombreuses dont cet établissement a fourni les matériaux, et qui auraient été impossibles sans le concours précieux qu'y ont trouvé les monographes, principalement les auteurs des Voyages exécutés par ordre du gouvernement. Si depuis 1848 les acquisitions ont paru moins fortes, il ne faut pas s'en étonner, puisqu'à cette époque le budget accordé au Muséum par l'État a été diminué de 30 000 francs, et que cette diminution, toujours maintenue depuis, a réduit à 15 000 Tensemble des crédits d'acquisition (pour toutes les branches de l'enseignement) . Actuellement les services rendus par le Muséum , tant à la science qu'à la pratique horticole, le sont avec des fonds et un personnel

extrêmement restreints. Le personnel du service des cultures ne correspond guère qu'à la moitié du nombre des ouvriers considéré comme nécessaire chez les maraîchers pour l'exploitation d'une même étendue de terrain (1). Le rapporteur de la commission ministérielle de 1858 a lui-même insisté sur Finsuffisance de ce personnel. Pour achat de plantes vivantes et de graines, le service des cultures ne dispose chaque année que d'un millier de francs au plus; une somme équivalente est allouée au laboratoire de botanique pour l'acquisition des exsiccata ou d'autres collections botaniques. En présence des reproches qui ont été souvent adressés par le public, dans ces derniers temps surtout, à Tadministration du Muséum, il est bon de montrer que cette administration ne peut dépasser ses ressources, et que, pour la botanique en particulier, il est remarquable qu'elle puisse exécuter dans l'état de choses actuel tout ce qu'elle réalise, grâce au concours aetif et dévoué des chefs de service, habilement dirigés par l'initiative et par l'autorité des professeurs.

EUO. FOURNIBR.

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