II AVANT-PROPOS
Restait le cadre à remplir. Plaçant en tête de nos notices, à l'exemple de M. Sarcey, les artistes de la Comédie française, que nous conduirons jusqu'à l'époque présente, où les a pris réminent critique, nous avons songé que le meilleur point de départ serait la date de la constitution officielle de notre grand théâtre national.
En effety antérieurement à 1680, // avait existé trois trou-pes : celle du Marais, celle de l'hôtel de Bourgogne et celle du théâtre Guénégaud. De là un embarras réel dans l'ordre des biographies et la nécessité de confondre Molière avec des personnalités relativement obscures. Mieux valait adopter une base indiscutable en ce qu'elle marque l'origine légale de notre première scène dramatique et quelle comporte l'unité, tout en nous permettant d'étudier les principaux comédiens des anciennes troupes qui figurèrent aussi sur le Théâtre-Français, après la réunion du 22 octobre 1680. Tels sont Baron, Poisson, M^^ de Champmeslé, M^^^ Raisin, Annande Béjart, devenue la Guérin après avoir été M^^^ Molière, etc., etc.. Inutile d* ajouter que nous ne nous sommes pas interdit un retour vers le passé, alors que les acteurs disparus ont, comme les Béjart, une affinité directe avec les personnages de nos notices.
Un soin scrupuleux a présidé au choix des artistes, que nous avons pris parmi les plus célèbres. Cependant, quand plusieurs membres de la même famille ont occupé la scène, il nous a paru intéressant de leur réserver ime place à côté de celui qui leur avait servi de modèle ou qui s'était inspiré de leurs leçons.
C'est ainsi qu'à propos de l'illustre Baron il est incidemment question d'André et de Jeanne Baron, ses père et mère; de Charlotte Baron, sa femme; de Pierre de La Thorillière, son beau-frère; d'Etienne Baron, son fils, et de François