‹ Action des Bains Thermo-LumineuxChapitre 15 sur 32 · ME AS · texte numérisé non relu

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cœur que l’élasticité que leur laisse la constitution de leurs parois ; ils sont soulevés et distendus brusquement, à chaque systole, à la façon de ce qui se passe dans l'insuffisance aortique ; en outre, ils n’assurent plus, par leur tonicité, le débit régulier du sang qui n’est plus que poussé directement par les pulsations cardiaques que le cœur mulliplie pour faire face à la situation. De là ces malaises multiples qu'on observe dans les séances: trop longues : éblouissements, bourdonnements d'oreilles, vertiges, palpitations et enfin syncope du cœur surmené (Pariset).

Cependant, nous citerons d’un autre côté, les expériences de KELLOG chez des individus atteints de néphrite interstitielle. Cet auteur ayant remarqué l’abondante sudation produite par les bains de lumière, sans augmenter le travail du cœur eut l’idée de les utiliser chez les malades ayant de lalbumine, pensant agir sur les symptômes et non sur la cause. « IF y a souvent, dit-il, prompt sou- « Jlagement apporté à la congestion et à l’inflam- « mation des viscères par une diversion de la moi- «Lié ou des deux tiers de la masse sanguine sous « la peau ; ces bains, dit-il, peuvent être prolongés plusieurs heures, en prenant soin,de temps en « temps, de refroidir la tête du malade: » Les crises d’urémie seraient une contre-indication.

But de ce Traitement

Ce qui nous a incité à appliquer ce traitement aux cardiopathies artérielles, c’est d’une part, l’hypertension caractéristique de ce groupe de maladies, et, d'autre part, l’action puissante que nous pouvons exercer sur la tension, par ces bains thermo-lumineux.

Nous lisons, en effet, dans le Traité des Maladies du cœur, de Hucrarp, que la filiation des accidents aboutissant au développement de l’artériosclérose, peut être résumé ainsi : « Le 1° anneau de la chaîne pathologique commence à l’adultération sanguine, puis vient le 2° stade où l'hypertension artérielle est d’une importance prépondérante, enfin dans un troisième et dernier stade, à la faveur de l’irritation vasculaire produite par celte hypertension artérielle, se développent les Jésions scléreuses des vaisseaux. » Roy et Apami, de Cambridge, confirmèrent, par des expériences ces conclusions basées sur de nombreuses obser-

vations.

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