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Fig. 31. — Action de l’élincelle condensée sur le méthane maintenu à la 4empérature de l’air liquide. Pression initiale 5800-
et 11000p. Rendements énergétiques en fonction de la quantité d'énergie W (l'échelle des abscisses est linéaire). Rendements en pointillés, taux de transformation du méthane en acétylène, en traits continus.
riences faites avec ces tubes laboratoires (Jig. 4, type J) peut tenir aussi à la nature différente du métal des électrodes et à la forme du tube laboratoire. La présence dans les étincelles condensées de la vapeur du métal des électrodes (présence constatée par la spectroscopie, B. 39 d), laisse penser que cette vapeur peut jouer un certain rôle dans la réaction de décomposition du méthane, etqu'il peut ne pas être indifférent d'opérer avec du tungstène ou du platine. D’autre part la forme du tube, et spécialement la position de l’électrode refroidie et de sa connection à l’intérieur même du tube laboratoire, donc au voisinage immédiat de létincelle, est évidemment défavorable aux actions chimiques (B. 2, p- 88). Le champ électromagnétique créé par le passage de l’étincelle oblige
celle-ci à s'éloigner autant que possible du conducteur fixe qui porte l’électrode et à se rapprocher de la paroi du tube; or, nous avons déjà constaté dans notre travail sur le gaz carbonique l'influence néfaste sur les rendements d’un rapprochement exagéré du tube et de l’étincelle. Pour toutes ces raisons, les expériences faites à la température de l’air liquide se sont montrées infructueuses.
Ces expériences nous ont montré bien nettement un autre point : nous avons
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Fig. 32. — Action de l’étincelle condensée sur le méthane maintenu à la température de l'air liquide. Pression initiale 5800 et 110004. Voltage disruptifs et résiduels des étincelles successives. (Les quatre premiers schémas correspondent à C = 2,08 pf.) La hauteur de chaque petit carré repré-
sente 1000 volts, la largeur, à ro étincelles.
fait deux séries d'expériences ne différant que par la polarité de l’électrode refroidie (C— 0,130 uf). Les quantités d’acétylène produit et les rendements sont plus élevés quand l’électrode refroidie est cathode que lorqu’elle est anode : l'effet chimique de l’étincelle se produit donc avec plus d'intensité au voisinage de la cathode qu'auprès de l’anode ; nous retrouvons ainsi sur l’étincelle condensée des faits connus depuis longtemps sur la décharge de Geissler. La figure 32 représente les schémas (voltages explosifs et résiduels) des étincelles successives éclatant dans le méthane refroidi.