EXPÉRIENCES EN FORÊT
Ces essais ont pleinement confirmé les résultats précédemment obtenus. Ils ont porté sur le chêne pédonculé, le bouleau commun, le pin sylvestre, en février 1907.
La technique était la suivante :
Les plants utilisés sont des semis du printemps 1906.
Les vides à repeupler étaient situés dans des taillis coupés l’année précédente, et débarrassés de leurs produits.
La composition géologique et chimique du sol représente la moyenne de la forêt d'Orléans.
Deux ouvriers, un bêcheur et un planteur, travaillent de concert. Le bêcheur, à l’aide d’une bêche demi-circulaire, creuse un trou de la profondeur d’un fer de bêche, et dépose, à côté de ce trou, la terre qui en provient. Le planteur, qui porte un sac contenant la provision d'engrais expérimenté, saupoudre le fond et les bords du trou d'une pincée de cet engrais (environ ÿ grammes) ; une autre pincée, sensiblement de même poids, est mélangée à la terre retirée du trou. Puis la plantation a lieu comme de coutume. Le planteur maintient d’une main le jeune plant au centre du trou, le collet de la racine au niveau dusol naturel, et, de l’autre main, tasse légèrement autour du jeune plant la terre mélangée à l’engrais ; celle qui était précédemment à la surface est mise au fond du trou et inversement. Le trou est rempli et la plantation achevée sans perte sensible de temps. La dépense d'engrais a été d'environ 100 kilogrammes à l’hectare, les plants étant repiqués à 1 mètre les uns des autres.
La réussite a eu lieu pour les mêmes engrais que nous avons déjà signalés : sulfate de chaux, superphosphate,scories, chaux.
Le sulfate de chaux est tout particulièrement remarquable : il a notablement favorisé les reprises de pins sylvestres dans les sols les plus pauvres, déjà envahis par les bruyères, et pendant une année particulièrement sèche.