Sang desséché
— 3. Cendres;
. Nitrate de potasse;
. Sulfate de potasse; . Nitrate de soude; — 9. Kaïnite;
— 10. Chlorure de potassium ;
# — 6. Sulfate d'ammoniaque; 5)
— 11. Scories ;
— 12. Superphosphate ; — 13. Sulfate de fer ; — 14. Sulfate de chaux.
Les numéros 15 sont les deux carrés témoins.
Dans chaque place d'expérience on repique des jeunes semis du printemps précédent: chênes pédonculés, sapins pectinés, pins sylvestres, maritimes et noirs.
On ajoute partout un rang de jeunes chênes recépés au niveau du collet de la racine, afin de pouvoir observer l’action des divers corps au point de vue des rejets de tige.
Quelques pins piniers ont été repiqués dans la rangée des pins noirs.
Dès le 26 avril 1907, la plupart des résineux sont tués dans le chlorure de potassium, le sulfate de potasse, la kaïnite, le nitrate de potasse, le nitrate de soude, le sulfate d’ammoniaque; ils sont vivants dans les autres engrais.
Au 31 juillet 1907, la végétation est excellente dans le sulfate de chaux, le superphosphate, les scories, la chaux, le fumier, satisfaisante dans les carrés témoins, mauvaise dans le sulfate de potasse, le nitrate de soude, la kaïnite, les cendres, le sang ; très mauvaise dans Le chlorure de potassium, lenitrate de potasse, le sulfate d’ammoniaque ; nulle dans le sulfate de fer.
I est à noter que la chaux a donné des résultats moins bons pour les sapins que pour les autres essences.
Au 15 septembre 1907, le sulfate de chaux, le superphosphate, les scories (sauf pour trois pins noirs), la chaux (sauf pour le pin pinier), le fumier, fournissent les résultats les meilleurs. Vient ensuite le témoin. Le sulfate de chaux à notablement plus favorisé les rejets de chêne que les autres substances. ;
Dans les cendres et le sang desséché tous les végétaux sont mourants.
Sauf quelques chènes dépérissants, qui ne conservent quelque vitalité que grâce aux réserves de leurs cotylédons,
tous les végétaux ont péri dans le sulfate de potasse, le nitrate de soude, la kaïnite, le chlorure de potassium, le nitrate de potasse, le sulfate d’ammoniaque, le sulfate de fer.
Fig. 25. — Chêne pédonculé, semis de 1906.
Recépage du 18 avril 1907. Sol de jardin.
Action comparative du sulfate de chaux (A) et de la terre ordinaire (B) dans la production des rejets de tige.
Expérience du 18 avril 1907 au 7 octobre 1907
Le 20 novembre 1907, le résumé de Pétat végétatif est :
Tout excellent dans le sulfate de chaux, le superphosphate, les scories (sauf 3 pins noirs), la chaux (sauf les pins piniers et les sapins), le fumier ;
Tout médiocre dans les cendres ;
Tout dépérissant dans le sang desséché ;
Tout mort, sauf quelques chènes, dans les autres substances. |
Le contraste est frappant surtout entre les beaux rejets ‘ de chêne obtenus dans le plâtre et ceux qui sont fournis dans le témoin.
L'expérience est continuée en 1908.
Au 30 avril 1908, on remet 200 grammes (par mètre carré) des divers corps expérimentés.
Au 26 septembre 1908, on constate /es excellents effets du superphosphate et du sulfate de calcium ; le maritime est, notamment, remarquable dans leurs carrés.
Le fumier de cheval, et les scories ont très bien réussi.
Dans La chaux, les feuillus sont en parfait état de végétation ; mais les sapins pectinés souffrent visiblement, et plusieurs présentent des feuilles jaunies.
Les essences végètent assez bien dans le carré témoin.
Les autres corps ont été plus ou moins toxiques.
L'examen du 30 octobre 1908 confirme ces résultats : Végétation superbe dans les carrés du superphosphate et du sulfate de calcium ; bonne influence des scories et du fumier ; action de la chaux stimulante pour les feuillus mais nuisible aux sapins peclinés.
Pin sylvestre
Pinus sylvestris Expérience du 8 mai 1908.
Sur des planches déjà garnies de pins sylvestres, semés
au printemps 1907 et repiqués à l’automne 1907, très réguliers, on à choisi des places d'essais de 4 mètre carré ; dans
EXPÉRIENCES EN TERRAIN NATUREL sl
ces carrés d'expérience on a mis entre les lignes de pins et enterré légèrement 100 grammes des engrais suivants :
Sulfate de calcium, superphosphate, scories, chaux, sulfate de fer, sulfate de potassium, chlorure de potassium, nitrate de soude, sulfate d’ammoniaque, kaïnite, nitrate et sulfate de manganèse.
Au 2% octobre 1908, on a constaté que les quatre premiers corps ont bien réussi ; les sulfates de fer et de potassium, ainsi que les nitrate et sulfate de manganèse n’ont pas marqué ; le chlorure de potassium, la kaïnite, le nitrate de soude, le sulfate d’ammoniaque ont été nuisibles. On ne peut donc pas, comme plusieurs sylviculteurs l'avaient pensé, compter sur les sels de manganèse pour activer la végétation du pin sylvestre.
3° BOUTURAGES
Saule-osier, Peuplier noir
Salix viminalis Populus nigra
Dans nos expériences sur les semis (17 avril 1906), et sur les recépages (18 avril 1906), nous avons mis, en bordure des places d'essais, des boutures de saule-osier, et de peuplier noir.
Nous avons constaté que c’est dans le sulfate de chaur, le superphosphate et les scories que les boutures reprennent le plus vite et offrent la plus belle végétation.
Les composés du potassium et du sodium sont les plus
toxiques.