‹ Action Des Aldéhydes Sur Les Phénols Polyvalents: Acétals AromatiquesChapitre 10 sur 11 · C+H:/OH · texte numérisé non relu

C+H:/OH

Cette combinaison moléculaire perdant tout son chlore sous forme d'acide chlorhydrique laisserait l’acétal glyoxyl-résorcinique

CsH— OH 0-CHO-£Cb+2H20 GH'/OH CoHi—OH ÆSHOME dOLEHO COL €‘H:/OH

Quant à la fluorescence, on l’expliquerait par l'éthérification de la fonction acide et phénolique:

€SH'—OH NO---CHO -€O?H C‘H:/0H C‘H'—OH Æ NÔ CcHO:c0 - HO. cop Per OS

{ction de l'acide glyoxylique sur la résorcine.

Si nos prévisions étaient fondées et si la formule que nous avons donnée à l’acétal glyoxylique était exacte, nous devions reproduire le même composé en partant de la résorcine et de l’acide glyoxylique.

On prépare une solution de glyoxylate de chaux au ;;, et l'on verse de l'acide sulfurique étendu jusqu’à élimination de la chaux, à l’état de sulfate calcique; on laisse reposer, on filtre et l’on divise la solution en deux parties.

Dans la première on dissout 2 parties de résorcine pour 1 d’acide; elle est ensuite chauffée sur bain-marie bouillant.

Quand de Ja liqueur se séparent quelques cristaux, on introduit par petites portions la deuxième partie d'acide.

Il se dépose ainsi des cristaux blancs et soyeux; on les sépare du liquide, on les lave, on les sèche, et on les purifie enfin par cristallisation dans l’éther.

Ils possèdent les mèmes propriétés que ceux que l’on a décrits. Infusibles et insolubles dans la benzine et le chloroforme, ils se dissolvent dans l’alcool et l’éther.

L'analyse leur assigne pour formule €1*H1205. Nous avons obtenu pour les éléments qui la composent :

CN Te Le Te Re EURE LR 60,7549 RSR En LEE ee Re 4,3065 0 ane am ALP MN Le ee state 35,9390

Chauflés avec de l’anhydride acétique, ils se comportent comme précédemment. La solution reste claire et n’abandonne rien par refroidissement; en distillant, l’anhydride

du résidu se sépare des cristaux, qui fondent à 250° et ont pour formule -E'8H1508, Nous avons trouvé:

Il en résulte que l’analogie est complète entre les deux substances, obtenues l’une avec le chloral et l’autre avec ea k M l'acide glyoxylique, ce qui confirme nos prévisions et apporte un puissant appui aux formules que nous leur avons assignées.

Action de l'aldéhyde éthylique sur le pyrogallol.

Acétal pyrogallique.

On dissout 50% de pyrogallol dans 500 d’une solution contenant 55° d'acide sulfurique et 25°° à 3o°° d’une solution d’aldéhyde au < ; le tout est chauflé dans un ballon placé sur un bain-marie bouillant.

La liqueur ainsi constituée n’abandonne rien, et si l’on introduit, comme pour l’acétal résorcinique, de l’aldéhyde jusqu’à cristallisation, il arrive un moment où la température s'élève, et le tout se prend en masse spongieuse, dans laquelle le liquide disparait entièrement.

On évite cet inconvénient dû à un phénomène de saturation, en laissant couler l'aldéhyde très lentement et observant avec soin la liqueur. Dès qu’elle se trouble on cesse l'arrivée d’aldéhyde, et on laisse la cristallisation s’opérer complètement, puis on introduit à nouveau de l’aldéhyde, jusqu'à épuisement du pyrogallol.

L’obtention des cristaux est rendue plus facile si, la solution étant placée dans une fiole, on fait arriver sur la paroi un jet de vapeur. Il s'établit un courant de la partie froide vers la partie chaude, qui facilite singulièrement Ja cristallisation et supprime en grande partie la sursaturation.

Quel que soit le procédé employé, on obtient toujours une cristallisation colorée, dans laquelle on aperçoit après dessiccation des cristaux incolores. Parfois mème, telle solution, d’où se sont déposés des cristaux rouges, abandonne avec le temps et spontanément des cristaux incolores.

Toutes ces modifications sont ramenées à une seule trés

facilement, ou mieux séparées.

On les dissout dans un mélange d'alcool et d’éther, et la solution est versée dans l’eau bouillante; il se déposera des aiguilles incolores. Ou bien la même solution est superposée à une colonne d’eau ; le mélange de l’eau et de l’éther alcoolique s'effectue peu à peu ; en même temps il se dépose des aiguilles incolores et de gros cristaux bruns.

Cette séparation est très remarquable, étant réalisée spontanément.

Les aiguilles incolores sont insolubles dans l’eau, la benzine et le chloroforme, peu solubles dans l’alcool et dans l’éther.

Assez stables à la température ordinaire, elles prennent avec le temps une coloration violacée. Très sensibles à l’action de la chaleur qui les brunit très rapidement, elles se prennent vers 260° en une masse pâteuse qui bientôt charbonne.

Analysées, elles nous ont donné les résultats suivants, moyenne de trois analyses :

RE CE To os 50 ,9820 on RC Re Re 6,3054 Oise SE ns RE 42,7126

Le calcul pour la formule -&8 H8 0, 2H20 donne Cisco ccpoiccreMt et Ce en 51,0638 HS Re CR Re 6,38; RER SL me) 42,5535

Desséchées à 100° dans un courant sec, elles se désagrègent et, par cristallisation dans l’éther de la poudre, on obüent des cristaux légèrement teintés en brun répondant

à la formule de l’acétal anhydre € H°0*.

CR ER RC TC 62,950 Le PS RE en ot Ua rer 08929 OR E SRE RE CC ee 31,729

CRUE SR RE EE AA 63-107 He 5 ,263 OR AE EE Te 91078

Le =.

? PPS

ACTION DES ALDÉHYDES SUR LES PHÉNOLS POLY VALENTS. 9)

“Action de l’anhy dride acétique.

58 de cristaux sont chauflés en ballon scellé à 140°, avec dix fois leur poids d'anhydride. Tout d’abord il ya dissolution, mais peu à peu les parois se recouvrent d’une brillante cristallisation.

> Lorsque cette dernière a cessé on laisse refroidir et l’on sépare les cristaux de l’eau mère brune, Ils sont lavés dans l’éther et finalement cristallisés dans ce véhicule,

L’éther acétique de l’acétal pyrogallique est en cristaux prismatiques anhydres d’un blanc éclatant, fusibles à 1850.

Ils donnent à l'analyse les chiffres moyens suivants :

CR Rae eee ets 6r,7384 ER RAT TE MEN AT EE CRE OR TE an ed ane 33,1466

Le calcul pour la formule G'0H10G0", c’est-à-dire l’éther mono-acétique de l’acétal pyrogallique, conduit aux nombres ci-après :

CO ER ire re 61 ,8556 HR RE TN eh os ma 5,1546 (DÉS cer ee D Vue 32 ,9898

D'après tous ces faits, la combinaison du pyrogallol avec l’aldéhyde éthylique a lieu entre 1 molécule de pyrogallol et r molécule d’aldéhyde, Ce résultat est attribuable à la constitution du pyrogallol phénol triatomique contenant une fonction en position ortho; la formule graphique devient alors, en tenant compte de la facile éthérification desdites fonctions :

o CH NCH- CH, >H°0.

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