BOUFFES-PARISIENS
ADMINISTRATION
M. CouDERT, directeur. — G. de Bhus, administrateur. — Va- LEMiN, secrétaire. — Thibault, chef d'orchestre. — Grégoire, régisseur général. — I'ollard, régisseur.
ARTISTES
D U B R O C A, élève de Talbot, fit partie de la troupe du Gyuinase, sous la direction Koning. 11 joua dans la Docto- 7-esse, et dans le Maître de Forges. Après une saison à Bruxelles, et sur la recommandation de M. Georges Fey- (leau, il entra au Palais-Royal, y créa Monsieur Chasse, et doubla Raymond, dans le Dindon. Puis, après une saison à .Marseille, il traita pour trois ans avec les Bouffes-Parisiens. — Excellent début sur cette scène dans le Soleil de Minuit.
DUMOUTIER, lénor léger, second prix du Conservatoire, a passé par rOpéra-Comique, oîi, comme bien des ténors légers, il débuta dans Daniel, du Chalet. — Jolie voix.
LAMY (Maurice), instrumentiste, quitta l'orcbestre pour monter sur la scène. Il a été aux Folies-Dramatiques et à l'Eldorado avant d'entrer aux Boufîes. — Pendant plusieurs étés il seconda son père Charles dans l'administration du lliéàtre du Casino d'Etretat, où, comme artiste, on l'appréciait également.
Il s'est distingué dans la Dame de Trèfle
Jean PERIER, élève de son père, M. Camille l'ciier, et de MM. Bussine, Melchissédec et Taskin, remporta au Conservatoire deux premiers prix en j(S92. Engagé à rOpéra-Coaiique, il y chanta Ganlarelli, au Pré aux Cle7xs, et Pierrot, du Diner\le Pierrot.
Brillants débuts aux Folies-Dramatiques, dans François Bernier, de François les Bas-Bleun; succès aussi dans la Fiancée en loterie, dans la Falote et dans Rivoli. — Voix silre, dirigée avec goût ; comédien un peu timide encore, mais inteUigent.
Cet excellent baryton, frère de Kamm-Hill (le chanteur
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équestre au frac rougej, avait (té, avant son admission au Conservatoire, employé au Crédit Lyonnais.
RËGN ARD débuta à la Tour d'Auvergne. Il a joué el rejoué aux Menus-Plaisirs, à l'Athënée, à Cluny, à Déjazet, à la Renaissance, aux ?Souveautés, au Nouveau Tliéâtre. Parmi les pièces dont il fut de la création : Trois Femmes pour un mari, la Mariée récalcitrante ; celles où il reprit sont très nombreuses. Souvent compère de revue. Directeur des Folies-Dramatiques pendant une saison estivale, il a, paraît-il, gagné de l'argent avec une reprise, à ce théâtre, du Lycée déjeunes filles.
Régnard fut de la Dame de Trèfle, des P'tites Michu... de quelle pièce n'est-il pas?
Membre dévoué du comité de la Société des Artistes dramatiques,
M"*^ BONHEUR, « une étoile qui se lève au firmament de l'opérette », dit M. Fériens dans les Débats, en parlant de la créatrice de Germaine, de la Saint -Valentin.
« Mademoiselle Alice Bonheur sait chanter, surtout le sentiment. Elle a de la grâce et de l'entrain. »
Ainsi parlions-nous dans une de nos dernières éditions. Depuis, mademoiselle Alice Bonheur a été applaudie sur toutes les scènes vouées à l'opérette. Elle a repris avec succès la Timbale et Miss Helyett et remplacé à l'improviste madame Simon-Girard dans la Duchesse de Fermre . Parmi ses créations : la Dot de Brigitte, Ninette, les Petites Femmes.
M"' DE MERENGO, élève de la classe de M. Boulanger, avait, avant d'entrer au Conservatoire, été guidée par Ambroise Thomas. — Elle chanta d'abord à Genève, puis à Bruxelles, en représentations avec madame Simon-Girard.
C'est dans Manuela, de Miss Helyett, que mademoiselle deMerengo débuta aux Bouffes, où elle créa le Petit Moujik.
M'^® SULLY (Mariette), se destinait à l'enseignement et obtint son brevet supérieur. Elle aborda le théâtre au Casino de ?sice, en qualité de seconde chanteuse. — 3Ionte-Carlo et Bucarest l'applaudirent dans le rôle d'Irma, du Grand Mogol.
Entrée aux Bouffes en 1894, elle y fit des créations dans les Forains et le Bonhomme de neige. Aux Menus-Plaisirs, elle reprit Miss Helyett, et elle débuta à la Gaîté dans la joyeuse Kate, de Bip; reprit plusieurs rôles, créa Clairette des 28 Jours, Serpolette des Cloches; Catarina. àePanurge; Alesia, de la Poupée, où ingénieusement articulée, elle s'est décidément posée en étoile. Eq l'applaudissant dans
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ce rôle, on pc rappellail inadamo lîoaugrand dans Coppélia, où la syl[)liide pLMsonniliait si [jlaisanuncnl une poupée. Miniature, petit Saxe d'une vivacité, d'une adresse, d'une turbulence réjouissante. Et, de plus, One et intelligente et chantant avec beaucoup de charme.
M""- TARIOL-BAUGÉ, enfant de la balle, débuta à Bordeaux, à dix-sept ans. Avant d'entrer aux Boufïcs-Parisiens, où sa création dans la Dame de Trèfle la posa d'emblée, elle avait fait une tournée en Russie, une saison à Marseille, une à Aix-les-Bains, une à Royat et chanté Boccace au iNouveau-Théâtre.
BRU NAIS, grime, excelle dans les types populaires. Applaudi comme auteur dans les cafés-concerts. Directeur (lu théâtre municipal de Levai lois-Perret. — POU- DRIER débuta à la Renaissance, parcourut la province et l'étraDger, entra aux A'ouveautés. Un des créateurs des Petites Femmes. — "WOFF, tenorino sur lequel compte la direction des Boufïes. — M"' LAPORTE, élève de M"'' Scriwaneck, débuta à Cluny et passa par les Variétés avant de créer Ferdinand le Noceur à Déjazet. Ne manque ni d'entrain, ni d'originalité.
A notre suivante édition, plusieurs artistes nouvellement engagés aux Bouffes.