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ture est à 36°. Le malade s'obstine à rester couché sur le ventre.
Autopsie. — Outre les lésions trouvées sur le vivant on note la présence de ganglions durs. A gauche, on perçoit aussi quelques ganglions. La résection du maxillaire est jugée indispensable pour voir la gorge, le trismus persistant. On note une légère infiltration du périoste de la branche horizontale. Toute l’'amygdale droite était grosse et cicatricielle. La muqueuse. pharyngée est hypertrophiée et infiltrée à droite. Les muscles pharyngiens ne sont pas atteints. Le voile du palais est lui-aussiinfiltré. L’amygdale gauche est hypertrophiée et présente un point fluctuant ; dans le pus qu’on y trouve en note des grains jaunes en quantité considérable.
Rien sur les cordes vocales ni dans l’œsophage. Les vaisseaux du cou (jugulaire et carotide) jusqu’à la base du crâne sont englobés dans du tissu fibreux qui en rend la dissection impossible.
Les méninges sont très vascularisées. Les circonvolutions sont effacées. Sur la base du crâne, le cervelet et le bulbe, on relève un abondant exsudat purulent; le pus était collecté le long des vaisseaux; il contenait des grains jaunes... La lésion a débuté par l’'amygdale droite, de là elle a gagné l'amygdale gauche; l'envahissement des méninges a dû se produire dans la dernière semaine.
OBSERVATION IV (très résumée).
Carl Kock (Nürnberg). — Centralblatt für chirurgie, 1893, n° 46.
Dans un cas rapporté par Koch il s’agit d’un malade longtemps traité pour un trismus tenace qu’on ne parvenait jamais à rattacher à une cause quelconque. Plusieurs mois après ce début, le malade fut atteint d’une amygdalite phlegmonneuse gauche dont l'intensité nécessita l’incision.
Peu de temps après on vit se développer, dans la région parotidienne gauche,une infiltration en masse, d’une induration manifeste. Sur ce plastron induré apparurent des points en voie de ramollissement qui aboutirent en fin de compte à la formation de fistules au sommet de petites élevures acuminées. Le pus qui suintait de ces orifices fut soumis à de nombreuses recherches b&ctériologiques qui montrèrent de superbes grains jaunes.
Il est impossible de ne point être frappé de l’analogie qui présente ce cas avec l’évolution de l’infection que nous a présenté le malade de M. le professeur Poncet. Début dans les deux cas par des symptômes aigus d'amygdalite évolution ultérieure sous forme d'un phlegmon fusant vers la région des vaisseaux du cou, s’enfonçant sans limites nettes du côté du pharynx.
Toutéfois, notons ici le début par un trismus intense, présentant bien les caractères du trismus actinomycosique. Nous ne l'avons pas noté dans la majorité des cas. Malgré la présence du trismus dans
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l’histoire du malade nous croyons devoir considérer ce cas clinique comme se rapportant à une actinomycose primitive de l’amygdale, en raison de l’évolution simultanée de l'amygdalite et du phlegmon de la fosse amygdalienne externe.