RIT
brement pulmonaire-- respiration irrégulière et anxieu-
se — gros foie douloureux — réflux jugulaire — pouls
. misérable, rapide, irrégulier — tension artérielle basse
— bruits du cœur assourdis.
Ce sont ces symptômes dont Etienne Bernard a pu dire, dans sa thèse, qu'ils « traduisent la stase sanguine et la congestion rénale, la pléthore hydrémique et la faiblesse de la contraction cardiaque ; ils donnent mieux que des noms de maladies les indications réelles de la saignée.
Chacun de ces symptômes, pris en soi, semble banal... mais quand ces symptômes sont réunis, sans parler de cet état d’anxiété et d'anhélance qui frappe si souvent, ils sont les témoins d'une asphyxie progressive et ils commandent la saignée d'urgence.
Saigner, c’est saigner d’abord le ventricule droit et, par suite la petite cireulation : aussi est-ce au cours de,
l'asystolie pulmonaire que Fon à les meilleurs résultats.
Action de certaines hémorragies spontanées
chez les cardiaques.
D'ailleurs ces résultats heureux de la saignée chez les cardiaques peuvent s'observer sans qu'on ait eu à intervenir.
Nous voulons parler de ces cas d’hémorragies qui surviennent spontanément.
Epistaxis, qui sont peut-être les plus fréquentes, gastrorragie, hémorragie intestinale, peuvent déterminer une amélioration identique ou supérieuse à celle qu'eut apportée la saignée. La question est particulièrement intéressante. :
Ces hémorragies peuvent être minimes et se répéter mettant ainsi le malade à l'abri des accidents bruyants de l'insuffisance cardiaque, jouant en quelque sorte le rôle de soupape de sûreté.
Il est plus fréquent de voir se produire des hémorragies abondantes.
Les unes et les autres peuvent être dangereuses par
leur localisation : les hémorragies cérébrales ou ménin-
td
gées, par exemple, déterminent des troubles, parfois plus graves que ceux qu'aurait pu engendrer l’asystolie elle-même ; mais les déperditions sanguines importantes offrent un intérêt considérable. D'abord elles sont souvent plus grandes qu’on oserait les réaliser en thérapeutique et elles déterminent par ce seul fait une amélioration souvent capitale : observation I-IT-IV.
On mesure mieux ainsi la portée qu'aurait une pratique plus hardie de la saignée dans bien des cas,
En outre, l'intérêt qu'on trouve à ces spoliations sanguines spontanées c’est qu'elles se produisent souvent en dehors de toute action thérapeutique. On woit, par conséquent, au mieux les effets de la saignée, puisque les phénomènes observés ne peuvent être attribués qu'à la perte de sang.
C’est ainsi qu'on s’est aperçu qu'une émission de sang assez abonflante peut déterminer la disparition des troubles fonctionnels : dyspnée, angoisse, insomnie — et des troubles objectifs : tachyarythmie, souffle cardiaque d'insuffisance. Bruit de galop. OEdèmes. Oligurie, sans qu'on ait besoin de recourir même à une: médication ad-
juvante dans certains cas.
Si d'autre part la thérapeutique usuelle de l’asystolie est souvent inopérante, après des saignées insuffisantes, on l'a vue devenir particulièrement efficace après une évacuation abondante de sang.
Ces faits permettent d'étudier mieux l'importance du retentissement de la saignée sur la dilution sanguine et
sur la diurèse,
Les émissions sanguines dans l'insuffisance
ventriculaire droite
L'Insuffisance ventriculaire droite est extrêmement fréquente. « Il n’est pas de cardiopathie, où tôt ou tard elle ne puisse se manifester et cela explique que le tableau de l'asystolie elassique soit fait essentiellement de ces symptômes ». (Lecomte). j
Elle survient aussi bien après une cardiopathie aigüe qu'après une Cardiopathie chronique ; elle peut être secondaire à une lésion valvulaire ou à une dilatation du veniricule gauche chez un hypertendu ou un brightique ; elle peut être la conséquence d’une myocardite infectieuse où toxique. Dans tous les cas elle se caractérise toujours par un ensemble de symptômes qui la font reconnaître souvent d'emblée,
Au début, dans les cas d'insuffisance ventriculaire droite relativement pure, il s’agit d’abord de symptômes
subjectifs : dyspnée d'effort, toux persistante, palpita
M. ibn os Con lt D
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tions à la marche et de symptômes objectifs : les lèvres et les pommettes sont bleuâtres, les jugulaires sont un peu distendues ; on constate une infiltration déjà appréciable de la région malléolaire.
Cependant, le pouls est régulier, sauf quelques extrasystoles. Il faudrait une insuffisance auriculaire pour avoir déjà une arythmie complète.
On ne retire aucune indication de la pression artérielle. |
À la radiographie, on constate des cavités droites un peu accrues.
Cet état peut durer pendant des mois. Mais que survienne un écart de régime, une fatigue inusitée ou répétée, on voit les accidents se compléter, se préciser, se grouper et donner enfin le tableau de la classique asystolie droite.
Soutenu par deux ou trois oreillers, le malade est somnolent, sa respiration est rapide, son visage est violacé, les veines du cou sont gonflées ; en le‘découvrant, on constate un œdème marqué aux malléoles qui remonte jusqu’à la euisse où il prédomine à la partie déclive, intéressant souvent le serotum.
La palpation de l'abdomen, qui laisse parfois une dépression en godet sur la paroi œdématiée, montre que la région hépatique est douloureuse : le foie congestionné déborde les fausses côtes largement. Sa palpation en masse provoque un reflux dans les jugulaires.
Souvent les conjonctives sont subictériques.