CONCLUSIONS
Ainsi donc, la lumière permet le développement d'une végétation plus ou moins abondante jusqu’à 659C environ. Au dessus, rien de vivant ne persiste. La température, en s’élevant, effectue un triage des organismes, dont le nombre et la force peuvent être accrus par une radioactivité suffisante. Seules, un certain nombre de Cyanophycées et de Diatomées sont capables de subir de fortes variations thermiques, et, partant, de vivre et même prospérer dans le milieu thermal.
Observations relatives à la systématique et à la morphologie des espèces trouvées dans les précédentes sources. :— Ce sont, en très grande majorité, des Cyanophycées, un certain nombre de Diatomées, et, vers les températures les plus faibles observées, des Chlorophycées.
Seules, les Algues bleues retiendront notre attention.
Nous y avons observé :
a) Un assez grand nombre de Chroococcacées : plus particulièrement les genres Chroococcus, Aphanocapsa, Aphanotheca, Gloeocapsa ;
b) Exceptionnellement des Chamæsiphonées :
c) Rarement des Vaginariées ;
d) La prédominance très nette des Lyngbyées, surtout des genres Symploca, Phormidium, Oscillatoria ; Symploca thermalis est particulièrement abondant, tandis que Phormidium laminosum,
signalé partout comme caractéristique des eaux thermales, l’est beaucoup moins ;
e) Assez peu d'Hétérocystées, sauf Scylonema mirabile, quelques Nostocs, quelques Stigonémacées (Capsosira Brebissonti, Fischerella thermalis) et surtout Mastigocladus laminosus, particulièrement abondant et caractéristique.
Il y a une prédominance très marquée d’espèces de petite taille et, chez les Hormogonéales, une gélification fréquente et plus ou moins complète des gaines qui sont d’ailleurs peu développées et rarement colorées.