‹ Action du brome: sur la caféineChapitre 5 sur 13 · EST V · texte numérisé non relu

EST V

différence qui pour le cas présent n'offre pas de grandes garanties, étant donné que M. Gomberg les décrit comme des poudres amorphes dont l’une est fusible à 170°, l’autre à 206°.

Le nitrate d'argent à froid aurait sufli à établir une distinction entre ces deux dérivés. En effet, si le bromhydrate de bibromure de caféine a la formule qui lui a été assignée, c’est-à-dire CSH!AZz'O*HBr,Br°, sous l’influence du nitrate d'argent, il doit céder tout son brome à l’état de bromure d’argent; tandis que le second, le bromhydrate de monobromocaféine bromée C*H°BrAz'O?, HBr, Br, soumis au même traitement, ne peut perdre que deux atomes de brome et doit laisser de la monobromocaféine facile à caractériser. Nous verrons plus loin que parmi les composés bromés décrits se trouve précisément un dérivé répondant à la formule C$H!A7'0?,Bri, ‘qui serait analogue au bromhydrate de bibromure de caféine de Gomberg.

Le nitrate d'argent à froid en sépare la totalité du brome, laissant de la caféine; de plus, il possède un point de fusion et un aspect très différents. Tandis qu'il se rapprocherait par l’aspect du bromhydrate de monobromocaféine bromée, il s’en éloignerait par le point de fusion et l’action du nitrate d'argent.

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