‹ Acteurs et actrices du temps passéChapitre 9 sur 13 · FR/.NCOIS- CHARLES GRANDVAL 1710 I · texte numérisé non relu

FR/.NCOIS- CHARLES GRANDVAL 1710 I

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raxçois-Charles Graxdval, qu'on appelle avec raison le Bressant du XVIIP siècle, était fils de Nicolas Racot-Grandval, qui avait acquis une double réputation comme musicien organiste et comme écrivain.

Né à Paris en 167(3, mort dans la même ville en ijSS, le père de notre acteur composa la. musique de beaucoup de petites pièces à agréments données à la Comédie française, et écrivit le poème de Cartouche, ou le Vice puni. Il fit aussi quelques comédies dont voici les titres : le Quartier d'hiver, le Valet astrologue, Persifler, le Camp de Porché-Fontaine, et probablement ^^'-a/Z/c, ou la Chaste Princesse^ tragédie burlesque avec divertissement, représentée chez JM"^ Dumesnil en 1749, et que plusieurs bibliophiles ont attribuée à Grandval fils.

Nicolas Racot-Grandval avait une sœur, tante par conséquent de Charles, qui figura non sans éclat au Théâtre-Français, et à laquelle nous devons un mot de

souvenir. Elle s'appelait Marie-Hortense et avait épousé

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au mois de septembre 1702 Charles-Claude Botot-Dangeville, acteur sur la même scène, et dont il sera question dans notre prochaine notice , à propos de M"^ Anne Dangeville, sa nièce.

Marie- Hortense Racot-Grandval, femme d'une rare beauté et connue au théâtre sous le nom de « la belle Hortense », débuta à la Comédie française en 1700. Son ordre de réception est signé du 7 octobre ; en voici la teneur :

« La demoiselle Hortense Grandval, n'ayant esté admise dans la troupe des comédiens du roy que pour une année et jusqu'à ce qu'il plût à Monseigneur le Dauphin de la voir jouer et agréer, Monseigneur l'ayant veue et agréée, il est ordonné aux comédiens du roy de la recevoir pour toujours, aux charges, clauses et conditions portées par le premier ordre qu'ils ont receu. Fait à Fontainebleau le 7 octobre 1700.

Signé : Charles de La Trémouille.

Elle fut acceptée dans les deux genres, tragique et comique, et doubla à la fois M"^ Duclos et M"^ Desmares. Citons, parmi ses créations, les rôles de Ténésis, dans la Sémiramis de Crébillon (17 17) ', de Lucile, dans VEcole des amants, par Joly (1718), et de Vénus, dans le prologue du Pastorjido (1726). Quand la belle Hortense quitta le théâtre, le 14 mars 1739, elle était loin, malgré son âge, d'être vieille. Son mari, alors doyen de la Comédie, se redra un an plus tard -, mais il la précéda de vingt-six années dans la tombe : Marie-Hortense Racot-Grandval, femme de Charles-Claude Botot-Dangeville et tante de notre Grandval, mourut à Paris le 4 juillet 1769, âgée de quatre-vingt-dix ans.

Achevons ces détails généalogiques en disant que le père d' Hortense et de Nicolas Grandval, Taïeul par

conséquent de Charles, s'appelait Daniel Racot-Grandval, et qu'il était conseiller du roi et syndic général des ventes à l'Hôtel de ville.

M.Campardonrelève,àladatedu 19 septembre 1702, un acte par-devant notaire en vertu duquel Charles-Claude Botot-Dangeville et xMarie-Hortense Racot-Grandval s'engagent, par contrat de mariage, à servir une rente viagère de 800 livres audit Daniel Racot-Grandval et à Marguerite Poirier, sa femme, cette rente devant être réduite à 5oo livres au décès de Tun des donataires.

Nous sommes arrivé à Charles Grandval, notre héros, dont voici Tacte de baptême, relevé sur les registres de la paroisse Saint-Sulpice :

Le 25 du mois d'octobre de l'année 1710, a été baptisé François-Charles, né le 23 de ce mois, fils de Nicolas Racot Grandval, joueur de clavecin, et de Marie Macé, son épouse, demeurant rue Dauphine, Le parrain : Pierre-Charles, intéressé dans les affaires du roy ; la marraine : Françoise Pithel, veuve de Jean Raisin.

Cette Françoise Raisin est la même qui fut l'objet d'une de nos précédentes biographies.

Séduit de bonne heure par les attraits du théâtre, Grandval inaugura sa carrière dramatique par un court apprentissage en province, et c'est après avoir figuré sur les scènes de Metz, de Rouen et de Lille que, soutenu par les encouragements de M"^ Le Couvreur, il se décida à faire son apparition à la Comédie française. Il y débuta, le 19 novembre 1729, par le rôle d'Andronic, et fut reçu le 3i décembre suivant. Sa modestie, ou la crainte de ne pas réussir, l'avait engagé à prendre le pseudonyme de Duval; mais le succès qu'il obtint à la cour changea ses résolutions,

et c'est SOUS son véritable nom qu'il joua dès le commencement de Tannée 1730.

D'abord Grandval dut se contenter des seconds emplois; c'est à ce titre qu'il créa les rôles de Frédéric, dans Gustave Wasa; du Marquis, dans la Pupille; de Valère, dans la Somnambule ; du Marquis, dans les Dehors trompeurs: d'Alcindor, dans VOracle, etc., etc. Mais, en 1741, à la retraite de Quinault-Dufresne, il fut désigné pour remplir les premiers rôles tragiques et comiques. De cette époque date réellement sa réputation, et la seconde période de sa carrière est de beaucoup la plus brillante. Grandval l'inaugura à l'ùge de trente et un ans.

Prince, amant, petit-maître, on vous voit tour à tour, Grandval, des spectateurs emporter les suffrages; Vous seul savez donner, sous ces trois personnages, Des leçons de grandeur, de sagesse et d'amour.

Cet éloge que nous trouvons en quatre vers dans les Anecdotes dramatiques nous paraît mérité, en spécifiant toutefois que l'emploi de petit -maître était le triomphe de l'acteur.

Grandval fut, en ellet, un des meilleurs comédiens du siècle dernier. « Artiste charmant, plein de grâce, d'esprit et de chaleur, écrit M"° Clairon dans ses Mémoires^ avec qui ce qu'on nomme décence théâtrale a quitté la scène; qu'on ne remplacera peut-être jamais dans les petitsmaîtres de bonne compagnie et dans le haut comique. »

De 1741 à 1762, date de sa première retraite, Grandval créa environ quarante rôles, la plupart de jeunes premiers, pour lesquels son talent distingué et son extérieur séduisant le désignaient d'avance. C'est ainsi qu'il établit les

personnages de Darviane, dans Mélanide; d'Olinde, dans Zénéide; de Léandre, dans le Sage étourdi; de Sainville fils, dans la Gouvernante^ etc., etc.

Jaloux de ses droits, il tenait, du reste, à se conserver tout aussi bien les premiers rôles tragiques que les rôles du haut comique; ce fut un tort dont il eut à se repentir. Lorsque Lekain parut en lyôo, notre acteur témoigna toute la mauvaise humeur du monde, et il fallut lui arracher les tragédies les unes après les autres. Avec un aveuglement impardonnable chez un artiste de sa valeur, Grandval, loin de reconnaître le génie de Lekain, n^avait vu en lui qu'un homme mal fait, de tournure ridicule et de visage disgracieux. Le public ne tarda pas à le punir de son injustice. Chaque fois que Lekain paraissait, il était salué par des applaudissements enthousiastes, tandis que Grandval ne recevait qu'un accueil glacial dans les rôles où jusqu'alors il avait eu du succès. Après bien des hésitations et des murmures, le pauvre artiste dut confesser sa défaite; il abandonna le premier emploi tragique à son rival et se contenta du haut comique, où il créa successivement Cléon, dans le Dissipateur ; Verville, dans le Jaloux ; Damis, dans le Faux Généreux; Valère, dans les Philosophes; Éraste, dans les Fausses Apparences ; le Baron, dans le Tambour nocturne , etc., etc. Nous n'avons pas, certes, la prétention de donner la nomenclature de tous les personnages que Grandval mit au théâtre, et qui s'élèvent au chiffre respectable de quatre-vingt-huit.

Cependant ce comédien fin et délicat, ce type de l'élégance et du bon ton, avait une imperfection physique qui, toute légère qu'elle fut, devait interrompre sa brillante carrière. Il grasseyait d'une façon sensible, et, quand il

parvint à cet âge où les spectateurs jugent un artiste avec sévérité, a il fut contraint, dit M"^ Clairon, de se retirer, par le dégoût que ce grasse3'ement inspirait au public dont il avait été l'idole». C'était à la clôture de 1762. Grandval joignait aux i,5oo livres de pension que lui accorda la Comédie une autre pension de 1,000 francs octroyée par le roi dès 1 745, et dont il nous a paru intéressant de reproduire le brevet, en le faisant suivre de la déclaration de l'acteur, écrite entièrement de sa main sur Toriginal. Voici la première pièce :

Brevet d'une pension de 1,120 livres, y compris 120 livres d'accroissement pour arrérages dus en 1766, produisant net 944 livres, en faveur du sieur François-Charles Racot-Grandval, comédien ordinaire du roy, qui lui a été accordée sur le trésor royal en considération de ses services, suivant le brevet du 14 octobre 1745. Laquelle pension, de l'échéance d'octobre, déduction faite d'un dixième et demi sur mille, d'un dixième sur cent vingt et de 3 deniers pour livre sur le tout, est net de 944 livres.

Nota. Il reste dû, de cette pension de 944 livres, trois années trois mois révolus, le i'^'' janvier 1779, montant à 3, 068 livres.

Vient ensuite la déclaration de Grandval :

François-Charles Racot-Grandval, né à Paris le 23 octobre 1710, baptisé le 2 5 dudit mois à la paroisse Saint-Sulpice, reçu dans la troupe des comédiens du roy à la fin de Tanné 1 729, retiré en 1 762, vu son âge qui ne convenoit plus aux rôles qu'il remplissoit, demeurant à Paris, à la barrière Blanche, déclare et certifie avoir obtenu de Sa Majesté Louis-Quinze, en 1746, une pension viagère de mille livres, dont il a joui jusqu'à ce jour en vertu du brevet joint, avec son baptistaire, à la présente déclaration. — Ce 28 juillet 1779.

La date de retraite indiquée par Grandval est en désaccord, on le voit, avec le renseignement que nous avons ourni plus haut.

Voici l'explication de cette apparente contradiction. Il est bien exact que Facteur se retira en 1762 -, mais,

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soit qu'il fût poussé par le besoin irrésistible de monter encore sur les planches, soit que sa fortune lui semblât insuffisante pour vivre confortablement, il regretta bientôt sa résolution, et reparut le 6 février 1764 à la Comédie française, oij il reprit successivement chacun des premiers rôles qui convenaient à sa maturité, en y joignant Tcmploi de père noble.

Malgré tant de précautions, Grandval ne tarda pas à s'apercevoir qu'un artiste commet toujours une imprudence en ne restant point sur les regrets du public. Certes, nous ne dirons pas avec Grimm que de charmant le comédien fût devenu détestable : deux années d'inaction relative eussent été impuissantes à produire une telle métamorphose. Mais le Grandval de 1764 était inférieur à celui de 1762, et ses anciens admirateurs eurent la cruelle franchise de le lui faire comprendre. Adieu les applaudissements et les ovations ! L'artiste vieilli jouait au milieu de l'indifférence générale, et, quand, abreuvé de déplaisirs, il se retira définitivement, le i^'" avril 1768,11 eut la triste conviction de son impuissance, et laissa un piètre souvenir de ses talents à ceux qui n'avaient pu le voir au temps de ses triomphes.

Pendant ces quatre dernières années, Grandval créa trois rôles seulement : Damon, dans V Amateur (1764); le baron d'Esparville, dans le Philosophe sans le savoir (1765); enfin Coverly, dans Eugénie (1767).

Après avoir montré le comédien à la fin de sa carrière

dramatique, il est intéressant de relever le jugement que

porte sur ses débuts l'auteur de la Lettre du Souffleur :

« Le sieur Grandval, écrit d'Aigueberre en 1700, fera bien

*.is, Britannicus, Mélicerte; il peut suffire aux doux trans-

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ports, aux feux et aux alarmes des amans, il anime leur douleur et leur tendresse. S'il s'en tient à de semblables rôles, il n'a plus qu'à se perfectionner; mais, s'il veut atteindre à celui d'Achille, il faut qu'il acquière de nouveaux talens. Achille est bien au-dessous de lui-même dans sa bouche, ses menaces ne font point d'impression, ses sermens et sa fureur ne rassurent et n'intimident point; on ne voit pas ce héros inexorable qui ne connoît de loi que sa valeur et son épée. Ce n'est point la faute de l'acteur: il est bon sujet d'ailleurs; mais, puisque la nature ne Ta point formé pour représenter Achille, il auroit tort d'y prétendre. »

Que conclure de la critique de d'Aigueberre, sinon que Grandval avait, comme Sarrazin, d'admirables aptitudes, mais qu'il était incomplet comme ce dernier, et aussi comme la plupart de nos grands artistes passés et présents ? Car, nous le demandons en toute conscience au public actuel, si Ton ressuscitait de nos jours la déplorable habitude de confier à la fois au même acteur les rôles tragiques et comiques, croit-il que beaucoup résisteraient à la comparaison ? Nous pensons, pour notre part, que tous y laisseraient la moitié de leur réputation.

Jugeons donc Grandval selon son tempérament, et reconnaissons que pas un artiste de son temps n'a égalé l'élégance de son jeu ni la noblesse de son maintien. « Il a fait les délices du Théâtre-Français », affirme le Calendi^icr des théâtres (lySS). La postérité a ratifié ce jugement quand elle a proclamé ce comédien le Bressant du X VIII^ siècle.

La liste que nous avons donnée des créations de Grandval est déjà longue; nous ne saurions la clore plus dignement qu'en mentionnant les rôles établis par l'acteur dans

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les principales tragédies de Voltaire. Ce sont : Valerius Publicola, dans Brittus; Ncrestan, dans Zaïre; Couc}'^^ dans Adélaïde Duguesclin; Mahomet, dans la tragédie de ce nom; Egisthe, dans Mérope; Junius Brutus, dans /j Mort de César; le Grand Prêtre, dans Séniiramis ; le Chevalier d'Orban, dans Naiiïne; Oreste, dans Oresle ; Orbassan, dans Taiicrède; Ducarrage, dans le Droit du seigneur; enfin le Marquis, dans l'Ecueil du sage.

Le rôle de Couc}^, qui vient d'être cité, nous remet en mémoire une plaisanterie du public à propos de la pièce. Sur cette interrogation à Grandval : « Es -tu content, Coucy ? — Couci-couci », fit le parterre en riant aux éclats.

Les anecdotes qui concernent le comédien sont nombreuses. Rapportons-en trois, assez caractéristiques.

On se rappelle l'histoire du poignard disloqué dont fut égayée la première représentation de Callisthène, et que nous avons racontée dans notre précédente notice. C'est entre les mains de Grandval, chargé du personnage de Lysimaque, que Tarme se brisa en morceaux, et c'est l'adroit compère qui eut Tingénieuse inspiration de se débarrasser en faveur de Sarrazin du malencontreux accessoire.

En 1763, pendant la période qui sépare sa première retraite de sa rentrée. Facteur suivit assidûment le Théâtre- Français. Un soir que Mole interprétait le personnage du Chevalier dans /a Réconciliation normande^ notre comédien, enthousiasmé par le talent du jeune artiste, courut à lui, et, rayant embrassé avec effusion : « Mon cher ami, lui dit-il, j'ai passé jadis pour bien reniplir le rôle ; mais Je vous assure que je n'approchais pas de vous. Votre jeu

m'a fait découvrir des finesses que je n'ai jamais soupçonnées. »

Une actrice connue par ses aventures galantes repoussait un emploi de courtisane dans une pièce nouvelle. Grand val lui en demanda la raison. « Une femme qui se respecte, répondit-elle, ne peut se charger d'une semblable horreur. — Bon ! bon ! fit le comédien, prenez toujours; dans notre métier, il ne faut refuser aucun rôle. C'est à force de jouer les fats que j'apprends tous les jours à me corriger. «

Grandval avait non seulement beaucoup d'esprit, mais encore beaucoup de gaieté; il en a fourni la preuve dans les comédies suivantes, dont il est l'auteur : rEuuiiqne, on la Fidèle Infidélité, tragédie burlesque, en prose et en vers, jouée chezM"^ Damesnil en 1 749 ; Sirop-an-cnl, on l'Hen- 7'eiise Déliin^ancc, tragédie huTÏtsquQ^impnmée en 1754; Léandve-Nanette, on le Donble Qniproqno, parade en un acte, en vers et en vaudevilles, imprimée en 1755 ; le Tempérament, tragi-parade, imprimée en 1756. Nous pourrions peut-être ajouter les Denx Biscnits, tragédie en un acte, en vers, imprimée en 1762, non représentée. Mais la désignation dC ancien comédien, accolée dès 1762 au nom de Grandval, nous donne à supposer que la pièce est du père, et non du fils.

Et maintenant faisons profiter le lecteur de la bonne fortune que nous avons eue en rencontrant ces jours-ci un des rares exemplaires de l'Ennnqne, on la Fidèlle {sic) Infidélité, et détachons de la pièce deux ou trois extraits qui témoigneront du genre passablement graveleux de l'auteur comédien.

Isabelle, Tamoureuse obligée de toutes les parades,

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ignorant où est Léandre, a trompé les rigueurs de Tabsence en écoutant les tendres propos d'Arlequin, de Pantalon et de Scaramouche, qui tous trois lui ont laissé un enfant de leur façon.

Colombine, la suivante, reproche à sa trop inflammable

maîtresse une conduite aussi indélicate. Alors celle-ci

de répondre :

C'est la faute à ce mois de mai, Quand se réveille la nature.

Je leur plus, et je les aimai, C'est la faute à ce mois de mai.

Tous les trois m'ont mise à l'essai ; Je dirai, si l'on en murmure :

« C'est la faute à ce mois de mai, Quand se réveille la nature. »

Mais Léandre apparaît déguisé en eunuque, et Isabelle, qui ne saurait soupçonner un amoureux sous pareil travestissement, continue ses petites confidences :

LÉANDRE

Vous avez donc eu trois amans' Isabelle.

V'ià l'plaisir des Dames

Coup de théâtre ! Léandre ôte sa fausse barbe. (Une barbe à un eunuque!! enfin, passons!) Donc Léandre, ayant rompu son incognito, joue la fureur, tandis qu'au fond il est enchanté, le dénouement dira pourquoi.

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