EN HR
Il se dissout dans l’acide sulfurique concentré en lui communiquant une coloration jaune; il ne se précipite pas par addition d’eau ; la coloration jaune s’atténue sans disparaître.
Le même produit s'obtient lorsqu'on soumet l’acide naphtylaminopyruvique à une ébullition prolongée avec l’alcool et qu’on évapore la solution filtrée ou bien lorsqu’on soumet ce corps à l’action de la chaleur à Pétuve à 110° ou enfin spontanément à la longue. Cette transformation explique les apparences observées dans la détermination du point de fusion de l’acide f-napthylpyruvique.
Dôbbner a déjà signalé ce corps, qu'il a obtenu exclusivement dans l’action de la $-naphtylamine à chaud et en solution alcoolique. Cela n’a rien que de très naturel si l’on tient compte de l’action condensante de l’alcool sur l'acide B-naphtylpyruvique ; maïs ce qui semble plus étrange, c’est que Dübbner a également obtenu exclusivement l’acide $-naphtyluvitonique au bout de vingt-quatre heures, en opérant à froid et en solution éthérée.
5o L, SIMON.
208" d'acide pyruvique et 148" de B-naphtylamine lui ont fourni 7% d’acide méthyleinchoninique (naphtyluvitonique).
Dans des conditions à peu près identiques, c’est-à-dire à froid et en solution éthérée, 20f d’acide pyruvique et 27%" de $-naphtylamine m'ont donné presque immédiatement 20% d’acide f-naphtylaminopyruvique, et ce n’est qu'au bout de plusieurs jours que les eaux-mères éthérées ont abandonné à peu près 2% d’acide méthylcinchoninique.
Il n’est pas inutile de dire que l’acide naphtylaminopyruvique, conservé sec dans un flacon bien bouché, prend une teinte rougeûtre et subit une transformation intégrale en acide naphtyluvitonique.
$ 8. — ACTION DE L’a-NAPHTYLAMINE SUR L'ACIDE PYRUVIQUE.
L'a-naphtylamine se comporte tout différemment.
On mélange 30° Jde base dissoute dans une très petite quantité d’éther et 20%" d'acide pyruvique ; le mélange ne se trouble pas et ne s’échauffe pas. Il ne se fait, même à Ja longue, aucun dépôt ; pendant plusieurs jours la liqueur reste claire.
Au bout de quelques jours, on observe la présence de quelques légers cristaux, qu’on agite avec une baguette ; cette agitation détermine, au bout de quelques minutes, la formation d’un dépôt cristallin abondant. Mais ce n’est rien autre chose que la naphtylamine inaltérée, très soluble dans léther, mais se déposant par l’évaporation du dissolvant.
On l’a d’ailleurs vérifié en faisant fondre deux échantillons côte à côte, l’un d’a-napthylamine pure, l’autre du produit obtenu. L'un et l’autre fondent et se solidifient à la même température. Peut-être cependant y a-t-il à la longue réaction entre les deux produits, car le mélange
ACTION DES AMINES AROMATIQUES. 5r
devient visqueux et prend une odeur propre qui n’appartient ni à l’acide ni à la naphtylamine. En tout cas, on
n’a pu en retirer jusqu'à présent aucun corps solide particulier.