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CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Dans toutes les considérations qui précèdent, nous avons surtout mis en relief les différences les plus importantes et les plus remarquables entre les sels. Elles peuvent se résumer de la façon suivanie :

Les sels potassiques permettent une absorption ou une exosmose plus considérable que les sels ammoniacaux. Dans chaque série de corps, l'acide joue un grand rôle dans le volume de ces échanges. À 170, cependant, l’ammonium des substances étudiées pénètre à la même vitesse, quel que soit l’anion, mais à 350, la sortie en est, par contre, liée à la nature de l'acide.

Néanmoins, l'élévation de température et son maintien à la température d'arrêt de la végétation amènent, dans tous les Cas, des réactions sensiblement identiques du végétal.

D'une façon générale, il ÿ à une perte d'eau plus où moins marquée chez les racines, organes formés de cellules jeunes et actives, el un gain chez les Cotylédons, constitués de cellules bourrées d’inclusions et de vie beaucoup plus ralentie.

D'autre part, au bout .de quinze jours, et, souvent, dès les premiers jours, la plante a perdu une quantité parfois considérable de matières, comme le montre la comparaison des rapports de poids. Ce fait est particulièrement net chez les racines, mais tiges et graines y participent dans des proportions variables. Dans les conditions, normales, les tissus de la jeune plante sont de plus en plus riches en eau, et ses graines, par l’utilisation de leur contenu, de plus en plus pauvres en substance sèche. A température élevée, les variations sont beaucoup plus considérables que dans le cas normal, mais, Comme nous l'avons déjà dit, elles ont une signification rigoureusement inverse, :

Il y a donc augmentation de la perméabilité de cellule à cellule ; et la plante, non seulement ne prend plus rien au milieu ambiant, mais elle lui cède des quantités, parfois assez fortes, de substances variées, dont quelques-unes seulement ont été dosées. Cela concorde parfaitement avec les recherches de MorriARD (70 b) sur : le comportement du Slerigmatocystis nigra aux limites des températures vitales. Il avait constaté, dans ces conditions, une déficience minérale du Champignon, qu'il avait attribuée à une diminution de la perméabilité de la membrane pour les éléments minéraux. Nous irons plus loin encore, en ajoutant que, dans la limite de nos recherches, il y a un changement de sens complet de cette propriété, qui, pourrions-nous dire, de positive devient, en quelque sorte, négative. Cette constatation, à elle seule, suffirait amplement à expliquer le fait qu'au-delà de 350, il n’y a plus ni germination, ni végétation possible pour le Pois et la Fève.

Dans tous les cas, le milieu s'enrichit à 35° en azote ammoniacal, seul corps que nous ayions systématiquement recherché. Il est bien vraisemblable qu’il y en a également d’autres. L’élévation de température, modifiant les propriétés cellulaires et la perméabilité, mais n’arrêtant pas en même temps l’action des diastases, nous a permis de mettre en évidence la forme ammoniacale des substances circulant à l’intérieur du végétal et provenant du contenu de ses cotylédons.

Enfin, les analyses des milieux ont été faites en partant d'un point de vue particulier : savoir ce que devenaient les ions d'un sel mis dans un milieu artificiel de culture à 170 et à 350, Mais il serait fort intéressant de faire un inventaire méthodique, aussi complet que possible, des substances cédées par la plante lors de sa lente agonie, et d'étudier, dans le même esprit, des végétaux à réserves variées.

Famin, Action de la température. 11

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