‹ Actinomycose céco-appendiculaireChapitre 17 sur 26 · PÉRIODE DE TUMEUR · texte numérisé non relu

PÉRIODE DE TUMEUR

Trois affections simulent l'actinomycose cæco-appendiculaire ou sont simulées par elle: le cancer, la tuberlose, et l'appendicite chronique.

Le cancer, qu'il soit localisé au niveau de la valvule ou au niveau du cœeum, forme une masse mal limitée, bosselée, dure, habituellement peu adhérente au plan profond ou à ia paroi abdominale. Il est rare que les malades ne présentent pas d'occlusion ou d’obstruction intestinale et la constatation dans l’aine ou dans la fosse iliaque des ganglions n’est pas exceptionnelle. Enfin ,l’alternance de périodes de diarrhée et de constipation, l'évacuation de matières, souvent teintées de sang, aideront à faire le diagnostic.

La tubereulose au niveau du cœcum revêt deux formes :

L'une de sclérose hypertrophique (tuberculome).l’autre d'infiltration à tendance suppurative et perforante (forme entéro-péritonéale).

Dans le premier cas, la tumeur est peu adhérente, plus ou moins étendue, la main en fait aisément le tour

et peut la mobiliser.

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Dans le deuxième cas,la masse formée par le cæcum et les clapiers péritonéaux qui l'entourent, est fortement soudée, très douloureuse et mal limitée.

N'’étaient les antécédents du malade qui est souvent un tuberculeux, la courbe de température qui est en général oscillante, le diagnostic serait à peu près impossible.

Pourtant il faut se méfier de l’actinomycose cæcoappendiculaire, quand on se trouve en présence d’une tumeur d'une dureté ligneuse, peu sensible à la palpation, mal limitée et adhérente, qu’on la perçoive ou non par le toucher vaginal et rectal ou simplement par la palpation abdominale.

L'appendicite chronique ou plutôt l’appendicite en kystée prolongée est habituellement douloureuse ; la masse que l’on perçoit dans l’abdomen est assez régulièrement limité ; enfin, à son origine on retrouve, le plus souvent, une crise bien caractérisée qui permet le diagnostic, mais les moyens employés pour diffé rencier ces deux affections sont rien moins que pathognomoniques, les trois quarts des actinomycoses cæcales ont été prises pour des appendicites chroniques.

Nous pourrions encore citer d’autres maladies dont la confusion avec l’actinomycose est possible : le kyste hydatique de la fosse iliaque, l’ostéomyélite de l'os iliaque, les adénopathies tuberculeuses, et même, quand le foyer plonge dans le petit bassin, de vieilles salpingites ou de vieilles hématocèles,mais de pareils diagnosties méritent d’être à peine signalés, en raison mème

de leur rareté.

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