‹ Actinomycose des conduits lacrymauxChapitre 6 sur 16 · LE, G · texte numérisé non relu

LE, G

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En 1899, Elschnig{Monatsbl. f. Augenheilk, p. 188; rapporte deux nouvelles observations, dans lesquelles l'examen microscopique fut fait soigneusement : « il révèle l’aspect typique du champignon rayonné; les grains se composaient de filaments anastomosés et se ramifiant entre lesquels se trouvent interposés des éléments analogues à des bacilles et des cocci caractérisliques el constants dans le champignon en massues; les éléments en massues qui, d'après Bostrüm, représentent des éléments dégénérés de la décomposition du champignon faisaient défaut, n'étaient du moins pas révélés par les préparations appropriées et les colorants habituels (picrocarmin)}.

En 1896, Evetzky. professeur à la clinique ophtalmologique de la Faculté de médecine de Moscou. publie un article dans les Archives d'ophlalmologie. ayant pour ütre : Actinomycose des conduits lacrymaux. « Quant à moi, dit-il, je partage entièrement l'opinion sur l'identité des deux champignons et je suppose aussi que le leptothrix, trouvé antérieurement dans les grains des canalicules lacrymaux, n'était en réalité que le champignon radié. En faveur de cela, on peut citer non seulement la similitude complète du tableau chinique, mais aussi les résultats de l'examen microscopique de ces grains, dont la structure n'égale pas celle de leptothrix et rappelle au contraire, jusqu’à un certain point, la structure de l’actinomycose. Leber, lui-mème, reconnaît que les filaments sont trop fins

? Bostrôm. Observation sur l'actinomycose humaine, Æecher-

ches de Ziegler sur l’'Analomie pathologique el la pathologie générale, IX, p. 1 (1891).

SRE

pour le leptothrix el ne donnent pas avec l’iode la coloration violette qui réussit facilement, si on a affaire au Leptothrix buccalis. Leber a observé dans un cas des écarts encore plus marqués que dans les observations précédentes el notamment une désagrégalion facile de la concrétion, en une série de granules de pelts corps ronds, ovales ou en forme de tubes (Schläuche): les plus longs de ces corps avaient un étranglement au milieu.

Cette description rappelle la dissociation du grain actinomycotique en de plus petits grains, dont plusieurs sont d’une forme assez longue, convexe à la surface supérieure el concave à la partie inférieure. Leber signale ensuite de petites accumulations d'éléments de leptothrix dans lesquelles il a trouvé des corps très réfringents ayant des saillies à leur surface et qui ne sont jamais dissous dans l’acide chlorhydrique. Ces corps rappellent involontairement les renflements piriformes du champignon radié. »

En 1896, Cuignot dans sa thèse de Lyon sur les pseudo- actinomycoses signale l'existence de la pseudoactinomycose du saclacrymal sur laquelle nous reviendrons.

En 1898, Mitwalsky, de Prague, dans les Archives d'ophtalmologie rapporte la première observation d’acünomycose secondaire du sac lacrymal.

En 1899. Robert, dans sa thèse de Paris, met les choses au point et publie une observation personnelle.

Pendant ces dernières années les travaux sur cette question se multiplièrent; on n'apporta aucun fait nouveau. Tous les auteurs admettent aujourd'hui que

De

l'actinomycose des canaux lacrymaux est une alfeclion parasilaire due à l'oospora actinomyces ; seuls Van der Straeten (1900) et Caunas (1903), ont des vues divergentes ; le premier soutient qu'il faut rapporter à la pseudo-aclinomycose les cas observés Jusqu'à ce jour: le second voit dans le parasite isolé une variété de leptothrix.

En résumé, dans l'historique de la question, il y a

(rois périodes :

1° la période leplothricienne :

20 — streptothricienne ; 3° — aclinomycétique.

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