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fié ce fait à maintes reprises sur la souris et sur la grenouille. Nous verrons qu’en plus de l’accoutumance organique, le mode d’élimination du métal peut expliquer ce phénomène.
2° La concentration du sel est très importante, surtout pour les solutions injectables. La toxicité varie avec cette concentration.
Jusqu'à 1/50°, elles semblent directement proportionnelles; mais au delà la toxicité est inversement proportionnelle à la concentration. YosipA, qui a étudié la toxicité du chlorure à deux concentrations différentes, a montré le fait dans ses résultats :
Sol, à 1/100°. 0,4 mgr. pour 10 gr. d’animal (grenouille) — 1/500. 0,1 mgr. — — — — 1/100°. 0,4 mgr. — — (souris) — 1/500°. 0,3 mgr. —- — —
Nous verrons à propos du cœur un exemple FEApE pant de la toxicité des doses infinitésimales.
3° Enfin, la toxicité varie avec la forme chimique sous laquelle on administre le métal, comme nous le verrons en étudiant chaque phénomène en particulier. Les différences sont d’ailleurs la plupart du temps assez minimes. En tenant compte des recherches antérieures, nous classons ainsi les différents sels par ordre décroissant de toxicité.
Acétate, chlorure, bromure, sulfate, citrate, citrate double de sodium et de cobalt, salicylate, azotate, cobaltamine et protéinate.
Cette différence de toxicité s’explique dans une certaine mesure par le fait que certains sels s’éliminent plus rapidement que d’autres et sont par conséquent moins nocifs.
Nous n'avons que l'ouvrage de CHITTENDEN et de Norris (19) pour nous renseigner sur les organes où se fixe électivement le cobalt. Ils donnent à des lapins du nitrate de cobalt dans des capsules de gélatine en étalant les doses; c’est-à-dire que la dose journalière passe pour chaque animal de 0,30 à 3 gr. en 16 jours, par exemple. Ils sacrifient ensuite l’animal et dosent le cobalt dans chacun de ses organes. Les quantités varient pour chaque expérience, par contre la proportion entre les différents organes est respectée dans chacune d’elle. Voici un résultat caractéristique des auteurs américains. Les quantités sont exprimées en milligrammes par 100 grammes de tissu.
Intestin grêle..... 2wr1257 Poumonss. tn. 135 Gros intestin ...... 54,2 Muscles des jambes. 0,6 Hate: tnimed Oui 3,6 Muscles du dos.... 4:57 TS à le ee A FE ACerveau AL ae, 12278:5 EU A0 RME A NE 0,7 Moellé: 257. ouime 18,1
Dans une autre expérience, ils ont montré que la rate était avec le gros intestin le viscère où se fixait presque électivement le colbat.
MascHERPA (21) a étudié l’élimination du chlorure dé cobalt par les différents émonctoires du cobaye en lui administrant ce sel par la bouche aux doses voisines de celles employées sur le lapin par CHITTENDEN et par Norgis. À l’aide de réactions chimiques exécutées sur les coupes histologiques des différentes portions de l'intestin, il a pu montrer que l’absorption du produit a lieu au niveau des villosités du grêle, tandis que lélimination s'exécute au niveau du gros intestin. La quantité de métal absorbée par l'intestin grêle s’élimine aussi par le rein; l’élimination commence à la douzième heure après l’absorption et se poursuit pendant un
temps indéterminé. Au début, elle est massive, puis va ensuite en diminuant et en s’étalant. Il n’existe aucune élimination par voie biliaire. La même année que MASCHERPA, LE GOFF (20) a publié des résultats concordants recueillis cette fois sur le lapin.
Si on administre le produit par voie sous-cutanée, 26 % s’élimine par l'intestin, 50 % par le rein, le reste est retenu plus longtemps dans l’organisme. Par cette voie, il n’existe pas non plus d'élimination biliaire.
Mille UNTERSTEINER (22) a trouvé sur le cobaye des chiffres semblables pour le chlorure et le protéinate de cobalt. Ce dernier sel commence à s’éliminer beaucoup plus tardivement que le chlorure et sa rétention dans l’organisme est plus longue. Aïnsi, par voie intestinale, en 6 heures, 16,31 % du chlorure sont éliminés et seulement 9,71 % du protéinate. Ces quelques données nous semblent démontrer suffisamment la faible toxicité des sels de cobalt.