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Enfin, en prolongeant l’action de la chaleur à 100°, il se dépose une substance d’un brun plus ou moins intense suivant la durée de l'opération.
Ces matières brunes se forment très facilement si l’on ferme le ballon avec un bouchon traversé par un tube s’ouvrant sous une colonne de mercure : il se dégage ainsi beaucoup d’acide chlorhydrique.
Propriétés. — Si lon examine chacun de ces dépôts au microscope, on constate, outre la présence d’une substance cristallisée, un corps amorphe dont la quantité dépend de la durée de l'opération et de la température; il est dû à une action secondaire de l'acide chlorhydrique sur les cristaux blancs ou jaunes.
Ces derniers placés sur une lâmelle et traités par l'acide perdent peu à peu leur structure cristalline : ils deviennent amorphes; cette transformation, visible au microscope, ne laisse aucun doute sur les causes de la présence d'un grand nombre de substances dans une même réaction et de leur aspect variable.
De cette étude préliminaire nous avons tiré une marche rationnelle pour arriver à l'obtention d'un produit défini et éviter les complications moléculaires.
100%" de résorcine sont dissous dans un litre d’eau contenant 20%" de bisulfate de soude; on ajoute 5o$" de chloral hydraté, et le tout est abandonné à soi-même, à la température de 20°.
Ilse dépose des aiguilles soyeuses et incolores, et, lorsque ce premier dépôt tend à être remplacé par des cristaux jaunes, on le sépare et on le lave par décantation jusqu’à ce que l’eau de lavage ne précipite plus par le nitrate d’argent; enfin on les sèche à la température ordinaire et à l'abri de la lumière,
Que l'opération soit faite à froid ou avec l’aide de IE
chaleur, on constate toujours la formation de l'acide chlorhydrique. Cette circonstance permet d'opérer avec
ACTION DES ALDÉHYDES SUR LES PHÉNOLS POLY VALENTS. 19
des liqueurs peu chargées en acide ou en bisulfate, et même de les supprimer complètement.
La formation des cristaux est plus lente. M. Michael a suivi, comme je l'ai dit, cette production d’acide chlorhydrique, mais sans signaler l'influence qu’elle avait sur la nature des produits.
Propriétés. — Les cristaux incolores ne contiennent pas de chlore, insolubles dans l’eau, dans la benzine et le chloroforme ; ils se dissolvent dans l'alcool et l’éther.
Dissous dans les lessives alcalines, la solution prend une teinte rouge, qui bientôt est remplacée par une magnifique fluorescence verte identique à celle de la phtaléine de la résorcine.
La fluorescence des solutions alcalines, que nous retrouverons avec le dérivé de l’acide glyoxylique, ne se produit pas avec l’acétal éthyl-résorcine ; elle semble être la conséquence de la présence d’un groupe carboxyle s'éthérifiant avec la fonction phénolique, comme il arrive avec la résorcine et l’acide phtalique. Chauffés à 250°, les cristaux jaanissent et, sans fondre, laissent distiller de la résorcine.
Composition.— Les cristaux, purifiés par cristallisation dans l’éther, ont donné à l’analyse les chiffres suivants, moyenne de trois dosages :
PRÉ Tsrae PÉSSE a RE ane 60,5985 RAR PE Me ne ee cet 4,2965 ONE TR SN EP ANT ES ER PPE 35,1050
Le calcul pour la formule €tHt?05, dérivée de l’é-
quation suivante :
C14H12056— C2H:03 + 5 GCH$0O2-— H°0,
conduit aux nombres ci-après :
MSA CD LTD OT ro ECTS 4 ,2826
Desséchés au-dessus de l'acide sulfurique, la teneur en carbone s'élève; en même temps l'aspect des cristaux tend vers le rouge.
Nous avons trouvé :
En calculant les mêmes éléments pour la formule
G'1H1005, on obuent :
(RES CC OR NEA OUR oO on es pe An Le RER SR ce MRC SEE SAT 3,8759
Enfin, les cristaux jaunes, qui se déposent lorsque la préparation est faite à chaud, répondent à un mélange d’acétal glyoxyl-résorcinique et de son éther €1#H1005 ; nous avons trouvé :
Cher TO à JD nes 63,4800 1 ER EE Oo 0e CAES 4,260
Action de l’anhydride acétique.
On chaufle 45 d’acétal en ballon scellé à + 140° avec 908" d’anhydride acétique ; la dissolution est lente, et, par le refroidissement de la solution qui est restée claire, il ne se dépose rien. L’anhydride a été distillé, et du résidu il s’est séparé des cristaux blancs incolores.
Ces cristaux lavés à l’éther et cristallisés dans ce véhicule fondent, à 252°, en un liquide rouge.
Analysés, ces mêmes cristaux nous ont donné
CR OO TOUS ns aa 59,875 Hans TETE PE 4,394 QAR En Pace SR TRUE 35
Le calcul pour la formule 18H16 O8, soit le dérivé diacétylé, conduit aux nombres suivants :
CPR PE ea CA en 60 ,000 (Lo RSR PEN PRET La (DE AT ST ER PRO RE AE 35,556
L'ensemble des résultats obtenus nous permet donc de considérer les cristaux qui se déposent de la solution chloralo-résorcinique comme étant l’acétal glyoxyl-résorcinique.
Sa formation peut être représentée par deux équations; on aurait d’abord une combinaison moléculaire
2 GsH:.(OH).(0H)+ GCB-CHO
€‘Hi—OH " NO.-HO. CIF + CHO.