PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET CHIMIQUES
| avone et la tlavanone sont incolores, tandis que leurs déri-
vés sont des substances plus ou moins jaunes.
sés cristallisent facilement dans l'alcool.
те pour la plupart nulle dans le'au froide, s'accroît n
ur les purifier, on les recristallise dans l'alcool éthylique ou yligue, dans lesquels elles sont facilement solubles.
— Action des acides.
Stables avec les acides minéraux dilués, ces composés forment avec eux des produits d'addition cristallisés et décomposables par l'eau.
— Action des alcalis.
Gräce à leurs oxhydriles phénoliques, les composés flavoniques donnent, avec les alcalis, des dérivés solubles dans l'eau, d'où l'acidification peut à nouveau les précipiter.
La fusion alcaline produit une scission qui aboutit à un phénol et à un acide. Par ce procédé, on peut déterminer la position des groupes hydroxyles et par là établir la constitution moléculaire du corps.
— Action des réducteurs.
L'action in vitro de réducteurs tels que le magnésium et un acide, le trichlorure de titane ou d'autres substances, permettent d'obtenir des solutions dont les colorations vont du rouge au violet, colorations caractéristiques des aglycones des pigments des fleurs colorées en bleu, violet ou rouge : on est donc en présence d'anthocyanes.
Des réductions plus énergiques utilisant |ћудгодепе et le platine permettent de dépasser le stade anthocyanol et d'obtenir par hydrogénation compléte du noyau pyronique des catéchols.
— Action du perchlorure de fer.
En présence de perchlorure de fer, les colorants flavoniques prennent diverses colorations qui, sans étre assez caractéristiques pour servir à leur identification, peuvent compléter diverses autres réactions plus spécifiques.
— Spectres d'absorption.
Les pigments flavoniques présentent, dans la partie ultra-violette du spectre, des caractéristiques spéciales qui ont fait l'objet de nombreux travaux et qui apparaissent comme extrêmement précieux pour préciser leur constitution.
ACTIONS PHARMACODYNAMIQUES
Malgré les travaux qu'elles ont suscités, les actions pharmacodynamiques des flavones ne nous sont connues que d'une fagon реи étendue et assez imprécise.
|| semble cependant que les corps flavoniques entretiennent avec la vitamine P ou vitamine de perméabilité capillaire, des rapports de parenté assez &troits.
Szent Gorgyi étudia l'action des jus de certains fruits (paprika et citron) sur les symptómes vasculaires au cours des syndromes hémorragiques.
Lors du scorbut naturel ou expérimental, l'acide ascorbique [vitamine C) est insuffisant pour améliorer ces symptómes alors que les jus de citron et le paprika ont une grande efficacité.
Cherchant à isoler l'agent responsable de cette action, Szent Согду! cristallise une substance jaune qui présente certains caractéres des dérivés flavoniques : la citrine ou vitamine P (vitamine de perméabilité).
Celle-ci s'avére par la suite composée d'un mélange de deux glucosides du groupe des substances flavoniques : l'une serait l'hespéridine, l'autre l'éryodictyol, ces corps étant deux formes différentes de la flavanone des oranges et des citrons.
Nous avons vu plus haut le schéma proposé par Szent Согду! pour expliquer le róle des flavones dans l'oxydation de l'acide ascorbique au sein de l'organisme végétal. Des travaux ultérieurs amenérent cet auteur à en modifier la disposition.
| - О? + ac. ascorbique + oxydase — ас. déhydroascorbique + Н? O?,
l| - H? O? + peroxydase + flavone + ac. ascorbique > ас. déhydroascorbique.
Ce nouveau schéma montre le róle de co-ferment que la flavone joue dans ce systéme fermentaire.
Dans l'organisme animal, les flavones auraient une action analogue et agiraient ainsi en synergie avec l'ac. ascorbique.
Zacko, en 1939, а montré sur le cobaye scorbutique que la résistance capillaire diminuée n'était pas rétablie dans sa normale
par l'acide ascorbique seul, mais l'est avec les extraits préparés par Szent Gorgyi.
Rusznyack et Benko, en 1941, font disparaître des symptômes d'avitaminose P sur des rats scorbutiques par administration de citrine et de glucosides flavoniques.
Pour Lavollay (1940), le tonus des capillaires étant contrólé par l'adrénaline qui s'oxyde trés rapidement, les composés flavoniques s'opposant à cette auto-oxydation prolongeraient l'effet pharmacodynamique de l'adrénaline.
D'autre part, l'adjonction de certains dérivés hydroxyles flavoniques à une solution de Tyrode augmente la durée de l'action de l'adrénaline sur un intestin isolé de lapin.
Nous verrons ultérieurement tout l'intérét que présenterait l'éclaircissement définitif de l'action réciproque de ces deux substances ; adrénaline et dérivés flavoniques ; et l'interprétation que l'on pourrait en obtenir pour expliquer certains processus de la pathologie digestive des herbivores.
А côté de sa parenté chimique avec la vitamine P les flavones nous sont connues comme diurétiques, stimulants cardiaques, vaso-constricteurs et hypertenseurs.
La toxicité des flavones, bien qu'assez mal établie, ne paraít pas importante.
Enfin, plusieurs auteurs se sont attaché à étudier l'action des flavones sur le muscle lisse. Dans les parties suivantes de notre travail, nous envisagerons en détail les résultats obtenus et les confronterons avec nos conclusions personnelles,