C. — RÉSULTATS
Nos calculs nous permettent d'expliquer maintenant le phénomène de la combustion : nous avons en effet étudié la composition des produits de la combustion de carbone ou de carbures d'hydrogène et d'oxygène, ce dernier en proportions croissantes suivant la réaction schématique :
Combustible + a O..
Pour l'hydrogène nous avons aussi étudié les mélanges de richesse croissante en hydrogène.
Les données thermochimiques nécessaires à nos calculs sont résumées dans le tableau suivant donnant les chaleurs de formation, à partir des molécules des éléments (B. 18), des différents corps apparaissant dans le cours de notre étude (en grandes calories par molécule-gramme) :
TaBLeau VIT.
(Carbures à partir du carbone graphite),
H-—50,35 H,Ovap.+ 57,716 CH,—18,11[c—18,11]
O 58,70 CO +6,65 (C. graph.) ur ce OH 6,5 CO, +of,273(C. graph) | ne normes
Représentation graphique des résultats. — Nous avons représenté par des
courbes les principaux chiffres que nous ont donnés nos calculs, en adoptant un mode de représentation uniforme pour tous les corps étudiés. Nos graphiques se composent de trois parties superposées, représentant successivement les variations de la température, de la composition des corps existant dans la flamme, et la répartition de la chaleur dégagée ou absorbée par la formation ou la décomposition des différents corps en présence.
Nous avons porté uniformément en abscisses le nombre de molécules d'oxygène mélangées à la même quantité de corps combustible; la disposition des courbes est telle que, si l’on trace une abscisse quelconque, le graphique donne immédiatement les renseignements relatifs au mélange représenté par cette abscisse : la lecture de la température atteinte par la combustion est très facile; la composition des produits obtenus est représentée par les segments que découpent sur l’abscisse tracée les différentes courbes du tableau du milieu,
(*) Le signe c —... indique la quantité de chaleur dégagée par l’entrée en combinaison d’un atome-sramme de carbone.
la nature des composants étant inscrite dans l'intervalle séparant ces courbes; enfin l’origine et l’utilisation de la chaleur produite est indiquée de la même manière, par la longueur des intervalles entre les courbes successives du graphique inférieur. La courbe (A) représente la chaleur qui serait dégagée par les réactions chimiques si celles-ci étaient complètes (côté Q*); la distance entre la courbe A et la courbe immédiatement inférieure montre donc la quantité de chaleur qui ne se dégage pas uniquement par suite de l’existence des dissociations, la chaleur réellement absorbée par ces dissociations étant portée de l’autre côté de la ligne zéro, du côté chaleur absorbée (Q-). La chaleur utilisée pour élever la température du gaz (E) est naturellement ce qui reste de la chaleur dégagée après défalcation de la chaleur absorbée par les dissociations. La chaleur de décomposition des carbures est portée, selon son signe, en chaleur absorbée ou dégagée.
Hydrogène. — Nous avons calculé les températures de combustion du
mélange de 2eH,+O, pour des valeurs de e comprises entre e=3, ;
e — 0,500 (e= 12,00). Le Tableau VIII #n /ine résume les résultats obtenus représentés graphiquement par les courbes (fig. 45).
Dans ces courbes, nous avons porté en abscisses le nombre a de molécules d'oxygène utilisées pour brûler une molécule d'hydrogène : cette grandeur est la moitié de l'inverse de la quantité e utilisée dans nos calculs, inverse que
A € nous avons appelé e: a—=—.":
La température maxima est atteinte pour le mélange donnant la réaction
théorique complète « q : 3H,-+ 0,20)
Les courbes représentant l’utilisation de la chaleur produite se rapportent au volume de mélange dont la combinaison supposée sans dissociation produirait une molécule-gramme d’eau; les dissociations deviennent d’autant plus importantes que la température s'élève, et la quantité de chaleur totale dégagée par la formation de l’eau présente un minimum pour le mélange 2H, + O..
En raison du rôle dyssymétrique joué par l'hydrogène et l'oxygène dans cette représentation graphique, nous avons également représenté (/i2. 46) les résultats de nos calculs en portant en abscisses, d’un côté ou de l’autre du