‹ Acteurs & actrices de ParisChapitre 88 sur 94 · NOUVEAUTÉS · texte numérisé non relu

NOUVEAUTÉS

ADMINISTRATION

MM. Ilenri Michau, directeur. — Lionel Meyer, secrétaire général — BuARiM, régisseur général. — Lauret, régisseur. — Perpignan, clief d'orchestre.

ARTISTES

B U A R I N I chanta les barytons d'opérette à Bruxelles et les basses d'opéra sur plusieurs scènes des départements. Presque toujours, et en mémo temps, il s'occupait d'administration. Aux Nouveautés, il remplit avec autant d'aptitudes que de conscience les fonctions de régisseur général. Par-

fois, il reparaît comme artiste, mais, le plus souvent, pour remplacer à l'improviste quelque camarade empêché. C'est ainsi qu'il a joué et fait siens les rôles du père Mathieu, du Libre-Echançie ; de Yesper, du Capilolf de Briquet, de la Tortue et de Montpépin, du Contrôleur des Wagons -Lits.

GERMAIN, dont l'allure el la diction, pleines de naïveté, produisent des effets de rire irrésistibles, commença à la Tour-d'Auvergne et il débuta aux Folies- Marigny dans Zut au berger ; s'en fut ensuite au Chàteaud'Eau, avant d'entrer aux Variétés par un bail de dix-huit ans, pendant lequel il fit de nombreuses et plaisantes créations et reprit le prince Paul de la Grande-Duchesse. Après quelques engagements de courte durée sur différentes scènes et un engagement en Amérique et en Russie avec Judic, il se fixa aux Nouveautés. Champignol malgré lui et l'Hôtel du Libre-Echange, est-il besoin de le rappeler, furent pour lui des succès énormes. Il est « tordant » nous disait notre voisin, à la « première » de cette dernière pièce. Non moins tordant dans sa création de Tous complices et dans celle du Capitale ; bien curieux son père Charlemagne, le vieux modèle, de Mignonnette ; pyramidal dans le Sursis, et, depuis, dans les Petites Folles et le Çonty^ôleur des Wagons-Lits.

LAURET, le commandant de C/îam/)2^«o/ ; Bastien, de VHôtel du Libre-Echange. Artiste très utile, il a repris dans le Sursis le rôle du Major et créé avec succès Haoul de St-Médard dans le Contrôleur des Wagons-Lits. — Le plus ancien pensionnaire de M. Michau.

TORIN, comique. Fort drôle dans le domestique solennel de Pieux Mensonges, au Gymnase, et dans Paris fin de siècle, en garçon restaurateur, qui, le dernier client parti, s'habille élégamment, passe des gants el... va à son cercle!

Mais sa création la plus importante, celle qui lui allait, on peut le dire, comme un gant et qui mettait en joie toute la salle, fut celle d'Hercule, dans Famille.

Depuis, il a plaisamment créé le personnage de Sosthènes, dans Disparu ! et, au Vaudeville, Ludovic, dans Jalouse.

Voici Torin aux Nouveautés, en vertu, paraît-il, d'un traité mirifique.

JLANDRIN apprit son métier en dix années de province et le connaît cà fond. Après avoir paru successivement sur la plupart des scènes du boulevard, il se fit remarquer dans une création originale, en saison d'été, aux Variétés.

A la Gaîté, le père Gaspard, des Cloches de Co?-neville,

qu'il a joué plus de deux cents fois; les Blcj/disles en voj/agc, /(• Talisman, etc., lui ont permis de montrer les ressources (le son 1res souple jeu de comique de composition .

Excellente et fine caricature que son gi'uéral Liouscard, (le Rivoli, aux Folies-Dramatiques, qui faisait songer au fameux colonel Ramollot.

SIMON (Marcel) fils de M. Simon, directeur des Variétés, de Marseille. Pas d'emploi déterminé. — A fait une création dans les Petites Folles et doublé Germain dans le Contrôleui- des Wagons-Lits.

VÉRET, comique très en deliors ; unp vraie « rondeur •>> aux traits épanouis, naïfs et gais ; joyeux organe. Pendant douze ans à Gluny. Véret, après s'être formé en province, a fait de nombreuses créations et repris la plupart des rôles de Geoffroy dans les pièces passées du répertoire du Palais-Koyal à celui de Cluny,

En quittant Cluny, et avant d'entrer aux Nouveautés, a été le compère d'une revue à la Cigale.

M'^' G ASSIVE (âbmandine), d'un tempérament de

réelle artiste, a doublé Jeanne Granier dans le Petit Faust, et à la Gaîte, Simon-Girard, dans le Voyage de Suzette; elle créa des rôles importants dans le Pays des dollars et le Talisman. Elle était, aux Menus-Plaisirs, la commère de le Texue de 1<S93. et, aux Folies, la commère de la revue de 1894. Charmante Aglaé, de la Perle du Cantal; toute charmante aussi dans la Falote, où, par suite d'une indisposition de Perrier, elle chanta plusieurs fois le rôle du Laryton. Bien entendu, elle ninterprétait pas, alors, son rôle de la baronne de la Hoquette.

C'est par le rôle de Mari nette du Sursis que mademoiselle Cassive a fait son entrée aux Nouveautés.

En faveur auprès du public et demandée à l'envi par les auteurs comme principale interprète.

Victime, à la fête de Neuilly, dun accident de cheval... de bois.

M^^"^ LUC Y GÉRARD, prix du Conservatoire, débuta au Gymnase, sous la direction Roning. Après quelques tâtonnements, elle trouva sa voie : les amoureuses coquettes. Elle interpréta à souhait l'Anglaise, de Madame Agnes, et uuf odalisque dans Mon Oncle Barbassou. Sous la direction actuelle, elle créa un des rôles importants de Pension de famille.

L'occasion n'est pourtant pas encore venue pour mademoiselle Lucy Gérard de déployer toutes les ressources d'un jeu plein de grâce et non dépourvu de finesse.

Depuis ces lignes, l'occasion est venue pour mademoiselle Lucy Gérard de s'aflirmer, surtout par la façon dont elle a doublé madame Hading dans Maud, des Demi-Vierges.

{Edition précédente) .

Mademoiselle Lucy Gérard fut à l'Odéon. Dans Chérubin, du Mariage de Fir/aro, elle portait le travesti avec une charmante désinvolture et chantait avec goût et sentiment la romance du deuxième acte.— Le joli, legracieux page!

M^^*" MARTIAL (Aimée) est une élève de Georges Guillemot et deTalbot. En 1885, elle débuta à Cluny dans la mariée de T?'ois Femmes pour un mari. Après un court passage aux Folies-Dramatiques, elle fut d'une tournée en AngleterrCo A son retour elle contracta avec la Renaissance, puis avec les Menus-Plaisirs, et en route pour Saint-Pétersbourg! — Nouvelle réapparition à Paris : le Grand-Théâtre, ensuite l'Ambigu, enfin les iNouveautés, où elle a créé l'élégante Florestine, de Mignonnette.

M'i^' DE MIRAMON a été au Gymnase et au Palais-Royal. Elle jouait à Bordeaux avant d'être engagée par M. Mîchau. Elle a débuté dans les Petites Folles et créé d'un façon originale la femme au tic, du Contrôleur des Wagons-Lits.

MANGIN, fils d'un ancien artiste des scènes de drames, se rendit fort utile au Vaudeville pendant douze à treize ans. Il a débuté aux Nouveautés par le rôle que créa Colombey dans le Contrôleur des Wagons-Lits.— M'^'' BUR- KEL, élève de Guillemot, fit également partie delà troupe du Vaudeville, créa, au Gymnase, un rôle dane les Trois Filles de M. Dupont. Grande et jolie et distinguée. — M"» VALDIG s'était fait remarquer à Bordeaux et à Marseille dans les ingénuités. Aux Nouveautés, elle se fait également remarquer dans les soubrettes. — M''*' LA- MARRE débuta au Vaudeville dans les Grands Enfants, de Gondinet, passa ensuite à l'Odéon, puis à la Porte-St- Martin et revint au Vaudeville avant de signer avec les Nouveautés. Elégante et distinguée. — M^''^' Jane MAR- SAN, charmante soubrette. — M"^" Rosine MAUREL, duègne, joua de nombreux rôles aux Bouffes- Parisiens avant de créer, aux Nouveautés, Phryné Montpépin, du Contrôleur. — M""*^ MÉRIANY, autre duègne, est appelée à remplacer M"'' Macé-Montrouge.

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