MATHIEU
destiné à’entourer l’avant-bras ou de préférence le bras. Ce brassard, haut de 17 centimètres, long de A5 centimètres peut être exactement appliqué à tous les bras. Un tube de caoutchouc très résistant relie le brassard à une des extrémités de la branche horizontale du tube en T. Une tubulure métallique met en communication les deux coussins l’un avec l’autre et avec le reste de l'appareil. Cette tubulure portait, dans les premiers modèles, un robinet (R) qui permettait d'isoler complètement à volonté le coussin-supérieur. Dans le modèle actuel le robinet est remplacé par un isolateur automatique, qui permet d'obtenir ce même résultat avec plus de commodité. *
3° Un manoimètre métallique de ro centimètres de diamètre, gradué en millimètres de mercure, de 50 à 300 millimètres, et d’une sensibilité extrèême permellant d'objectiver les plus légères modifications de la paroi de l'artère comprimée. Un tube de caoutchouc à lumière presque capillaire relie le manomètre à l’autre extrémité de la branche horizontale de tube en T.
4° Üne soufflerie constiluée par une pompe (E) avec étrier et aileltes, ne nécessitant l'emploi que d’une seule main. Getle pompe est reliée à l’extréimité de la longue branche du tube en T.
5° Un anneau digital, en cuir inextensiblie, doublé intérieurement d’un manchon circulaire en caoutchouc. Pour mesurer la tension artériolaire
on substitue, sur l’appareil monté, cet anneau au grand brassard. Réglable, il peut être exactement ajusté à tous les doigts.
TECHNIQUE. :— Recherche de la tension artérielle Maxima. — Monter l'appareil comme le représente la figure ci-dessus ; appliquer très exactement le brassard autour du bras, s'assurer de la fermeture complète de la valve (en vissant la molette de gauche à droite), puis gonfler le brassard en quelques coups de pompe. L’aiguille du manomètre se déplace dès que la contre-pression dé-
passe 50 millimètres de mercure, et présente des oscillations rythmiques. Elevant progressivement la contre-pression on amène l'aiguille en un point tel, variable suivant les cas, que toute ,oscillation
| cesse. j
Ouvrir alors légèrement la valve (en tournant de droite à gauche la molette D) et laisser Faiguille redescendre très lentement. Bientôt, quelques oscillations apparaissent. On referme aussitôt la valve pour arrêter la décompression et on recherche si les oscillations sont bien dues au rétablissement de la circulation artérielle, à la perceplion d'une ondée sanguine si légère soit-elle, par le coussin inférieur. Pour le faire, on appuie sur la poucette de l’Isolateur (R), ce qui isole du reste de l'appareil, le coussin supérieur du brassard. Si malgré cette nanœuvre du séparateur les oscillation de l'aiguille persistent, c’est que les on-
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dées sanguines qui les provoquent sont perçues par le coussin inférieur, et, dans ce cas, le chiffre lu sur le cadran est celui de la tension artérielle maxima. — Mais si les oscillations cessent lorsque s'exerce la pression du doigt sur la poucette de l’Isolateur (R), c’est que la compression exercée est encore trop élevée pour permettre à l’ondée sanguine de se manifester, et les petites oscilla- Lions que l’on observait avant la manœuvre du sé-
parateur doivent être négligées.
Dans ce dernier cas, laisser (en cessant toute pression sur la poucette de l’isolateur (R) se rétablir automatiquement la communication entre les deux coussins ; diminuer légèrement la contrepression en entrouvrant la valve (D) et chercher par tâtonnement le point le plus élevé où la manœuvre de l'isolateur n’entraîne plus l'arrêt des oscillations de l'aiguille. — Le chiffre lu à ce moment sur le cadran du manomètré indique la valeur de la tension artérielle maxima.
Recheche de la tension artérielle minima. — Au cours de la décompression que l’on poursuit après avoir noté ainsi la tension maxima on voit les oscillations de l'aiguille augmenter d’amplitude et, en un certain point, atteindre un maximum au-delà duquel elles décroissent progressivement. C’est à ce point où l'aiguille présente ses oscillations de la plus grande amplitude que cor-
respond le chiffre de la tension minima du sang dans l'artère. ; |
Recherche de la tension artériolaire. — 1° Subs- Liluer le manchon (B) au brassard (A). Entourer l'index du sujet de ce manchon qu'on ajuste exactement autour de la deuxième phalange.
2° Ischémier l'extrémité du doigt en l’entourant d’une bandelette élastique que l’on enroulé en exerçant une légère traction. Gonfler alors le manchon avec la ponipe (un seul coup suffit) et amener l'aiguille du manomètre à un poin élevé, 250 millimètres par exemple.
3° Dérouler la bande élastique. La compression exercée sur le doigt par le manchon fait obstacle au retour du sang et la paleur de la dernière phalange indique la persistance de l’ischémie.
4° Ouvrir alors la valve, et laisser redescendre lentement l'aiguille. En un certain point, 130 millimètres par exemple, une coloration rouge lue au retour du sang se substitue assez brusquement à la päleur du lieu le retour du sang, indique,la valeur de la tension artériolaire.
Chez un sujet normal et jeune, la tension artérielle maxima est de 135 à 150 millimètres de mercure. La tension artérielle minima est de 75 à 8o millimètres et la tension artériolaire est de 130 à 140 millimètres.
Ayant en main cet appareil pour mesurer la
tension, nous nous sommiee servis, pour produire la lumière et la chaleur, d'un appareil sensiblement semblable à celui représenté ci-dessous et que nous devons à l’obligeance du constructeur M. Malaquin.
Bain de lumière
Cel appareil, construit en noyer ciré, est de forme : hexagonñale. Sur un des panneaux sont fixés 9° interrupteurs, un COupe-circuit,
et. une prise de courant générale. L'intérieur est garni de six glaces étamées et biseautées de façon à ce que les raccords des glaces entre elles n° donnent aucune ombre aux lignes de démarcation. Au centre se place un tabouret à dossier mobile en hauteur pour personnes de petites et grandes tailles. À la base du tabouret est fixée une glace élamée sur laquelle sont montées quatre lampes qui projettent leur lumière sur une glace sans tain qui forme le siège. Ce groupe de lampes est commandé par un allumage spécial. Ge système d'éclairage se fait au moyen de 4 rampes de 8 lampes chacune commandées par deux interrupteurs el par groupe de 4 lampes. Les lampes peuvent être de 5, 10, 15, 32 bougies et de couleur uniforme ou différentes, blanches, rouges.
bleues ou autres couleurs. L'allumage peut être fait sur la demande soit par rampe, pour la projection sur un côté du malade seulement, soit par rang pour la ‘projection tout autour du malade par la partie inférieure, médiane, ou supérieure.
Une ouverture ronde est pratiquée dans la porte qui forme un des six côtés de l'appareil afin que le médecin puisse surveiller le pouls de son patient. Un thermomètre mobile placé à la partie supérieure indique la température atteinte dans lPap-
pareil même.
Bien entendu la tête du patient se trouve en @&
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hors de l’appareil afin qu’il ne soit pas inconimodé par la température élevée de l’intérieur.
En résumé, ce meuble donne le maximum de:
reflet puisqu'il n’est composé que de glaces élamées. [Il permet d'obtenir toutes les combinaisons d’allumages et d'atteindre toutes les températures.
Bains Dowsing.
Enfin nous pouvons, si nous voulons, avoir les deux actions réunies de la chaleur et de la lumière avec le bain Dowsing.
C’est un bain complet de chaleur radiante lumineuse se composant de quatre grands réflecteurs de cuivre contenant chacun deux ampoules Dowsing el fixés sur des supports mobiles. Le malade repose sur un lit recouvert d’un matelat d'amiante, les réflecteurs sont placés de chaque côté du lit et une couverture en amiante est placée au-dessus des réflecteurs, sans toucher le corps en aucun point excepté au niveau du cou qu'elle entoure laissant ainsi la tête à l’air libre.
La distance séparant la lumière du corps doit être de 30 à 4o cent. Il suffit d'agir sur lappareil de commande du courant électrique et sur le régulateur pour obtenir, en quelques instants, ja chaleur prescrite. Le malade qui se trouve, la tête exceptée, dans une atmosphère de 250 à 260 degrés n'éprouve aucune fatigue et peut causer ou lire sans malaise. |
Que le corps humain sans être brûlé atteigne
une température semblable, paraît paradoxal quand on songe qu'un bain de vapeur à 46° n’est supportable que peu de temps, et qu’il n’est pas sans danger de séjourner dans des études à 80 ou 100 degrés.
AVANTAGES DES BAINS THERMO-LUMINEUX SUR LES AUTRES MOYENS DE PRODUCTION DE LA CHALEUR
Ces appareils producteurs de chaleur et de lumière offrent sur tous les autres procédés de nombreux avantages.
D'une façon générale ils ont, sur tous les autres modes de traitement par la chaleur, l’action combinée de la chaleur et de la lumière.
L'on peut d’une façon très simple, par l’ouverture d’un plus ou moins grand nombre de lampes, s'arrêter exactement à la température désirée ; et l’on peut plus facilement qu'avec n'importe quel autre moyen, faire agir la chaleur sur la partie du corps qu'il semble préférable à l'opérateur. Chose importante, on peut atteindre la température voulue aussi lentement qu'on le dé-
Lu
sire.
Enfin, la chaleur atteint l’intérieur du corps par conduction après pénétration lente à travers les tissus qui opposent, par leur structure, une
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grande résistance au passage des rayons chauds mais permet aux rayons lumineux de passer facilement ; lorsque l’on veut ne se servir des bains de lumière que pour provoquer une profonde élimination par la peau, le temps d'application nécessaire est beaucoup plus court qu'avec tout autre bain de vapeur ou d’air chaud.
/TEGHNIQUE DU BAIN DE LUMIÈRE. — Ayant remarqué, remarques confirmées par les expériences de Levaschew (voir plus haut) que la chaleur appliquée trop brusquement produisait une phase d'hypertension précédant le moment de l’abaissement de la pression sanguine, nous nous sommes tenus aux règles suivantes :
1° Le malade entre, complétement nu, dans la boîte du bain de lumière. Il porte à son bras le brassard du sphygmométroscope relié au manomètre placé extérieurement, par le tube de caoutchouc, qui sort de la cage. On ferme la boîte, la tête seule du patient émerge. |
2° Allumer les lampes en commençant par celles situées près des jambes du malade, puis remonter progressivement, en opérant très lenterent, de façon que les lampes situées au niveau des épaules ne soient allumées que les dernières et au moins 7 à 8 minutes après l'ouverture des premières allumées.
3 Ne pas quitter de l'œil le manomètre du
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sphygmométroscope indiquant la {ension artériclle et la fréquence du pouls.
h° Tenir des compresses fraiches sur le front du malade, ou lui rafraîchir la tête à l’aide d’un ve:-tilateur.
9° Le questionner sans cesse sur ses sensations.
6° Arrêter le bain si le pouls a tendance à s’affoler, ainsi qu'à la moindre indication d'un malise quelconque du patient. ;
Au sortir du bain thermo-lumineux, le malade est douché à l’eau chaude, enveloppé dans des couvertures de laine et reste étendu une demiheure sans bouger.
En opérant de la sorte, nous n'avons jamais eu le moindre moment de danger, tout en obtenant parfois, des baisses énormes de la tension artérielle. Nous n'avons jamais, non plus, eu l’occasion de dépasser 4g° el nous-avons toujours arrêté Je bain alors que le pouls avait tendance à dépasser 120 pulsations à la minute.
Nous croyons qu'il sera prucent de ne pas prolonger inconsidérément le bain, car on peut admettre que la chaleur dilate d’abord fes vaisseaux superficiels, plus directement exposés, puis les vaisseaux profonds, si son action se prolonge suffisamment. Cet état de vaso-dilatation totale expliquerait les malaises provoqués par” l'hyperthermie prolongée : les vaisseaux dilatés à leur maximum et privés de leur lonicité, n'opposent au