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ACTION DE QUELQUES SUBSTANCES SUR LA FEUILLE

feuilles ont leur limbe sensiblement réduit en surface; on sait que cette réduction est fonction de la concentration du milieu nutritif; mais elle ne s’opère pas sans transformation du contour, dont les lobes deviennent plus accentués ; la feuille n’est pas restée semblable à elle-même, elle est devenue dentée.

Les feuilles, correspondant à des individus développés dans une solution contenant 10 p. 100 de saccharose, se reconnaissent aussi très facilement à ce que leur limbe est relativement plus large et surtout ne présente plus de lobes ni de dents; son contour est absolument entier.

Avec la mannite, la transformation est encore plus frappante et il serait impossible à un observateur non prévenu de reconnaître la nature spécifique des Radis développés dans une solution de mannite à fi p. 100; la réduction de la plante est

énorme; elle ne mesure guère que 1 centimètre de haut alors que d autres ayant végété pendant le même temps sur la solution minérale, seule ou additionnée de fi p. 100, 10 p. 100 ou lo p. 100 de glucose, mesurent en moyenne o cm., 5 cm. 5,

3 cm. et G mm.; l’action de la solution à 5 p. 100 de manoite est donc à cet égard très comparable à celle qu’exercerait une

solution contenant environ 14 p. 100 de glucose. On voit donc par cet exemple très typique que même la réduction des plantes n’est pas sous la seule dépendance de la pression osmotique du liquide externe, mais qu’il faut tenir compte de la nature spécifique des diverses substances. Les feuilles de ces plantes naines ont un pétiole court et un petit limbe très pointu et finement denté, caractères qui les rendent très différentes des feuilles normales.

Mentionnons enfin l’action de la glycérine qui est également des plus nettes; en solution à 4 p. 100 de ce corps la feuille devient profondément lobée, chacun des lobes présentant à son iour des dents aiguës; le limbe est relativement étroit. Pour des

concentrations variant entre 2 et fi p. 100, le limbe reste entiei,

oiais prend une forme lancéolée de plus en plus étroite, jusqu à ne plus se développer du tout si la teneur en glycérine devient

plus considérable.

Los modifications apportées dans la forme de la feuille par lil mannite et la glycérine, surtout par cette dernière, peuvent

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