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niques, autrement dit le tissu réticulé, ou tissu lymphoïdique peut-il être envahi par l’actinomyces ?
Les premières études en date sur ce point de l’histoire de l’actinomycose semblent être celles de Johne et de Jensen : « Ces auteurs avaient signalé la présence de l’actinomyces sur des débris de grains d’orge dans les amygdales en apparences saines, de porcs et de veaux porteurs de lésions péri-pharyngées » (Poncet).
Partant de ces études l’idée était venue naturellement à plusieurs observateurs de la possibilité d’invoquer chez l’homme le microbisme latent dans les cryptes amygdaliennes pour es cas de foyers cervicaux dont la porte d’entrée échappait aux recherches les plus minutieuses. Ce qui devait donner appui à cette hypothèse était l’analogie qu’on pouvait invoquer en sa faveur avec ce qui semble se passer pour la tuberculose, les adénites cervicales n’ayant souvent à reconnaître d'autre porte d’entrée. ,
Sur ces entrefaites parut le travail d'Hofman qui ne trouva pas l’actinomyces dans les amygdales de nombreux sujets en apparence sains, ou porteurs de lésions mycosiques péri-pharyngées. Tous ces cas étaient dus à des streptocoques,pneumocoques, ou leptothrix. Il yeut à ce moment un revirement dansles opinions. On admit que l’actinomycose évite l’amygdale, la contourne, passe entre les piliers. Ce fut même longtemps considéré comme un élément de diagnostic, une lésion amygdalienne devant écarter d'emblée l’idée d’actinomycose. On chercha à expliquer lintégrité des amygdales, la résistance remarquable du tissu réticulé à l’envahissement par le parasite et par la biologie de