‹ Actinomycose céco-appendiculaireChapitre 16 sur 26 · TRES · texte numérisé non relu

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tre l'hypothèse de tuberculose intestinale, de même contre celle de cancer de l'intestin. Ces différentes hypothèses se présentent, il est vrai, bien plus fréquemment à l'esprit, car elles se rattachent à des affections plus habituelles que l’actinomycose intestinale. Il est rare que l'on pense à cette dernière, à moins qu'il n'existe déjà, ce qui est l’exception, une localisation cervicale de cette affection, ou bien encore si le malade habite dans une région où l’actinomycose n’est pas exceptionnelle ou pratique un mélier qui est susceptible de provoquer l’actinomycose.

Nous ne voulons pas passer en revue ici toutes les causes de diarrhée chronique comme la diarrhée des pays chauds, la dysenterie chronique, la syphilis intestinale et, en général, toutes les entéritesinvétérées de quelque nature qu’elles soient, nous nous bornerons à signaler seulement l’entérite muco-membraneuse.

Nous savons, en effet, par les travaux de Ranson que es malades peuvent évaquer pendant des mois des matières glaireuses.

Les malades de Partsch et Hugot, Langstein ont évaqué des débris de peau striés de sang d’aspects dysentériques. Le malade qui a été le point de départ de notre travail rendit pendant huit mois des quantités si considérables de glaires et de mucosités et, à de certains intervalles de volumineux paquets de fausses membranes que notre confrère, le D'° Ardouin, et nous-même, comme d'ailleurs le professeur Dieulafoy, posèrent, dès le début, le diagnostic d’entérite muco-membraneuse

iypique. Ilest certain que dans ces cas le seul moyen de

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diagnostic précis réside dansla constatation du parasite, dans les matières fécales. Nous y reviendrons dans un suivant.

L'actinomycose cæco-appendiculaire ne débute pas toujours par des manifestations d’entérite diffuse, mais plus fréquemment par des accidents qui simulent à s’y méprendre l’appendicite. M. Dieulafoy a justement insisté sur ces cas. Il ne s’agit pas, la plupart du temps d’appendicite aiguë violente, mais plutôt d’appendicite torpide à répétition. Parfois, pendant plusieurs années, les malades se plaignent de douleurs dans la fosse iliaque droite irradiant vers les lombes et la région ombilicale et prenant quelquefois le caractère de coliques véritables, le ventre peut être ballonné. les vomissements mêmes apparaissent. La crise dure quelques jours à deux mois (Hanau Fairweather), puis se calme et reprend quelques mois après.

Dans l'intervalle le malade continue, à ressentir une certaine sensibilité dans la fosse iliaque, de temps en temps quelques coliques mais la réaction péritonéale est passée, le ventre n’est plus ballonné. Il n’est pas nécessaire, bien que Fairweather, Vidal en aient donné des exemples, que l’appendice soit dans ce cas le premier touché par le processus actinomycosique. Bien souvent la lésion est d'emblée cœcale, mais le tableau symptomatique n’en est guère modifié.

On comprend, que devant de tels accidents, le diagnostic porté soit presque toujours appendicite chronique et que la constatation de sa nature actinomycosi-

que soit une surprise opératoire.

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A vrai dire, on a pu, dans certain cas, percevoir par le toucher rectal et vaginal une masse empatée, diffuse, mal limitée qui a pu en imposer pour un abcès péri appendiculaire ; il est inutile d’insister sur ce diagnostic différentiel que nous serons obligé de détailler dans le

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