TECHNIQUE
Quand on opère dans de telles conditions, il est absolument nécessaire de mettre les plantules à l’abri de toutes les contaminations. Les fermentations microbiennes deviennent rapides à partir de 300, ainsi d’ailleurs que le développement des Moisissures. Comme il est possible que, suivant leur nature, les micro-organismes et leurs secrétions aient une action soit activante, soit retardatrice sur la croissance, il y a là une cause d’erreur qu’il faut éviter. Et puis, il faut éviter également la putréfaction. Il est donc nécessaire d'effectuer des cultures bactériologiquement pures.
La méthode employée est tirée de celles qu'utilisèrent Mor- LIARD (70a) et Comses (11). L'appareil décrit et figuré par cet auteur (fig. 4, p. 139 de son mémoire) a été fortement simplifié.
Description de l'appareil utilisé.
Il se compose d’un ballon à fond plat d’un litre en verre Pyrex, B, fermé par un bouchon de caoutchouc (b) à deux trous (fig. 1). Par l’un de ces orifices passe un tube coudé T, effilé à l'extrémité se trouvant dans le ballon et plongeant jusqu’au fond : il permet à la pression de l'air intérieur d’être constamment égale à celle de l’atmosphère. L'air qui pénètre dans le récipient est filtré à l'entrée du tube sur un tampon d’ouate stérilisée. Par le second orifice, un second tube T° assure l’écoulement à volonté de l’eau stérile par une canalisation de caoutchouc muni d’une pince à vis V vers un Cylindre également de verre Pyrex S, de 22 centimètres de haut et de 3 centimètres de diamètre. Obturé à sa partie supérieuré par un tampon de coton stérilisé, il l’est à sa partie inférieure par un bouchon de caoutchouc à deux trous, l’un (1) permet-
Fig. 1. — Appareil de stérilisation.
tant l'arrivée de l'eau du ballon, l’autre (2), le départ facile et rapide des liquides de lavage, grâce à un tube de caoutchoué, muni d’une pince de Monr M. Deux supports convenables per- - mettent de disposer l’ensemble comme l'indique la figure 1.
On a, au préalable, rempli le ballon presque entièrement d’eau distillée, monté l’ensemble et, après avoir muni chaque ouverture de tampons de coton recouverts d’un capuchon de verre, on a stérilisé 30 minutes à l’autoclave à 1200.
Stérilisation et lavage dés graines.
Quarante à quarante-cinq graines de Pois (Pois Caractacus, de chez Vilmorin) sont choisies parmi celles dont le tégument paraît absolument intact, et mises dans un tube à essais stérile et sec.
On leur fait subir le traitement suivant :
1° Immersion durant 15 secondes dans de l'alcool absolu, qui assure une déshydratation de de en même temps qu'un début de stérilisation.
2° Action durant une minute 1/2 d’une solution. de sublimé
à 1 % dans de l’eau salée également à 1%.
80 Transvasement rapide des graines et du sublimé dans le tube S, suivi d’une série de lavages méthodiques (plusieurs eaux sont vivement admises, puis évacuées, ensuite le contact est maintenu successivement durant 1/2, 1, 3, 5, 10, 30 minutes, 1, 2 heures, etc.…). Les Pois peuvent, avec avantage, rester une nuit entière dans la dernière eau de lavage : cette dernière en détermine le gonflement, et favorise, par suite, leur germination. 3/4 de litre d’eau stérile sont à peu près nécessaires à ces opérations, qui doivent être faites avec le plus grand soin sous peine d’échec certain.
Les graines, prises à l’aide de pinces à longues branches, passées dans la flamme d’un bec Bunsen, sont disposées dans des tubes munis d’une bande de coton hydrophile mouillé, et préalablement stérilisés. Lorsque la radicule atteint environ 20 millimètres, elles sont transportées, toujours aseptiquement, dans de longs tubes à essais, étranglés en leur milieu et retenant ainsi les jeunes plantules.
Dans les études de croissance, et dans quelques-unes de cytologie qui suivront, le liquide nutiitif employé a été le milieu de Kxop»,
suivant la formule indiquée par MorcrarD (70, c. T. 1, p. 85) (1) dilué au 1/20. Stérilisé dans un vase d'ERLEMMEYER de deux litres, ce liquide est transvasé sans contamination dans les tubes de culture.
Mesures des organes observés
Seules, les croissances de la racine et de la tige principale ont été mesurées. Pour cela, la plante, maintenue dans son milieu, était dessinée en vraie grandeur à l’aide d’un dispositif élémentaire utilisant une chambre claire de microscope ; et les longueurs étaient déterminées ensuite sur la figure à l’aide d’un curvimètre.
D'une façon générale, quand on soumet les plantules à un éclairement assez peu intense, et que l’on tourne régulièrement les cultures de façon à assurer l'égalité de cet éclairement, les mesures sont faciles. D'autre part, les températures étudiées donnent des différences suffisantes pour que les causes d’erreurs dues à l’'évaluation des longueurs disparaissent devant les variations déterminées par la chaleur.
Les plantes étaient mises à végéter dans des étuves de Roux vitrées, et les températures, vérifiées avec des thermomètres enregistreurs, se sont révélées pratiquement invariables pour un réglage défini.
(1) Liquide de Knop
À REA OR RAS AN SR RS EE PAL TAN Re A St 1.000 Nitrate de CAlCmRME EC AE URE UMIERE NA ITREEREU 1g. INIETALe Te DOLASSe ER AIMENT ARE 0 g. 25 Phosphate monopotassique ....................... 0 g.25 Sulate de )MasneésiUn Es... ri. Mets een 0 g. 25
Phosphate défense ete ERA traces